‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 2)Chapitre 1 sur 143 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

( suiTi;. )

IRITIS EN GENERAL.

Stjn. — Iriililis; Good. Uveilis; Simcons. Inflammalion du globe de l'œil ; Jacub.

Fig. Wardiop, pl. Vlll, fig. 2el 5. Von Ammon, tlil. I. Taf. XIV, Hg. 8, 11,13,11, 17, 21 et 23. Von Aninion, (Je ii ilidc. Dalrymple, pl. XiX, Dij. 1, 5 et o. Sichel, pl. X, lig. 1 et 3.

La première descriplion exacte de Firilis n'a été donnée qu'au commencement de ce siècle par un médecin allemand (1). Cependant, les effets de l'inflammation de l'iris paraissent avoir été déjà observés par Hippocrate (2), si l'on s'en rapporte aux expressions dont il se sert à propos de certaine pupille qu'il décrit remplie de lymphe, contractée et déformée par des adhérences; et sans doute d'autres observateurs après lui avaient déjà dû remarquer ces mêmes altérations.

Le fait que l'iris est pourvu de sang, principalement par deux artères complètement distinctes de celles qui appartiennent aux autres tissus de l'œil, nous permet de comprendre comment l'iritis peut exister indépendamment de l'inflammation des autres membranes de l'œil et avoir une existence propre, comme la conjonctivite, la sclérotite ou la cornéite. L'iris reçoit, par les deux artères dont nous avons déjà parlé et par d'autres sources, une quantité de sang rouge considérable relativement à sa dimension ; et il n'est guère permis de douter qu'il ne reçoive des nerfs aussi bien de la vie de relation que de la vie organique: de là une grande disposition à l'inflammation. Un desprincipaux dangers de l'iritis vient de ce (|ue cetle inflammalion est de nalin'c, adbésive, de sorle que, si elle est négligée ou nu'connue. lu l)iipille pout être oblitérée par un épancliement de lym|)hc plasli(|ue. Il existe toujours, conjointement avec l'iritis, un certain degré de

(i) SciiMiDT. Ucbor iSnchstiiiir iind li Uis nacli Slaaroiicralioncn. Wicn, 1801. (i) l'racdiolioinmi, lil). II. 28.

OPIITIIALMIES.

rclinile qui constitue un autre danger qui n'est pas moindre que lautre (1). Elle est aussi le plus souvent accompagnée d'un peu d'inflammalion de la sclérotique et de la conjonctive, souvent aussi de celle de rhémisphère antérieure de la capsule, s'élendant parfois à la choroïde. L'iris est néanmoins bien évidemment le foyer de l'action morbide et le point qui subit les altérations les plus frappantes. C'est au bord pupillaire que l'on voit débuter la maladie, qui de là s'étend au reste de l'iris, à la capsule du cristallin, à la choroïde et à la réline, tandis que l'inflammation de la sclérotique et de la conjonctive, qui l'accompagne, parait plutôt sympathique. Ce qui démontre d'ailleurs que l'iris est le plus souvent la seule partie qui ait été profondément attaquée, c'est que l'opération de la pupille artificielle rétablit quelquefois la vision dans des cas où l'iritis a déterminé l'oblitération de la pupille naturelle ; preuve que la choroïde et la réline n'ont point été sérieusement endommagées.

Symplômes. — Il y a certains symptômes qui caractérisent l'inflammation de l'iris, quelle que soit la cause qui lui a donné naissance. Ce sont :

1 . La sclérolile zonulaire : elle donne lieu à la présence de petits vaisseaux capillaires qui se portent en rayonnant vers la circonférence de la cornée. (F. t. I, fig. 89, p. 649, et fig. 92 B, p. 650.)

2. Le changement de coloration de l'iris. S'il est naturellement bleu, il devient verdâtre ; rougeâtre, s'il étaithrun. Ces changements sont dus d'abord à une augmentation de vascularité, et ensuite à un épanchement de lymphe dans sa substance ou sur sa face postérieure (2).

[M. Middlemore dit avoir vu deux fois l'iris, atteint d'inflammation, devenir d'un beau rouge uniforme, comme s'il avait été soumis à quelque injection pénétrante : dans chacun de ces deux cas, l'œil du côté opposé ofl'rait un iris bleu. Des cas semblables sont rapportés par Janin, Beer, Conradi, Robertson et autres auteurs ayant écrit sur les afl'ections oculaires (o). T. W.]

3. La contraction, l'irrégularité et l'immobilité de la pupille.

4. L'épanchement de lymphe coagulable dans la pupille, la chambre postérieure, et quelquefois dans l'anlérieure.

5. Les adhérences de l'iris, surtout à son bord pupillaire, avec la capsule du cristallin, et, dans quelques cas rares, avec la cornée.

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