‹ Traité pratique des maladies cancéreusesChapitre 24 sur 77 · VIII. Péritoine · texte numérisé non relu

VIII. Péritoine

Cette membrane séreuse est malade à peu près dans la moitié des cas. Ordinairement os constate à l’autopsie les signes non douteux de la péritonite , sans compter les cas de métro-péritonite consécutive aux opérations tentées sur le col utérin, inflammation alors plutôt accidentelle et traumatique. La péritonite ordinaire, dans ces circonstances, est secondaire, tantôt partielle, tantôt plus étendue. Il est rare de ne rencontrer qu'un simple épanchement de sérosité limpide ; le plus souvent on y trouve un liquide trouble , floconneux , roussâtre, montrant au microscope les éléments épars du pus , ainsi

que des globules du sang. La quantité de ces épanchements troubles varie entre 2 et 3 pintes.

Plusieurs fois l’épanchement du pus offrait tous ses caractères physiques ordinaires ; il occupait toutes les portions du péritoine, et montrait surtout des collections dans le bassin. Outre le pus crémeux, on rencontre des fausses membranes et quelquefois des abcès circonscrits dans les épiploons , autour du foie et de la rate et dans le bassin ; on observe enfin des adhérences très variées, consécutives à la péritonite, soit entre les diverses circonvolutions intestinales, soit entre le foie et le diaphragme , entre l’intestin grêle, l’utérus et la vessie ; entre celle-ci , enfin , et les parois abdominales. Nous n’avons trouvé le péritoine qu'une fois cancéreux.

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