MALADIES DU NERF DE I.A CINQUIÈME PAIRE, ETC
l'œil, revêt plus ou moins la forme inlermillenle, et qui, par suite de cette circonsliinee qu'elle est généralement bornée à un seul côté de la tète, a reçu le nom (ïliènmràn'œ . line innammalion oculaire occupant surtout la sclérotique, et que l'on peut aisément distinguer de toutes les formes ordinaires d'ophthalmie, accompagne souvent cette maladie. La couleur de l'iris est parfois altérée et la pupille irrégulièrement dilatée ou contractée ; mais il n'y a pas de lymphe épanchée. La vision est un peu obscurcie.
La durée des paroxysmes varie de quelques heures à un jour ou plus. Ils reparaissent à des intervalles irréguliers d'environ trois ou quatre semaines, sont précédés de frissons, de bâillements, d'irascibilité dans le caractère, et se terminent généralement par des vomissements suivis d'assoupissement. L'hémicrànie, après avoir duré plusieurs années, diminue beaucoup d'intensité, ou disparait enlièremenl dans un âge avancé.
Cette maladie est souvent en rapport avec la diathèse hystérique. Elle se montre fréquemment pendant la grossesse, ou pendant l'étal de faiblesse qu'amènent les fonctions de nourrice. Le caractère intermittent en est dû quelquefois à des causes semblables à celles qui donnent lieu à la lièvre intermittente.
Le docteur Turenne suppose que l'hémicrànie dépend d'une congestion des sinus caverneux, qui détermine la compression de la branche ophthalmique de la cinquième paire (1). Suivant lui, je soulagement produit par l'action de pencher la téle en arrière serait dû à ce que, dans cette position, les sinus caverneux se vident. On a aussi supposé que la saillie des corpuscules appelés glandes de Pacchioni à l'intérieur des sinus cérébraux, pouvait, en formant obstacle au retour du sang, occasionner l'hémicrànie (2).
Les remèdes les plus elïicaces sont ceux qui agissent contre les affections franchement intermittentes. Souvent, lorsque le quinquina échoue, la solution arsenicale agit très favorablement.
au£rmenlant, puis resta slalionnaire durant un .laps de temps à peu près égal, et se lermina cnOn ap^ès avoir duré c„ loul de cinq à six heures. Voulant «. assurer si eet aeces n a"^^-^ P-^u quelqu'exsudatiou dans l'œil, je retournai le lendemain voir la malade; je la trouva, lexee et elle m'apprit que, s'étant endornue après l'accès, elle n'avait plus r.en ressent. » son .e uK L'œil éUit telle.nent reve..u à .on é.al no.-...al que, s. je n'eusse su que ^ «^^^^^^^^^^^ avait souffert, il m'eût été impossible de l'app.-endre par l'.nspccl.ou l^'^^, /^'^ ^'f' " mit neltcmclan'êlé, et à partir de ce jour je soumis la .naïade à l'usage du suUate de qu....ne mu a Sinm. On lui 'administra, tous les jou.-s, vingt grains de sulla.e de qu..une et deux g,. n> d'opium, divisés en dix doses, dont une lui était donnée toutes les heures L 0P''\>>alnu ■ p odique fu coupée d'emblée, et lorsque, d'après les calculs, le quatrième accès «"^ ^ P''» ' là malade re sentit seulement un peu de malaise, un treu.blen.ent da.js les jambes quelque. nnM.PP,. mais l'œil ne s alTecla pas. Les mômes sensations se .-epi-oduisii-ent cicore t. ois ou anau e foir ou rûrs à l'heure prévue d'avance, .nais (luirent par ne plus repa.-a l.-e quand ? s%: 's.llirdc^qt.inineeui'é.é continué penda..t quelques -^-f^^ dame se porte aussi bien qu'avant l'opératio.! et n'a plus ressent, la mo..id.e appa.u.c d'affections périodiques. T. 'nV.)
(1) Lancet, Augusl 18, 1849, p. 177.
(2) Blandin, Ibid., p. 178.
ANESTllKSIE KT ARRÊT DE NUTRITION DE l'aPPAREIL DE LA VISION. 759
J'iti VU plusieurs cas guérir complélcinent par l'usage de la salsepareille.
« Dans le Irailemenl des cas de celle nalure, fail observer le docleur Briglil (1), il csl parfois impossible de ne pas èlre dans le doule sur la quesUon de savoir si qnebiue maladie plus lixe ne donne pas naissance aux symplômes, surloul si d'aulrcs circonslances, lellcs que des nausées, des verliges, la perle du mouvemenl ou de la sensibililé, surviennenl de leinps en lemps. Mais, toul en surveillanl allenlivemenl lapparilion de loul symplôme nouveau, il ne laul pas se laisser aller à renoncer au Irailemenl que nous employons, car il s'écoule l'réquemmenl plusieurs jours avanl qu'aucune amélioralion se manifesle.»
Celle dernière remarque s'applique au remède quel qu'il soit,donlon a fait choix.
On doit éviter les moyens débilitants, tels que la soustraction du sang au moyen des sangsues et les révulsifs.
ANESTHÉSIE ET ARRÊT DE NUTRITION DE l'aPPAREIL DE LA VISION A LA SUITE DE MALADIES DES NERFS DE LA CINQUIÈME PAIRE.
De a pcivalil', cl àwOotriî, sensibililé.
Variétés. — L'aneslhésie des parties auxquelles se distribue le nerf de la cinquième paire peut être due à une cause interne ou à une cause externe. La blessure des branches sus et sous-orbilaires, par exemple, constitue une cause externe; une tumeur du pont de Varole est une cause interne.
Il se peut qu'une branche ou deux seulement de ce nerf se trouvent dans un état propre à déterminer l'aneslhésie des parties auxquelles elles se distribuent ; ou bien la totalité du nerf peut se trouver afl'eclée, la racine motrice aussi bien que la sensilive; alors, outre l'anesthésie, il y a paralysie des muscles masticateurs. D'autres nerfs que celui de la cinquième paire peuvent se trouver compris dans la maladie : ce sont principalement le facial, la sixième et la troisième paires; il y a alors paralysie de la face ou des muscles de l'oeil. L'odoral, la vision et l'ouïe peuvent se trouver détruits par l'extension du mal aux nerfs olfactif, optique et auditif.
Quand c'est une maladie située à Tintérieur du crâne, telle qu'une tumeur dans le pont de Varole, qui agit sur le nerf de la cinquième paire, il survient une série de symptômes semblables à ceux que l'on a vus se manifester lorsque, sur les animaux, on a praliqué la section
(1) Reports of Médical Cases, vol. Il, p. U08 ; Loiidoii, 1831.
7()0 MALADIES DU NlîUl' Dlî LA CINQUIÈME PAIUE, ETC.
(lu li'onc de ce nerf (1). Outre l'aneslliésie de la peau des paupières, de la conjonctive, de la inend)rane de Schneider et des autres parties auxquelles le nerl' de la cin(iuiènie paire distribue la sensibilité générale, cl la perte du goût dans le côté correspondant de la langue, la vision s aiïaiblit ou se perd, la sécrétion lacrymale s'arrête, et l'on voit se développer une inllanunation oculaire qui se termine par l'opacité, Tulcération et la rupture de la cornée. Une névralgie intense précède quelquefois l'ancsthésie, alterne avec elle, ou même raccompagne; de sorte que, bien que les parties adcctées soient insensibles aux excitants mécaniques externes, elles communiquent néanmoins au sensorium des sensations de douleur aiguë, dues aux changemcnls morbides internes qui affectent le tronc du nerf. Dans un cas d'anestbésie montre par M. Monlault (2) au cours de M. Magendie, l'œil était tourné en dedans par suite de la paralysie de l'abducteur. La perle de la sensibilité de la conjonclive était si complète dans ce cas, que le malade pouvait saisir son œil avec ses doigts, et le tourner en dehors, sans provoquer de clignement des paupières, sans ressentir de douleur, et même sans s'apercevoir que l'œil était touché. L'acte réflexe du clignement ne s'exécute point en pareil cas, même quand le nerf facial est sain, parce que la sensation qui, à l'état normal, provoque cet acle, n'existe plus. On peut piquer le bulbe de l'œil, ou même le toucher rudement, sans déterminer de clignement, bien que l'action volontaire des paupières persiste, et que le malade puisse les fermer fortement lorsqu'on le lui prescrit (3). Dans cet état, les corps étrangers qui viennent se mettre en contact avec la conjonclive, n'étant point enlevés, provoquent de l'inflammation; mais on croit généralement que rop'acité et la morlincalion de la cornée sont dues non point tant à cette cause qu'au trouble de la nutrition qui survient dans tout l'organe, par suite de l'absence de l'excitation nerveuse que la cinquième paire y communiquait. Les stimulants appliqués sur l'œil en cet état ))rovoquent la rougeur de la conjonclive, mais ne délerminent point de douleur.
Les symptômes se succèdent tantôt dans un ordre, tantôt dans un autre. Dans certains cas, c'est l'amaurose, dans d'autres la névralgie, dans d'autres encore l'ancsthésie, quiallirent le plus l'allention; on considère parfois la maladie comme une ophlhalmie opiniâtre, et d'autres fois comme une paralysie. Dans quelques cas, l'œil se détruit promplemenl; dans d'autres, bien que la sensibilité à la lumière soit perdue
fl) Consulle/ sur la soclion de la cinquième paire, et les cITcls qu'elle produit sur l'œil .- AicocK Cvclopifidia of Analomy and Physiology, vol. II, p. 509; London, 1857. Tandis que Maeendic rcconnail que les alléralions de la nulrilion de l'œil sonlmoindres a mesure que la seclion est plus éloignée de rorl.ite et plus rapprochée de la racine du nerf, Aleock pense que la violence exercée dans le voisinage de l'œil, nu même sur ses appendices, est la cause immédiate .les alléralions qui surviennent dans rexpérience en q-'«l.on.
(2) Journal heb.lomadaire des progrés des sciences médicales, t. I, p o(.8 ; PnrisJSoG.
(3) lloMBEnc. Manual of llic Nervous Uiscases of Man, vol. 1, p. 19a; London, 18oo.
ANESTIlÉSlli: UT AUUÊT DE NUTOITION DK L'AI'PAni: IL I)K LA VISION. 701
Cl que la surface île l'œil et des paupières soit insensible aux sliinulanls conununs, les tuniques de l'œil et ses humeurs restent saines.
Analomie palhologique. — Les altérations que la dissection a révélées dans les cas d'aneslliésie, sont des tumeurs scroluleuses ou aulirs comprimant les racines ou le tronc du nerl' de la cinquième paire, un caillot apoplectique, le ramollissement d'une portion du cerveau, l'induration, le ramollissement et l'atrophie du ganglion de Casser ou de quelqu'une des bi-anclies du nerf.
Observations. — On a |)ublié beaucoup de cas d'anesthésie des parties auxquelles se distribue la cinquième paire (I).
Obs. 561. — Tandis que les troupes britanniques étaient cantonnées en Portugal, en mars iS'^S, le lieutenant X*** tomba lourdement du haut en bas d'un escalier dont il avait manqué une marche pendant l'obscurité, et le côté gauche de sa ligure vint frapper avec violence contre le pavé. Lorsque M. Russell le vit quelques heures après cet accident, il trouva tout ce côté de la tète et de la face fort gonflé et contusionné. Le malade se plaignait de céphalalgie et d'engourdissement de la face. On le saigna, on lui prescrivit des laxatifs et des fomentations sur les parties blessées. Lorsque les symptômes de la plaie de la tête et le gonflement furent dissipés, il continua de se plaindre d'un engourdissement du' côté gauche de la face, s'étendant juste au-dessous de l'orbite le long de l'aile du nez jusqu'au sommet de cet organe, et à la lèvre supérieure, exactement jusqu'au centre de sa dépression, espace correspondant avec la distribution de la division faciale de la seconde branche du nerf de la cinquième paire.
En recherchant la cause de ces symptômes, M. Russell reconnut aisément que la circonférence du trou sous-orbilaire était brisée, et avait donné naissance à une esquille tranchante qui comprimait le nerf, ou qui l'avait divisé dans le point oii il sort pour se distribuer à la face.
Six mois après l'accident, la moitié de la face était encore complètement insensible au toucher, ou même à la piqûre avec un corps aigu; le blessé ne sentait point le rasoir lorsqu'il se rasait la moitié gauche de la lèvre supérieure; et lorsqu'il portait un vase à la bouche, la portion de lèvre affectée qui le touchait lui donnait la même sensation que si le bord du vase eût été brisé.
L'expression de sa physionomie n'était nullement altérée, car lorsqu'il parlait, qu'il riait ou qu'il éternuait, les muscles des deux côtés agissaient en parfaite concordance (2j.
Ohs. S62. — L. A., fille d'une constitution saine, .îgée d'environ 20 ans, vint en octobre -1822 se confier aux soins de Sir Charles Ikll. Sept ans auparavant, elle avait reçu sur l'œil droit un coup de bâton, à la suite duquel elle trouva que sa vue n'était plus aussi bonne qu'auparavant. L'obscurcissement de la vue avait été croissant; mais jusqu'en juin 1822 elle avait continué à distinguer les petits objets. A cette époque, elle fut prise de douleur dans l'oreille droite, de surdité, et d'un écoulement par l'oreille; ëlle ressentit aussi de violentes céphalalgies n'occupant que le côté droit de la tête, et bientôt après elle perdit complètement la vue de l'œil droit. Elle ressentait au canthus interne une douleur sourde, qui disparaissait rarement, et de temps en temps il survenait un abondant écoulement de larmes. Les mouvements de l'iris étaient parfaits. Les choses restèrent dans cet état pendant environ deux mois; puis la douleur et l'écoulement de l'oreille cessèrent, et quelques jours après, la surface de l'œ'il devint parfaitement insensible au toucher. Cette perte de la sensibilité s'étendait A la face interne des paupières, à la peau qui les recouvre, à celle de la joue et du front dans l'étendue d'un pouce environ autour de l'œil ; elle n'allait pas au delà de la ligne médiane de la face. Lorsqu'elle dit à Sir Charles que son œil était mort, suivant son expression, il passa son doigt sur la surface de cet organe, et cette manœuvre fut si loin de déterminer de la douleur, que la malade allirm.i qu'elle ne se sentait pas toucher. Les paupières ne firent aucun effort pour se fermer; mais
(1) Beil's Nervous System of llic Iluman fiody: Appendix, p. 98. London, iSôO. {% Beli. Op. cil. ; ApiH'iiilix, p. 98; Loiuloii, 1850.
76!2 MALADIliS UU NlîlU' 1)U LA CINQUIÈME l'AIUH, lîTC.
la conjoiiclive pnnil soiisil)le ù l'irrilalioii, car un grand nombre de vaisseaux de la surface do l'œil s'injeclèrciil anssilôl.
On prescrivit un vésicaloire pcrmanenl derrière l'oreille et deux grains de calomel ii |)rcndre malin el soir, dans le hul d'alCeclcr la bouche. Au boni de quelques jours néanmoins, la douleur d'oreille et lasurdilc s'accrureiil, niais sansqu'il y eûl d'écoulcnienl; et, en même temps, la sensibilité de l'œil cl de la peau environnante reparut. La vue paraissait complètement aliolie. Les douleurs de tête partielles persistaient, et parfois la malade ressentait de la douleur à l'angle interne de l'œil. Elle avait toujours pu contracter ù volonté les muscles des paupières et de la face, et ces derniers n'étaient afl'cctés en aucune façon. — Le 25 octobre, elle eut un violent accès d'bystérie suivi d'une céphalalgie générale. Ce dernier symptôme disparut ù la suite d'une saignée, d'applications froides sur le vertex, d'un vésicaloire à la nuque et d'une forte purgation. Sir Charles, craignant que l'alTection organique ne s'étendît au cerveau, maintint la malade au lit, au régime le plus sévère, et la purgea chaque jour. — Le 2 novembre, elle dit que pendant toute la nuit elle avait éprouvé comme une sensation de graviers dans son œil aveugle, que des étincelles de feu traversaient de temps en temps. L'aspect de l'œil n'offrait aucun changement. Le 3, en s'éveillant,ces sensations avaient disparu; mais elle fut agréablement surprise en s'apercevant que sa vue était revenue. En fermant l'œil gauche, elle reconnaissait très bien avec le droit les gros objels, mais elle ne pouvait ni lire ni reconnaître les très petits objets. — Le 4, elle lisait du petit texte et, bien que sa vue ne fût pas tout à fait aussi bonne que de l'œil gauche, elle revint bientôt au point où elle était immédiatement après que le coup avait été porté. Celui-ci n'avait probablement agi que comme cause prédisposante de la maladie. La manière graduelle dont la vue se perdit et la façon soudaine dont elle se rétablit lorsque l'économie eut été affaiblie par d'abondantes évacuations, indiquent qu'il existait un rapport entre la maladie et un état pléthorique (jui avait été en augmentant. Les seuls nerfs qui paraissent avoir été pris sont le nerf optique et, pendant un certain temps, la première division de celui de la cinquième paire (1).
Obs. 563. — Un malade, confié aux soins du docteur Alison, était affecté de la perte de la sensibilité générale du côté gauche de la face, de la narine gauche, de la moitié gauche de la langue et du globe de l'œil du même côté, el d'épistaxis inlermiltenles par la narine iiauche; il éïait de plus sujet à des allaques douloureuses, accompagnées de fièvre, pendant lesquelles la douleur se faisait surtout sentir dans les parties frappées d'insensibilité. 11 survenait de fréquentes innammalions de l'œil gauche, avec obscurcissement de la cornée; mais elles cédaient aux moyens antiphlogistiques ordinaires. Néanmoins, au boul de deux mois, une ligne se forma autour de la base de la cornée qui finit par se détacher complètement sous forme d'eschare; les humeurs de l'œil s'écoulèrent entièrement. Les muscles du côté gauche de la mâchoire étaient paralysés, et ils restaient complètement flasques lorsque le malade mâchait ou serrait les mâchoires; mais le mouvement des autres muscles de la joue n'était point affaibli. Après la destruction de l'œil, les symptômes paralytiques restèrent stationnaires pendant un an ou plus, la céphalalgie reparut avec violence, et la mort survint pendant le coma, après quinze jours de maladie.
On trouva à l'autopsie un ramollissement considérable de quelques-unes des parties centrales du cerveau. Le nerf de la cinquième paire du côlé gauche, examine d avant en arrière à partir du ganglion, offrait une texture très dense contre le ganglion; mais au delà S était fort altéré et, à sa jonction avec le Wber annulare, il ne paraissait plus forme que par du tissu membraneux (2).
Obs. 564. - Un jeune homme épileptique mourul le \1 aoûl \m, à l'hôpital de la Pitié après avoir été pendant dix à onze mois dans le service de M. Serres.
A son entrée dans l'hôpital, il accusait, outre ses accès d'épilepsie, une légère mnammation de l'œil droit. Celte infiammation s'accrut, la cornée devint opaque, et a vue d'abord troublée, finit par être complélement détruite. Les organes des sens du coté droit commencèrent successivement à perdre
L'œil, les paupières, la narine el la moitié de la langue du coté droil étaient prives ae
S A!!i,u;>!;;.n-s Pathological an.i Pn.olical Rcsearchcs on Dis.-ases of .hc Brain, p. U7 ; l'dinburgh, 1821).
ANESTIIÉSIE ET AllUÉT DE NUTUITION DE l'aPPAUEIL DE LA VISION. 7G3
sensibilité, laïuiis qu'à g;iuclie ces mêmes parlies remplissiiieiit parfuilemeiil leurs fonclions. Pou (le l('nii)s après, cet (Uni se euiiipiliiua d'une iiHeetion s(:orl)utique qui se nianil'esta d'aliord du côté droit des deux uiâelioires, dénudant les dents de ce côté par suite do ralléralioii des gencives. A une période avancée de la maladie, la surdité devint complète à droite.
A l'autopsie, on trouva le ganglion du nerf de la cinquième paire à droite, gonflé, de couleur jaunâtre, moins vasculaire (lu'à l'onlinaire, et le nerf, dans le point où il paraît s'insérer sur le pont de Varole, était transformé, comme le ganglion, en une substance jaunâtre gélatineuse qui envoyait de petits prolongements dans la substance du pont, dans la direclioii des laisceanx d'Insertion du nerf. Les brandies musculaires du nerf affecté étaient intactes, et la mastication n'avait jamais été gênée (1).
Traitement. — Les causes qui produisent rancslliésie ne sont pas généi-alenienl de nature à céder au traitement. Roinlierg, loutel'ois, l'apporte un cas dans lequel la maladie, probablement de nature rhumatismale, céda à l'usage de l'iodure de potassium employé largement tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Dans un autre cas rapj)orté par M. James, les symptômes cédèrent à l'application répétée du galvanisme aux dillerents points all'ectés (2).
(1) Serres. Analomic comparée du cerveau ; t. II, p. 67; Paris, 1827.
(2) Consultez sur l'aneslliésie de la cinquième paire : Romberg, Op. cit., Radclyffe Hall, Edinburgli iMedical and Siirgical Journal, vol. LXX, p. 1 j Edinburgh, 1848 : Cowan, Glasgow Médical Journal, vol. II, p. 146 ; Glasgow, 1853.
[Dans un article publié dans le XXVIII" vol. des Medico-Cliirurgical Transactions, M. Dixon fait remarquer que. en dépouillant les observations des cas d'ancstbésie de la paire qu'il est parvenu à rassembler, il a été frappé de la fréquence relativement beaucoup plus grande de cette afleclion au côté gauche qu'au côté droit du corps. M. Dixon a bien voulu nous faire parvenir la liste de tous les cas dont il a réuni les observations, et dont le nombre s'élève ù 51, en y comprenant trois cas observés par lui-même et un par Giinsburg. Sur ces 31 malades ;
Les deux nerfs étaient alïeelés dans 5 cas.
Le droit dans 15 »
Le gauche dans 53 »
Voyez 1» Pour les cas où la malaiHe existait des deux côtés : Jodin. Journal de physiologie, vol. XI, p. 20, 1851 : NiîLATON. Revue .^Icdicale, vol. III, p. 4-10, 1855 : Crijveiliiieh. Anatomie Palliologiquc, livr. XXVI, pl. 2: Aivnaiv. American Journal of tlie Médical Sciences, N. S., vol.ll, 1841: Cas emprunté ù la Gazette Médicale, 10 juillet, 1841.2° Du coté droit : BELLmcEni. Diss. inaug. Aus. Taur., 1818 : Serres. Anat comp. du cerveau, vol. Il, p. 67, 1824-6 : Iîell. Op. cit., p. 298 : VVatson. Bell. Op. cit., p. 501 : Gajia. Traité des plaies de la tèlc, p. 180, 1850 : Cariiok du Villards. Journal conip-^. des Sciences Médicales, vol. XLIV, p. 15, 1852 : Bovf.r. Archives généi'ales de médecine, 2'= série, vol. VIII, p. 91, 1855 : Bisiior. Médical Gazette, vol. XVII, p. 725 : Stamu. Schmidts Jahrbûchcr, Band 24, p. SOI, 1859 : James Bull, de l'Acad. royale de médecine, vol. VI, 184-0-1 : Tavignot. Gaz. des Hôpitaux, 7 janvier, 184-5 : Moktault. Journal de Physiologie, vol, IX, p. 115., 1829. Dixoiy. Modico-Chirurgical Transactions, vol. XXIX, p. 153, 184-6 : 5° Du coté gauche : Mayo. Aiialomieal and Physiol. Commenlaries, n» Il , p. 12, 1823 : Bell. Op. cit., pp. 271, 276, 521, 545, 348 : Stanley. Med. Gaz., vol. I, p. S31 : Abercrombie. Diseases ofihe Brainand Spinal Cord., p, 424, 1834 : IIorner. American Joui-nal of tlic Médical Sciences, vol. IV, p. 58, 1829 : Colles. Bell. Op. cit., p. 353 : Wuitiivg. Bell. Op cit., p. 352: Bisiiop. Med. Gaz., vol. XIII, p. 465, 1853 : Noble. Med. Gaz., vol. XV, p. 120; vol. XVII, p. 239, 1835-0: Carré. Archives générales de médecine, 2<^ série, vol. V, ]). 231. : Moktault Journal hebdomadaire, vol. I, p. 508, 1856 : Voisin. L'Kxpérience, p. 53i, 1857 : Tanquerel- Dksi'lanciies. Revue médicale, vol. II, 1856 : Landoijzv. Bulletin de bi Société Anatomiqne, p. 540, 1858: RoMBERG. Mûllcrs' Archiv, p. 303, 1838. Caspers' Wochenschrilt, pp. 16S, 175, 1839: CoRRir.AN. Med. Gaz., N. S., vol. II, 1859 : Stanski. Archives générales de médecine, p. 02, 1839 : JoBERT. Archives générales, 2« série, vol. V, p. 241 : Vocr. Milliers' Archiv, |). 72, 1840 : Mackndie. Phénomènes physiques de la vie, voi. IV, p. 101, 184 : Tavionot. Gaz. des Hôpitaux, 11 janvier, 1845 : Salomonsen. Op|)enlieim's Zeil.schrift, vol. XXVIII, p 571 : GiiNSHCRC. Die pathologi.sche Gowebclelire, 2'- Band, p. 153, 1818 : Dixon. Medico-Chirurgical Transaclioni; vol. XXVIII, p. 374-395,1845. T. W-l
AMAUUOSE,