CHAPITRE XIII
OPHTIIALMIES, OU MALADIES INFLAMMATOIRES DU GLOBE DE l'oEIL
ET DE LA conjonctive.
SECTION l'\
OPHTIIALMIES EN GÉNÉRAL.
Par le mol inflammation, on cloil entendre, avant tout, un état des parties caractérisé par Vaucjmenlalion de la rougeur et de la chaleur, et par du gonflement et de la doideur. On s'accorde généralement à regarder un pareil état comme constituant rinllammalion, ces quatre symptômes étant les premiers })liénomènes qui en dénotent l'existence. Les autres changements morbides que je vais énumérer ne sont considérés que comme des phénomènes secondaires, qui peuvent succéder à cet état qui constitue le premier degré de toute all'ection inflammatoire, mais qui ne lui succèdent pas nécessairement. Tant que la partie affectée ne montre qu'une augmentation de rougeur et de chaleur, du gonflement et de la douleur, et aussi longtemps que ces symptômes vont en augmentant, la maladie ne fait que se développer. Une inflammation, même parvenue au plus haut degré d'intensité dont cette première période soit susceptible, peut, sans qu'il se manifesie aucun nouveau symptôme local, disparaître graduellement sous l'influence des moyens employés pour l'arrêter, ou par résolution spontanée de la maladie.
D'un autre côté, la maladie peut marcher, et l'on voit alors survenir un ou plusieurs des sept phénomènes suivants, qui constituent les actes secondaires de l'inflammation, savoir: ïcpanchement ou exsudation, l'adhésion. Va suppuration , Vulcération, h m,orlif(calion , la granulation, et la cicatrisation. La matière de répancheincnt ou de l'exsudation peut être du sérum, de la liquor sanguinis, contenant de la lymphe coagulable ou fibrine, ou enfin du sang rouge. La suppuration peut se former sur une surface sécrétante, ou constituer un abcès dans le tissu de la partie enflammée. Celle-ci peut passer successivement par ces divers états, dont plusieurs peuvent même exister ensemble.
Certains phénomènes inflammatoires tertiaires sont la conséquence '• 53
OIMITIIALMIKS.
(les pliéiiomônc.s socoiidaires ; ce soiil. : Vojmdlê, VinsensibilUé, la» dèfornmlioii, Vliyiieriroplu'e, Vinduralion, [a ramoliisiiemenl,('lc. (1). . Dans (|iiel(iiie partie du corps que survienne rinllaniinalion, et dans <
(1) Les piilliologisics oui, (liiiis CCS derniers lemps, dirigé leur allciilion sur la iialiirc du processus eu vcriu duquel se dévelopiicnl les pliéuoruèues (|ue nous venons d'énunicrer, ou, tii , d'autres lernics, sur la llicorie de l'iulliiiunialiou.
Les observations niiscroscopiqucs fout voir (|ue la routeur est duc à raccuinulalion el à Ja stagnation des corpuscules rouges du sang dans les artères lerniinales, les capillaires elles radicules des veines de la partie alïeelée. Ces corpuscules rouges stagnant dans les petits vaisseaux, paraissent confondus dans une niasse uniforme.
On a supposé que la cause iniuiédiate de raccunuilation et de la stagnation des corpuscules rouges du sang, était le ralentissement du cours de ce liquide, dii à la dilalalion des petites artères; mais les observations de M. Paget et celles de Jl. NVharton Joncs établissent que, bien loin de déterminer le ralcnlissemenl du cours du sang, la dilatation des petites artères s'accompagne toujours d'une accélération de sa marche. M. Wliarlon .Jones a dénionlré par ses observations sur la chauve-souris et la grenouille, que le point de dépari de l'accumulalion des corpuscules rouges dans les capillaires est la eonstriclion éprouvée parles petites artères qui se rendent à la partie, ce qui fait que les coipuscules y sont soustraits ù l'action du vis à Icrgo. Les corpuscules ainsi accumulés s'agrègent entre eux en vertu de leur attraction réciproque et deviennent adhérents aux parois des vaisseaux.
La eonstriclion des petites artères est due à l irrilation que la cause excilante e.xerce sur les nerfs des petites artères. Mais plus tard, par suite de la suspension de l'innucnce nerveuse, oii peut voir survenir le relâchement des parois des artères et leur ililalation. Le rétablissement de la circulation et la résolution de l indammation peuvent être la eonsé(|uence de rcfTet obtenu. Toutefois, si la stagnation est déjà étendue, la résolution ne peut pas survenir aussi facilement; l inlUiramation peut même s'aggraver. L'augmcntalion des pulsations qui survient ù cette période est due à la diminution de la faculté contractile des artères, dont les parois cèdent alors aisément à l'impulsion du cœur.
L'exsudation ou l'épanchemenl succède ù la stagnation; la matière épanchée est d'abord séreuse, elle consiste ensuite dans la /ti/îtor saii/yiimis, et est par conséquent lymphatique ou librineuse. Quand il survient quelque exlravasalion des globules rouges, cela est du à la rupture des parois de quelques-uns des vaisseaux.
Pour peu qu'il existe quelque part une inflammation intense, toute la masse du sang présente une augmentation dans la quantité de la fibrine et une diminution des corpuscules rougcs; c'est ce qui donne lieu ù cet aspect du caillot des saignées auquel on a donné le nom de couenne inflammatoire (bulf'y cout).
Lorsque la résolution survient, les petites artères se dilatent, les corpuscules agglomérés rompent leurs adhérences et deviennent libres, ils peuvent par conséquent céder de nouveau au ois à lei-f/o, et ils sont entraînés dans le torrent de la circulalion. l'eu à peu les vaisseaux ■reprennent leur calibre normal, et l'influence nerveuse se rétablit.
Vadhésion est due à un changement survenu dans la lymphe épanchée qui se coagule, tandis que se forment en elle, comme dans un blasièmc, les éléments du tissu aréolaire el des vaisseaux
sanguins. . , , ,. ,
S'il se forme au milieu de la matière épanchée un autre clément organique, c est-à-dire le "lobule de pus, qui n'est susceptible d'aucun développement ultérieur, on a \a. suppurai ion. ° Les globules de pus, suspendus dans un liquide que Ton appelle liquor puris, pcuvcnl être repris par rabsorjUion ; mais le plus souvent ils sont expulsés par les surfaces muqueuses du corps, ou bien, se rassemblant de manière à constituer un abcès, ils s'échappent par une perforation des téguments.
La morlificalion consiste dans la mort de la partie enflammée, due au sang qui y est stagnant el à la matière qui y est épanchée.
Vukéralion est une variété de la mortilicaiion, dans laquelle les tissus morts sont expulsés en petites parcelles moléculaires, au lieu d'être éliminés sous la forme d'une esehare volunii-
On donne le nom de granulaHon k\A réparation des parties qui ont été atteintes de mortification et d'ulcération ; elle s'accomplit par le développement de tissu cellulaire cl de vaisseaux au milieu de la fibrine épanchée dont les parties sont revêtues, et qui est plus ou moins couverlc de pus Lorsque l'on examine au microscope les corps arrondis de la surface d'une plaie en voie de cicatrisation, on les trouve composés de cellules de formes variées, el qui sont les tracé| du développement des tissus ci-dessus nommés.
Le travail de la guéi ison est complété par la cicatrisallon, ou le revêtement de la parlie par un nouvel épidermeou épilliélium,
OIM.TII.VL.MIKS KN CJK.NKUAI. . f'^"
auolduc partie de rœil, par eonséquoni, qu'elle prenne naissanee, elle , eut <^e terminer par l'un des proeossus (|ue nous venons d énumerer. es parties mêmes qui, à l'état normal, sont dépourvues de vaisseaux, (elles (pie la eornée, le eristallin, ou le corps vitré, peuvent soullnr de nnllannnalion et devenir le siège de changements send)lal)les m ceux aue Ton observe dans les tissus pourvus de vaisseaux sanguins.
les phénomènes secondaires et tertiaires de rmllammation sont modiiiés par la structure de la partie allectée. Chaipie tissu de Tœil, possédant des i)ropriétés physiques et vitales spéciales, souHre dilleremment des divers processus de rinllammation. C'est surtout dans cet organe que ces dillërences de manirestation sont tranchées ; dans quelques cas, néanmoins, on ne peut juger de la moditication produite que par ses consé(piences et par l'observation minutieuse de la perturbation qui persiste dans l'organisation ou dans la jonction de la partie qui a été allectée; d'autres fois, enfin, elle peut passer inaperçue à cause delà texture délicate de la partie, ou de sa situation cachée dans l'œil.
La conjonctive, la sclérotique, la cornée, l'iris et la rétine présentent une série de modifications de l'inflammation, dont je viens de parler, suflisamment distinctes pour convaincre les plus sceptiques de la vérité de ce que je viens d'avancer, et assez remarquables pour exciter le plus inattenlif à une étude approfondie. La conjonctive, membrane niucoculanée sécrétant à flots la matière purulente, comme dans les ophthalmies contagieuses; — la sclérotique, fibreuse qui reste pendant des mois frappée d'inflammation rhumatismale;— la cornée, perdant entièrement sa transparence, s'infiltrant de pus, ou détruite couche par couche par un ulcère pénétrant;— l'iris, versant de la lymphe coagulable, et celte lymphe servant à former des adhérences morbides, de sorte que la pupille perd la faculté de se dilater et de se contracter; — la rétine, perdant en quelques heures, sans aucune manifestation douloureuse, toute sensibilité pour son stimulus naturel, — voilà des faits dans lesquels se déploient d'une façon plus distincte et plus frappante que dans aucune autre partie du corps, quelques-unes des manifestations de l'action inflammatoire.
Chaque organe du corps présente, lorsqu'il s'enflamme, quelques symptômes qui lui sont propres, en sus d'un nombre plus ou moins grand des signes généraux de l'inflammation. Ainsi, l'intolérance pour la lumière, ou photophobie, et le larmoiement sont des symptômes spéciaux fournis par l'œil ; ils ont le même rapport avec les fonctions de cet organe que la dyspnée avec celles du poumon, ou le délire avec celles du cerveau. Ces symptômes spéciaux éprouvent eux-mêmes des difl"érences, suivant le siège que l'inflammation occupe dans les divers tissus de l'œil.
D'autres circonstances que la difl'ércnce de tissu modifient les alfec-
OPIITIIALMIKS.
lions inllîiiuiiialoircs (Je l'œil; elles oiivi-ciil, un Yosic clianip àladiscussioii , et donnent parfois lieu à de grandes diflicultés pour le traitement. Dépendant des idiosyncrasies ou d'allections eonstilutionnelles, elles r sont sujettes à varier à l'inlini sous l'aetion des sympathies. La scrofule, la syphilis et la goutte peuvent toutes trois provoquer rinllaninialion des dillérenles parties de l'œil, ou eomnuini(iuer' à une inllani- ' mation excitée par d'autres causes, des dill'érences de caractère telles qu'il devient souvent dilïicile de reconnaître une maladie qui, sous sa forme simple ou idioi)alhique, nous est |)arfaitement familière.
Cette règle générale, étahlie par l'ohservalion des alléctions de toutes les parties du corps, que l'inflanimation leml, dans une forte mesure, à se limiter non-seulement à un seul organe, mais même à un seul tissu, est aussi applicable à l'œil. De même que la bronchite, la pneumonie et la pleurésie désignent l'inllammation des divers tissus du poumon ; de même que l'on observe isolément l'inflammation du péritoine, de la substance propre des intestins et de leur membrane muqueuse , de même aussi l'on trouve les divers tissus de l'œil alTectés séparément; ce qui oblige à considérer la conjonctivite, la sclérolile, l'iritis, etc., comme autant d'individualités morbides.
La sympathie locale, toutefois, fait qu'aucun des tissus de l'œil ne s'entlamme jamais sans que les tissus avec lesquels il se trouve en contact ne participent plus ou moins à sa souffrance. C'est par la même influence qu'une inflammation qui prend naissance dans l'un d'eux, se communique à plusieurs autres, la maladie des tuniques superficielles s'étendant aux tuniques profondément situées, ou, au contraire, celle des tuniques profondes se communiquant à celles de l'extérieur. Il en résulte que, bien que chaque tissu obéisse aux lois pathologiques qui lui sont propres, la totalité de l'organe peut se trouver envahie par un malqui au début paraissait très limité et peut-être même sans gravité.
Quand nous parlons de conjonctivite, de sclérolile, de cornéile, d'irilis, de rétinite, etc., il faut bien entendre que, dans aucune de ces affections, l'inflammation n'est exclusivement bornée au tissu que son nom indique. La maladie débute et a son siège principal dans le lissu dénommé; mais elle s'élend toujours plus ou moins aux parties voisines. Ainsi, dans l'iritis, la membrane de l'humeur aqueuse, la capsule cristalline, la sclérotique, la conjonctive, la choroïde, et même la rétine, sont affectées ; de sorte que le mot iritis n'est qu'une manière abrégée de désigner une inflammation qui comprend en général presque tous les tissus de l'œil. L'iris, néanmoins, est le foyer de l'action morbide, la partie qui, à raison de sa situation, de ses fondions et des changements morbides qu'elle subit, présente les signes les plus frappants de maladie, les indications principales pour le traitement, et sur laquelle s'observent les efl'ets les plus remarquables du traitement employé.
Il ne faut pas croire que, même dans les ophthalmies dont le foyer
OPIITIIALMIIÎS KN GKNKUAI..
est clans l'un des lissus cxlernes de VœW, et que Ton désigne conséquennnent sous les noms de eonjoiiclivile, de coniéile, ou de selérotilc, les lissus iiUernes ne soullVeiil i)oinL Le doeleur llogiietla (i) rappoi'le qu uu vieillard qui ne paraissait atteint que depuis peu de temps d'une conjonctivite légère d'un œil, avec photophobie, étant venu à mourir dans l'un des hôpitaux de Paris, d'une fluxion de peiirinc, il disséqua l'œil et trouva, à son grand élonnement, tous les tissus inlernes enflammés, la URMnhrane hyaloïdo et la rétine ellesmêmes injectées de rouge. Le même auteur a remaniué (2) que beaucoup de cas d'ophthalmics chroniques, peu graves en apparence, mais qui résistent aux moyens ordinaires de traitement, dépendent d'un état habituel de congestion de tout l'arbre vasculairc de l'orbite. La conjonclivile elle-même est loin d'être une simple allection légumcnlaire ou externe.
Quand donc on réfléchit aux innombrables combinaisons qui peuvent survenir dans les ad'ections inflammatoires de l'œil et aux causes si nombreuses qui peuvent les modifier, on reste convaincu que, de tous les sujets qui exigent la description et Texplicalion d'actions et de changements morbides, il y en a peu de plus difficiles que celui de ces maladies que l'on a rassemblées avec si peu de discernement sous le nom à'ophthalmies. On pourrait croire que la difficulté diminue lorsque l'on considère chacune de ces actions, chacun de ces changements individuellement, et dans un seul tissu de l'œil à la fois; lorsque, par exemple, à propos de l'inflammation de la cornée, on traite, dans un ordre régulier, de l'épanchement du sérum, de l'épanchement de la lymphe coagulable, de la sécrétion du pus, de la formation des abcès, de l'ulcération, de la mortification, et de la cicatrisation, suivant que chacun de ces processus se manifeste dans la cornée. Mais en agir ainsi, c'est décrire et considérer isolément des choses qui ne s'observent jamais séparément dans la nature. Si ceux qui commenceront l'élude des afl'ections inflammatoires de l'œil n'ont pas ces faits bien présents à l'esprit, ils seront sans cesse troublés par la diversité et la complication des phénomènes morbides qui s'olfriront à eux à chaque pas.
La connaissance des affections inflammatoires des yeux a été fort retardée par l'habitude qui a longtemps régné de les confondre toutes sous la dénomination iVoplUhalmie, sans avoir aucun égard ni au siège de la maladie, ni à la nature spéciale de l'inflaminalion. Le résultat de cette façon d'envisager ces maladies en bloc, a été une méthode de traitement également peu rationnelle. De fait, ceux qui n'ont point eu l'occasion d'étudier convenablement les maladies de Ta'il, emploient routinièremenl la même série de remèdes chaque fois que cet organe
(1) Cours public d'oplUlialniologic, Lanccite IVançaisc, 9 février 1837.
(2) Annales (rOculislique, vol. 1 suppl. p. Bruxelles, 1842.
OI'HTIIAI.MIKS,
leur parait cnllamino; ot assez souvoiil, ce u est que lorsiju'ils ont épuisé r toutes les ressources de la routine, et (|ue (juel(|ue partie essentielle de > l'œil commence à se désoi'ganiser, qu'ils se mettent à soupçonner qu'il 1 pourrait bien y avoir quelque chose de particulier ou de spécifique dans < le cas qu'ils ont à traiter. Il est cepeiulaut évident, même d'a|)rès le i simple coup d'oeil que nous venons de jeter sur ce sujet, qu'il est tout à lait impossible de traiter indistinctement avec succès, par les mêmes moyens, les affections inllammatoires de parties qui diffèrent autant que celles renfermées dans l'œil, sous le rapport de la structure et des fonctions qui leur sont dévolues. Ainsi, par exemple, l'observation démontre que les remèdes qui suffisent pour faire disparaître en quelques jours une inflammation de la conjonctive, ne font qu'aggraver l'inflammation de la sclérotique ou de l'iris; tandis que le traitement qui guérit promptement la sclérolite et l'iritis, employé dans la conjonctivite, exposerait l'œil à une destruction presque certaine. Il y a donc de grands avantages à retirer de l'adoption d'une classification précise des ophthalmies, celui entre autres, et il n'est pas d'une minime importance, de pouvoir diriger notre examen des affections inflammatoires de Vœ'û, avec beaucoup plus de soin que nous ne pourrions le faire en suivant la nomenclature vague habituellement en usage. La connaissance exacte de la maladie à laquelle nous avons affaire nous procurera d'abord la satisfaction de pouvoir bien apprécier les effets des remèdes que nous employons, et nous mettra à même de communiquer aux autres les résultats de notre expérience, ce qui est de toute impossibilité sans le secours d'une classification claire et exacte.
Dans le tableau qui va suivre, je n'ai admis que les noms des maladies dont l'existence distincte et séparée m'a été démontrée par mes propres observations, ou par le témoignage d'autorités recommaudables. Je ne la donne point comme une classification complète, ni même comme une classification strictement scientifique des inflammations de l'œil, mais comme une simple énuméralion basée surtout sur des vues pratiques. Il m'aurait été très facile d'allonger le catalogue des ophthalmies, et surtout les sous-espèces et les variétés. J'engage le lecteur, curieux de savoir jusqu'où l'on peut porter la chose, à lire un mémoire sur la cornéite par le docteur Schindler, inséré dans le troisième volume de Ammon's Monatschrift. Je pourrais ainsi, à propos de chaque tissu de l'œil, faire une liste sans fin de distinctions nosologiques ; mais ce serait m'éloigner tout à fait du plan de cet ouvrage dont l'objet est surtout de décrire l'aggrégation des phénomènes que l'on rencontre le plus souvent dans la pratique.