‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 8 sur 144 · DE L EXAMEN DE L OEIE · texte numérisé non relu

DE L EXAMEN DE L OEIE

miroir concave et à ce que les rayons lumineux, réllécliis par ce miroir, viennent au travers du tube et du verre objectif tomlier sur l'œil du patient. Ce dernier est maintenu, au moyen des fixateurs du front et du menton, devant l'extrémité objective de l'instrument. La distance qui sépare la lentille de l'œil du patient varie d'un pouce et demi a trois pouces au plus, selon la distance focale de la lentille objective dont on se sert. On lui donne l'inclinaison voulue en dedans en enjoignant au patient de regarder fixement un bouton auquel on peut donner la position que l'on veut par rapport à l'instrument. Cela lait, on peut se servir de l'ophthalmoscope pour dessiner ou pour prendre des mesures exactes. La manière dont on procède dans ce but, ressort tout naturellement de la description que nous avons donnée de cet instrument.

L'opbtbalmoscope de M. Coccius s'emploie comme le simple miroir concave, sauf qu il faut en outre placer d'une manière convenable la lentille convexe destinée à rendre convergents les rayons que la lampe projette sur le miroir. Cette lènlille doit être placée un peu obliquement par rapport au miroir, de manière à ce que l'axe du verre coïncide avec une ligne passant par la lampe et le centre du miroir. En desserrant la vis qui Iixe la tige du miroir, on peut faire mouvoir celui-ci sur la règle fendue, et lorsqu'on l'a rapproché suffisamment de la lentille, on le fixe de nouveau en resserrant la vis. On supprime totalement celte lentille convexe lorsqu'on éclaire à l'aide du miroir plan, par exemple, lorsqu'on veut examiner la macula lutea.

Lorsqu'on se sert de l'ophllialmoscope de MM. Epkens etDondersM Damme doit être placée sur le prolongement de l'axe du tube, au delà de la distance focale de la lentille. Le patient et l'observateur appliquent cbacun leur œil contre l'un des anneaux noircis dont sont munies les ouvertures pratiquées dansla caisse cubique. L'observateur doit être placé du côté du disque de Rekoss. 11 pose la main droite sur la tête du patient, tandis qu'il réserve l'autre pour modifier, selon les besoins, la position du miroir et la direction suivant laquelle son regard atteint l'œil objectif. C'est ce qu'il réalise en faisant tourner le miroir et la caisse autour d'un axe vertical, et le tube entier en même temps que la caisse autourd'un axe borizonlal.-Veut-on prendre des mesures exactes, il faut dabord calculer la grandeur réelle d'un objet vu sur le fond de l'œil, en amenant dans ce but les deux points sur le bord de cet objet. On mesure alors, au moyen de I échelle, la distance qui sépare ces deux points l'un de l'autre, ainsi que celle qui sépare le micromètre du poin d'intersection des rayons directeurs. La distance rée le en re les deux Ss et celle qui existe entre les ombres, sont alors entre elles dans le même rapport que d is ance du micromètre au point d'intersection des rayons directeurs et la distance 3u fond de l'œil à ce même point d'intersection. Cette dernière est considérée comme un vnl ur cons ante (16-.) Une fois qu'on a calculé la grandeur absolue de 1 objet, on peut I ver f?« ^^ ^^^'^ grossissement en mesurant la grandeur de

' se F ielée à une certaine distance. On doit avoir recours dans ce but une plaque d^wre mince inclinée de 15" vers l'observateur, et amenée devant son œil de manière f ce qu' 1 P isse p ojeter sur la table l'image observée pour la dessiner. Pour 'employer e a'n,ê,r manLe que les simples rénecteurs, il faut <^o^^-J\;^^f^^^''^ même inclinaison par rapport au miroir que pour l'instrument de .1/. Cocuus.

Le rS io s indi ensables dans l'emploi des lentilles étamees et des miroirs prIïmatTques r Portent Tout naturellement de la description que nous avons donnée de ces instruments (1).

Ml Ouvrages à consulter sur la matière: , v.i . «^loi^pnHpn

H nrlnoLTZ. Bo.chreibung eine.s Augenspiegcl zur UnlerM.chungen der Ne.zhaul .n leb^ den Berlin 18;i2. - T... Uu.t.. Dcr Augenspiegel und das Optome.er^Goel.n,gen 8.«. H Ïhm 0 Tz. Ueb...- eine neuc einfachsle Form des Augensp.egels .n ^ ■--7 ' [^J^;^ "■'"',"'„.,, . ,, „ oc,7 A rocriL"! Ucber a c •rnacbruiigwcisc dcrllornliaui. nbysiologischc lleilkundc. II. ji. 82/.-A. l^occas. un. F„nrnFiin<: Mcdicin.

• • tare, Km UN Areliivcs céncralcs dc médecine, juillcH8î)2. — l' noEBEi-ics. .muii l.e,p/.g, m% -1 o..uN^ A.c h vcs « Anwend-,ns des AngenspieRcls nebst

Zoitung Russiands, ISM, nMb. - A Coccu^ l cbe Disserlalio de spceulo

Angabe oines ncuen Insl. timents. Leipzig. I8m. - A. l.. > aî^

AU MOYRN DE l'OIMITIIALMOSCOPE.

g VI. — Des phénomènes présentés par le fond de l'œil.

1" lïTAT NORMAL.

11 esl évident que si nous voulons pouvoir étudier avec exactitude les modilioations pathologiques que le fond de l'œil peut être appelé à subir, la première condition à remplir est de connaître parfaitement l'aspect sous lequel cette région se présente à l'état normal. Sans cette connaissance préliminaire, l'interprétation raisonnée des divers états pathologiques n'est point possilile.

Nous allons donc rechercher d'abord de quelle façon se présentent les diverses parties analomiques des tissus accessibles à l'observation, et la part que prend chacune d'elle à l'impression totale que leur image in globo communique à l'observateur; puis, nous nous attacherons à déterminer jusqu'à quel point les modifications, dont les détails du fond derœil sont susceptibles, peuvent varier suivant les sujets; enfin, nous essayerons de nous rendre compte des causes de ces différences et de reconnaître la ligne de démarcation qui sépare les modifications purement physiologiques de celles qui sont du domaine de la pathologie. Tout observateur qui aura examiné un nombre assez considérable d'yeux normaux, en tenant compte des circonstances indiquées, se trouvera promplemenl en état d'apprécier convenablement les diverses modifications pathologiques, autant, du moins, que le permet l'étal actuel de nos connaissances. Par contre, si l'on a négligé l'élude préalable des rapports normaux, on ne retirera aucun avantage de l'observation d'un nombre même très considérable de cas pathologiques, et l'on s'exposera ainsi à commettre les plus grandes erreurs.

Il est évident que la vue même des objets, que l'examen personnel, en un mot, est ici

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