‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 52 sur 144 · VERRUES DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

VERRUES DES PAUPIÈRES

Fig. Dali-ymple, pl. V, 11g. \.

Des verrues se développent assez souvent sur la surface externe des paupières ou sur leur bord libre. On arrive parfois à les faire disparaître en les maintenant constamment recouvertes de charpie imbibée i une décoction de racine de tormentille ou d'une solution de carbonate de soude. Si cela ne réussit point, on peut lier la base de la verrue ivec un fil de soie ciré, ou, si celle-ci est trop large, en pratiquer la 'Jestruction par l'application du nitrate d'argent. Le moyen le plus «rompt consiste à retrancher la verrue d'un coup de ciseaux

IM. Coursserant a conseillé (1) le procédé suivant pour détruire le ^ai sans cicatrice , partant sans dillbrinilé et en ménageant les cils •

Kl) GazBtic (les lirtpiiaiix, 185ô, n» 69.]

208 MALADIF.S DU SUllUCIl- in DKS P.UPIKRKS.

Deux incisions, rune lioi'izonlaicj'aulre \ci'licale,sonl praliquccsdaiis ; la liimcur, el si sur le Irajcl de rinslrtiincnl se U'ouvo 'm /'iK rincisioii esl ('loignée de son poini, d'émergence; puis rexlréniilé d'un lubc capillaire, Ircinpé dans l'acide nil,ri(|ue, esl promenée successivenienl dans les deux sillons tracés. Au bout de deux jours, on peut détacher la petite eschare avec des pinces et répéter la caulérisalion sur les points dont la base présente le plus d'épaisseur. T. W.]

[M. Sichel a décrit (1) une variété d'aflcclion verruqueusc des paupières et du voisinage, liée à une diathèse lymphatique. Ces excioissances occupent par groupes les paupières et le voisinage, plus souvent la paupière supérieure que l'inférieure. Voici les circonstances quon peut constater alors : 1° Elles ont une forme et un aspect tout particuliers ; plus petites que celles qu'on voit isolées, elles sont ordinairement arrondies et toujours lisses, d'une teinte rosée peu difierente de celle de la peau, quoique un peu plus pâle. Leur sommet est plus hlanchàtre, souvent un peu luisant ou comme translucide, et muni au centre d'un ombilic. Pour la plupart, elles ont 1 a 2 millimètres d ele- vation, quelquefois 5, et rarement davantage, bien qu on en voie exTcp- -j tionncllement qui sont allongées et même un peu acuminees. Ll es^ forment des groupes de buit à vingt, en se distribuant sur l une des aupières supérieures jusqu'au sourcil. 2» Elles se lient a une coiis tiutiln lymphatique ou à une aflection scrofuleuse. On FUl^le. f re dispara ire par l'emploi des médicaments anli-lympha iques. Sous influence de ces moyens, les verrues se flétrissent peu a peu et tomb ni au boul d'un temps plus ou moins long, -riant entre im e^^^^^^^^^^^^ mois Dans les cas où il n'existe qu'une simple disposilion lymplia t" ^ M Siebel se borne à l'emploi depurgalils répétés de sema.e. ^ semaine et du chlorure de barium, d'après la formule su. i Fou disl 15 grammes; cblor. de bar., 2 gramm., a prendre de lo, uues :^^s lois'par jour. Quand la disposilion lymphatique est pkis développée, on fait précéder le chlorure de l^^'"'-;; ^^^^^^^^^^^^^^^ anlLnial : Élbiops, magn. ealc.decbaque 2sranuiK ez^^^^^ (Ml dix paquets. Un paquet cbaque malin, pendant dix jouis, ouniatu

SI- Udant cinq jours. 4« On sait que les verrues se compose, lissu cellulaire, d'épilbélium et de vaisseaux sanguin.s. Le. excio nces ont il est ici question présentent, au p.-emier -pocl un^^ c^iblancc parfoite avec les verrues; mais leurs clément. a^jU. n^uë ne son pas les mêmes, el, en les examinant lors de leur d buU

Je leJr déclin! on reconnail qu'elles doivcml leur ongine a une nlU nilion des follicules sébacés cutanés. T. M -J

[(1) Annales (rOculisliciur, I. XX, p. të-]

TUMEUUS UU SOUnClL ET DES l'ALU'IÈRES.

SECTION XXll.

SYCOSIS DU BOHD LIUUE DE LA PAUPIÈRE.

l'"ig. Dalrympk', pl. IV, 11g. 5.

Celle alfection peut parailrc de peu d'iinporlaiicc aux gens qui n'eu sonl pas allcinls ; niais il n'en est pas de même pour le malade el j)oui' le chirurgien qui a souvenl beaucoup de peine à la l'aire disparaître. Il existe j)resque toujours d'autres tubercules durs de la même espèce sur la face ; mais celui qui existe sur le bord de la paupière, et qui souvent siège si près de l'un des points lacrymaux qu'il semble presque l'entourer, montre encore plus d'opiniâtreté que les autres. Sur le bord libre de la paupière, les tubercules présentent quelquefois une base élroile : on peut alors les retrancher d'un coup de ciseaux. Un régime bien réglé, l'usage des laxatifs et des anti-acides, l'application journalière du sulfate de cuivre, et des fomentations chaudes, constituent le traitement à employer.

SECTION XXIII

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