La diarrhée a cessé. — Apyrexie
Les dernières traces de l'ecthyma et de la syphilide papuleuse ont disparu. Le vaste et profond ulcère de la jambe gauche est cicatrisé; ceux de la jambe droite sont bien près d'être guéris. D'autres abcès, qui commençaient à se développer sur les jambes, se sont résolus par l'absorption de la matière imrulentc qu'ils contenaient déjà : on voit encore un de ces abcès sur la région antérieure de la cuisse gauche ; il est indolent et offre des symptômes de fluctuation. Il ne s'est plus manifesté de douleurs dans les yeux ni dans les os. Touslcs chancres artificiels sont guéris.
Quatre piqûres avec du pus de chancres artificiels d'une autre malade sont suivies de quatre pusiules qui s'ulcèrent; le 24, ces chancrcsavaient 2 millimètres.
25. — On lui fait quatre piqûres avec le pus de ses chancres artificiels : on obtient autant de pustules. Le même jour, on lui inocule inutilement du pus pris sur une autre malade.
OPllTHALMIES.
27. — Les deux ulcères profonds de la jambe droite sont cicatrisés. La santé de la malade s'améliore de jour en jour; cependant il y a toujours aménorrhée.
5 juin. — Pendant les deux nuits passées, elle a ressenti quelques douleurs vers le tiers moyen de l'iiumérus droit et dans les deux articulations tiliio-fcnioralos. On reprend
1 usage do l'iodure de potassium, en commençant par lui en administrer 3 décigrammes dissous dans un mucilage do gomme arahique.
Les chancres produits par l'inoculation du 17 sont cicatrisés depuis trois jours; ceux qui sont nés à la suite de celle du 25, sont près d'être guéris: ils ne se sont pas étendus au delà de 3 millimètres.
Trois piqiires sur la face interne de la cuisse droite et deux sur la gauche, avec du pus d'un chancre vulgaire récent ; il en résulte deux ulcères sur chaque cuisse.
19. — Le pus qui se trouvait contenu dans l'abcès profond de la cuisse gauche est presque totalement absorbé.
Les chancres produits par la dernière inoculation ont environ 8 à 6 millimètres; le soir, ils sont ordinairement assez enflammés, parce que la malade reste levée tout le jour et se promène longtemps, ce qui doit nécessairement les irriter et en retarder la cicatrisation. Le malin, ils sont toujours moins douloureux et moins enflammés.
Cinq piqiires sur le côté droit, avec du pus pris en partie sur les chancres artihciels qu'elle a aux cuisses et eu partie sur des chancres artihciels d'une autre femme : il eu résulte trois pustules.
20. — Il y a plusieurs jours que les douleurs ostéocopes ont cessé; on abandonne aujourd'hui l'usage de l'iodure de potassium, dont elle a pris de nouveau 9 grammes. Tous les symptômes de syphilis coustilulionnelle ont complètement disparu depuis quelque temps.
28. — Les chancres artificiels des cuisses sont très-douloureux: les derniers que l'on a inoculés sont presque entièrement desséchés, ils ne se sont même pas ouverts. Une cicatrice un peu déprimée et d'une couleur cuivrée indique le point où était situé l'abcès sous-cutané de la cuisse gauche.
Huit piqûres sur les régions thoraciques, avec du pus de ses chancres, suivies de sept petites pustules.
4 juillet. ■ — La marche empêche la cicatrisation des chancres des cuisses qui se couvrent d'abondantes fongosités. Un d'entre eux, situé sur la cuisse droite, a plus de
2 centimètres, les autres ont de 15 à 16 millimètres. Ils paraissent être encore virulents : dans le but d'en reconnaître la nature, on inocule en dix points du pus qu'ils sécrètent, et l'on n'obtient qu'une pustule, qui s'ulcére et se cicatrise dans l'espace de dix-huit jours.
21. — Il reste encore sur les cuisses trois chancres fongueux et indolents. La santé de cette femme va toujours de mieux en mieux. Depuis ce jour jusqu'au 7 août, on fait, en six fois, vingt-quatre piqûres, en se servant toujours de pus de chancres vulvaires ou ganglionnaires en voie de progrès, que portaient des femmes récemment entrées à l'hôpital : il en résulta dix-septpustules,qui s'ulcérèrentpresque toutes et guérirent dans l'espace de six à dix jours.
18 aoûL. — Quatre piqûres avec du pus d'un bubon ulcéré d'une nature douteuse : aucun effet.
13 septembre. — La femme V. sort de l'hôpital. — Sa santé est dans un état trèssatisfaisant; mais elle est toujours atteinte d'aménorrhée. Il y a longtemps que tous les symptômes syphilitiques ont disparu. La vision est bonne dans l'œil droit : elle peut distinguer même les plus petits objets; le tiers externe de la pupille est libre ; une légère pellicule, produite par l'exsudation lil)rineuse, en occupe les deux tiers internes. L'expérience a duré plus de quatre mois et demi. Avant de l'entreprendre, on a fait 14 frictions, de 3 grammes chacune, d'onguent napolitain, et on lui a administré 10 grammes d'iodure de potassium ; pendant le traitement par les inoculations, on lui a fait prendre, à deux reprises, 14 autres grammes d'iodure de potassium. Les cicatrices situées sur les régions thoraciques latérale et antérieure sont toutes petites et peu apparentes; les quatre plus visibles sont celles qui existent sur les cuisses. On en voit deux plus étendues sur la jambe droite, et une sur la gauche, d'une couleur cuivrée, déprimées, irrégulières; elles sentie résultat des ulcères secondaires. On n'a pas continué les inoculations jusqu'à l'immunité.
Elle rentre le 28 septembre 1852.
Elle porte deux petites déchirures superficielles sur les côtes de l'orifice vaginal et une
miTlS PSEUDO-SYI'HILITIQUE.
•niiro (le kl loiiîuour de 7 niillimôlrcs, clroilc, mais assez profonde, à la fosse naviculairo. S;, sanlé s'est heaucoiip amélioiTe depuis sa sorlie du Sypl.iiicôme. 11 ne s'esl plus manifesté sur elle aucuns\n)plôuie sypliilitique.
Le septembre, le 5 et le 9 octobre, ou fit plusieurs inoculations sur une autre femme non ^vphilisée avec du pus de ces déchirures, mais toujours sans résultat.
l.e'lO octobre, il ne reste plus que la déciiirure de la fosse naviculaire. Ou en cautérise la surface avec une solution de chlorure de zinc. , ..
Le Ll novembre elle sort de l'hôpital. On cautérisa encore deux fois avec cette solution I l déchirure vulvaire; on y aiipliqua ensuite, à plusieurs reprises, du sous-carbonate de plomb pulvérisé, et le 9 novembre elle clail cicatrisée. Sa santé se maintint toujours excel-
'"^"Elle rentre le 18 novembre pour une ulcération superficielle du la fosse naviculaire,' lar-'e de 2 millimètres et longue de 3, d'une couleur grisâtre et d'un aspect douteux. Le 19 et 16*20, on inocule en trois points sur une autre femme le pus de cette ulcération :
il en résulte six pustules. , , , ...
Le "^l on coupe jusquevers Tulcère, la commissure postérieure de la vulve qui est trop saillante' afin de rendre la plaie aussi virulente, et d'obtenir ainsi un vastechancredont le pus résorbé etporlé dans la circulation puisse procurer à cette femme l'immunité à laquelle on ne put arriver pendant la syphilisation, et pour empêcher que les déchirures ne soient aussi fréquentes. Dans le but d'obtenir l'immunité absolue, ou lui fait le même jour six inoculations, et le 30, on en fait dix autres, avec du pus d'une autre femme : 11 en résulte quinze pustules.
4 dcccmhre. — Les pustules inoculées le 21 se sont converties en chancres qui ne se sont pas étendus au delà de 2 millimètres ; trois sont mainlenant cicatrisés et deux près de l'être. Quoique la plaie vulvaire soit en contact avec du pus qui est encore véritablement virulent, elle ne s'est pas convertie en chancre et a déjà considérablement diminué.
7. — Dix-huit piqûres et huit le 12, dix-neuf petites pustules, dont un grand nombre abortives, et qui toutes se desséchèrent dans l'espace de 8 à 12 jours.
26. — La plaie vulvaire est cicatrisée. La santé de cette lille s'esl améliorée pendant son séjour dans l'hôpital.