‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 2)Chapitre 85 sur 143 · GLAUCOME ET OEIL DE CHAT · texte numérisé non relu

GLAUCOME ET OEIL DE CHAT

chez les enfants à la suite de lésions trauniatiques de l'œil, n'est autre chose que ce que nous avons déjà décrit (page 207) comme un dépôt non malin occupant la place de l'hunieur vitrée. Cet état se rencontre chez l'adulte aussi bien (|ue chez reniant, cl, vu la cause qui le produit, devrait s'appeler œil de chat traumatiquc. .

Obs. 842. — Clioz un lioinnie qui vint me consullor, une plaie de la cornée produite par un copeau de fer avnll délerniinc une inllaniniution considérai)!!; des luniquesexternes, un grand trouble de la chambre antérieure par suite d'un épanclienient de lymplie, el une couleur vert-doré de l'iris. Lorsque la chambre antérieure s'éclaircil. on aperçut sur la capsule de la lymphe qui s'absorba sous l'inlluence du traitement ordinaire, et le cristallin se trouva transparent; mais on remarqua derrière lui une opacité d'apparence concave, d'un vert jaunâtre, comme si de la lymphe plastique recouvrait la rétine. L'œil dans cet état ne pouvait plus que distinguer la lumière de l'obscurité.

2. L'aiïection des vieillards, que Beer comprend dans la description que nous avons déjà citée, et qui olTre un reflet particulier, un aspect argentin ou nacré du fond de l'œil, est différente (1). J'ai vu cette espèce d'œil de chat sur des yeux jouissant encore de la faculté de voir et chez d'autres qui étaient amaurotiques. Le reflet paraissait provenir d'un seul côté de l'œil situé aussi profondément que la rétine. Tous les malades que j'ai vus étaient d'un âge avancé. La cause de ce reflet est inconnue, mais ne peut consister en une simple absence du pigment.

5. Il existe encore un autre état de l'œil dans lequel la lumière diversement réfléchie semble provenir de la face antérieure de la capsule du cristallin, et présente beaucoup de ressemblance avec une opale, pierre que le vulgaire appelle œil de chat. Dans ces sortes de cas, lorsqu'on regarde l'œil directement en face, on n'aperçoit qu'une opacité brunâtre; mais chaque fois que le malade regarde en haut, l'opalescence devient très manifeste et présente un reflet luisant et presque argenté. La nature de cette afl'ection, qui difl"ère évidemment de celles dont nous avons déjà parlé, n'a jamais été déterminée par la dissection.

Dans un cas où les deux yeux étaient afl'ectés et ne conservaient plus que la faculté de distinguer la lumière de l'obscurité, je m'aventurai, sur la demande du malade, à ouvrir l'une des cornées, et je portai une aiguille à cataracte à travers la pupille. Je ne sentis rien d'analogue à la résistance qu'aurait dù ofl'rir le cristallin ; il se fit un écoulement abondant de fluide aqueux, la cornée se cicatrisa el l'aspect opalescent reparut presque exactement comme avant l'opération.

Dans un autre cas dans lequel cette espèce d'œil de chat était très évidente, le malade lisait très facilement au moyen de lunettes et n'offrait aucun signe d amaurose.

(1) Celle variété d'œil de chat a été représentée par Von Ammon, dans son Darslellungcn ; Thcil I, taf. XV,lig. 10,11.

MYOPIE

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