‹ Traité pratique des maladies cancéreuses et des affections curables confondues avec le cancerChapitre 28 sur 113 · VI. Reins · texte numérisé non relu

VI. Reins

Les reins, en comprenant dans cette catégorie les uretères, ont été vus malades dans près de la moitié des cas (4/9*®); 4 fois, sur ce nombre, nous les avons trouvés augmentés de volume, mais décolorés et une seule fois fortement hypérémiés ; une autre fois la substance corticale était très pâle, tandis que la substance tubuleuse se faisait remarquer par sa vive injection. Chez deux malades , un seul rein avait augmenté de volume et se montrait très congestionné, tandis que 1 autre était dans son état normal. Nous n’avons noté qu’une seule fois un cancer des capsules surrénales.

L affection de beaucoup la plus fréquente était la dilatation des uretères, qui ordinairement s’étendait au bassinet. Cette dilatation, causée le plus souvent par la gêne et la difficulté que les uretères éprouvent à verser leur contenu dans la vessie plus ou moins altérée, atteint quelquefois des dimensions telles , que les uretères offrent presque le volume de l’intestin grêle; une largeur de 2 à 3 centimètres est même fréquente dans ces cas. Cette dilatation existait dans un quart de nos observations, et 2 fois elle s’étendait à tout le

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rein transformé en un kyste volumineux. M. Follin a présenté à la Société de biologie , dans la séance du 10 février 1849 , une tumeur de ce genre qui s’étendait jusque dans l’hypochondre gauche, sur la « grande courbure et le grand cul-de-sac de l’estomac , et cachait i la rate un peu hypertrophiée. En bas, ce rein dilaté descendait jusj que dans le bassin , soulevant ainsi le côlon descendant appliqué f comme un ruban sur sa surface antéi-ieure. L’S iliaque y adhérait i aussi dans sa partie supérieure ; l’intérieur de cette tumeur était divisé en loges qui communiquaient toutes avec le bassinet et corresü pondaient aux pyramides du rein.

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