L ORBITE
Les conséquences de la rupture des vaisseaux sanguins de rinlérieur de lorbite peuvent être plus ou moins graves, ainsi qu on peut le noudans les deux cas suivants :
Ohs 248. - Un homme reçut d'un aliéné qu'il cherchait à contenir, un <;ouP £ qui porta sur la joue, juste au-dessous de l'œil droit. Il fut pris immédiatement de drp op^ Zticale c'est-à-dire que chaque objet qu'il regardait lui paraissait doub e, 1 une des images tant s tuée au-d ssus de l'autre. On sentait, à une assez grande profond dans Site un gonflement dur, situé au-dessous du globe de l'œil fonst.lue i«r du «ns
'e ïràvasé cf refoulant un 'peu l'œil en l-^" ^0-^";°" ^^J?^^^
l'autre œ,il, et qu'on exerçait une compression vers le fond de l oibite, la ttipiopie
[(1) Annales d'Oculistique, t. XIV, p. \a%]
[(2) Ibid., Clinique du docteur IIubscm, a Conslant.nople, t. XXX, p. -JSi-J
INFLAMMATION PHLEGMONEUSE DU TISSU CELLULAIRE DE l'oHIIITE. 44-1
iaimcHliiilomeiil, parce que l'on faisait alors correspondre l'axe optique de l'œil sain avec celui de l'œil malade. Ce symptôme reparaissait dès qu'on enlevait le doigt. Le sang rtlravasé fut graduellement absorbe, et au bout de quelques semaines la vision était i cdevenue normale (I).
Obs. 2i9. — On apporta, le 1 octobre 1834, au London Hospital, un jeune garçon qui était tombé par l'écoulille d'un vaisseau. Il avait une commotion cérébrale et une contusion violente avec gonflement du côté droit de la tête, l'œil droit faisait une saillie coMSidcrable : il restait lixe et privé de mouvement ; la pupille était dilatée cl la vision perdue. La commotion cérébrale disparut graduellement, mais l'œil devint de plus en plus proéminent. La saillie de l'œil, survenue immédiatemeiil après l'accident, sans symptômes décompression cérébrale, démontrait qu'elle était due à une extravasation de sang à l'intérieur de l'orbite , et l'augmejitation de cette saillie indiquait que, très probablement, l'ou- \erlure qui livrait passage au sang n'était pas encore fermée. Les symptômes n'étaient point assez aigus pour qu'on pijt croire à l'existence de la suppuration. A mesure que l'œil devint plus saillant, on pouvait le voir distinctement poussé en avant à chaque battement du cœur. On appliqua une compression sur l'œil; mais après avoir été supportée pendant deux jours, elle détermina tant de douleur qu'on dut y renoncer. Le mardi 10 novembre, juste après un examen qu'on venait de faire de l'œil, il se lit par le nez une liémorrhagie artérielle abondante. M. Scott l'arrêta en comprimant l'artère carotide primitive, qu'il lia immédiatement. La saillie de l'œil diminua de suite beaucoup et disparut ensuite graduellement (2).
SECTION III
inflammation PHLEGMONEUSE DU TISSU CELLULAIRE DE l'oRBITE. Fig. Dalrympk', pl. XII, lig. 3.
Nous avons déjà établi (page 168) que Tinflammation érysipélaleuse des paupières s'étend quelquefois au tissu cellulaire de l'orbite, où elle se termine par la formation d'abcès diffus. Le tissu cellulaire qui enveloppe les muscles et les nerfs de l'orbite, et qui sert de coussinet à l'œil, devient aussi quelquefois le siège d'une inflammation phlegmoneuse aiguë, qui se termine par suppuration et constitue une des afiections *les plus douloureuses et les plus graves donl l'œil puisse être atteint.
Symptômes. — Pendant la première période, ou la période pureiment iiillaminaloire, il existe profondément dans l'orbite une douleur idont l'inlensité s'accroit rapidement, et qui s'étend au front el à la ilempe. Cette douleur a un caractère névralgique et est inlermittenle. L'œil devient bientôt plus proéminent que de coutume. Le malade y |éprouve toujours un sentiment de pression, comme si l'orbite était dcfvenutrop petit. La douleur augmente beaucoup lorsqu'on louclie l'œil, •ou lorsqu'on essaie de le faire mouvoir. Le malade est tourmenté |)ar •a sensation d'éclairs de feu à l'intérieur de l'œ^l. La vision commence
(1) Delafield. Noifs to Travers" Synopsis of llic Discnscs of tlic Eve, p. 17!). iNrw- 'York, 182!).
(2) Mcdiro-CliiiMirsIciilTrans.KHions, vol. XXII. p. iU. London. I8ôi). [Voir nncobsprvalion «cpamiIicnicnlsiinpMln dans l orbiic, pur GnAEi'E. Arcliiv fiir opIillialmoloKie. I. I, p. 424 i-l Annales .1 Ocullstiquc, i. XXXIII, p. 18t.]
MAl,.\l)ir.S l)F. I.A CAl'Sl l.l' lOf.II., KTC.
à s'abolir, par suite de la compi-ession exercée sur le globe oenlaire par les parties ennainniées cl luniéliées qui rcnlourenl , de rexlensioii de riullaïunialion au nerl oi^ique el à ses enveloppes, et enfin du tiraillement que la propulsion en avant de Tœil fait subir au nerf optique. La.; conjonctive rougit el devient le siège d'un cbémosis. Quelquefois lai: pupille se contracte et le globe de l'œil participe à rinilainmation. Ceci, . néanmoins, est loin d'exister conslamment ; il peut même se former dut pus derrière l'œil sans que les tissus propres de cet organe paraissent altérés. Lorsque ceux-ci s'enflamment, l'iris change de couleur et perd la faculté de se contracter. La sécrétion des larmes s'arrête bientôt,! parce que la glande lacrymale prend part à l'inflammation ; mais jusquelà il y a épipbora. Les paupières sont rouges, douloureuses et gonflées,; comme si elles étaient aflectées d'érysipèle, et elles ne se meuvent quei difficilement. On prend souvent cette aflection pour un érysipèle des paupières, et, si l'on n'adopte point l'emploi de moyens efficaces, le malade peut succomber à des abcès profondément situés dans l'orbite et qui déterminent le coma. Les symptômes locaux sont accompagnés de ceux d'une fièvre inflammatoire. Le pouls est dur, plein et fréquent La face est injectée, le malade altéré ; il a la peau chaude, est privé d sommeil, et souvent en proie au délire, surtout la nuit. L'inflanmiatio peut s'étendre aux membranes et à la substance du cerveau : o observe alors les symptômes ordinaires de l'inflammation du centr nerveux.
Dans la se(-onde période, du pus s'étant formé derrière 1 œil ou su l'un de ses côtés, cet organe devient encore plus proéminent et éprouve une déviation plus ou moins considérable. 11 est quelquefois lellemen chassé en avant, que, refoulant les paupières de chaque côte, il vien faire saillie au-devant d'elles ; il présente alors le déplacement appel exophthalmos. Le pus se porte généralement en avant, vers la parti antérieure de l'orbite, et manifeste sa présence par la fluctuation der rière la conjonctive ou entre le rebord de l'orbite et l'une ou 1 autr paupière. Quelquefois on perçoit la fluctuation dans plusieurs endroits sous la conjonctive par exemple, et derrière l'une des paupières Dan un cas que j'ai observé au Glasgow Eye Infirmary, le pus se itjou à travers la conjonctive par la partie supérieure et interne du globe d l'œil de sorte qu'il paraissait provenir de l'intérieur de la sclérotique Une autre ouverture se forma aussi à travers la paupière supérieure au niveau de la partie moyenne de.l'arcade sourcilière. L œil lut sauve Si la fluctuation ne se fait sentir qu'en un seul point, il y a lieu a e conclure que la suppuration ne s'est formée que d un seul cote de œ.l Celui-ci en pareil cas, est refoulé en avant dans une direction ol) ique Assez souvent, l'œil passe à l'état à^exophlhalmie, '^^^ plus seulement poussé en avant, mais qu'il est en même temi|^^ ck i m pa l'inflammation ctîa suppuration. La photops.e continue : le deli.e sac
INFLAMMATION PIILEGMONEUSE DU TISSU CELLULAIUF. DE I. OUIIITE. 443
croil; la douleur dcviciil plus distincteinonl pulsalive el d'une iiileiisiU' angoissai! le. On voit du pus derrière la cornée el dans sa subslance; cette nieinbrane linil par se rompre el par laisser écha|)|)er les humeurs de lœil. La vision est compléleinenl délruile. Lois même cpie la lexlure de l'œil na poiiil élé rorlemcnl endommagée par rinilainmalion , la rétine resle dans un élal d 'insensibililé. Dans (|uel(|ues cas, il survient des syniplômcs apopleclirormes el mortels avant que l'abcès soit assez avancé pour l'aire saillie au deliors. On observe généralement des frissons pendant la seconde période.
Si la maladie est négligée ou mal trailée, rinllammation peut s'élendre non-seulement au globe de l'œil, mais encore (F. page 45) au périosle et aux os de l'orbile, ou bien le pus se faire jour dans la narine, dans le sinus maxillaire, ou même dans la cavité du crâne.
Bien que l'inflammalion du tissu cellulaire de l'orbile soit, en général, une alfeclion aiguë et rapide dans sa marche, elle revêl cependant quelquefois la forme chronique ; de sorte que pendant des mois et des années, quelquefois sans douleur, du pus peut s'accumuler lentement à l'intérieur de l'orbite. A la fin, les paupières se gonflent, rougissent ot se renversent en dehors , l'œil fait saillie en avant , la fluctuation se l'ait sentir , l'abcès crève, et laisse une poche qui peut fournir du pus pendant longtemps, même quand il n'existe pas d'aîfection des os.
Le tissu cellulaire restant induré et adhérent après les abcès de l orbite, l'œil peut demeurer déplacé eu avant d'une manière permanente et privé de mouvement. Les larmes coulent alors sur la joue, les paupières ne peuvent se fermer, la surface de l'œil s'enflamme et devient douloureuse, et le malade reste sujet à la céphalalgie, à l'in- Mimnie, à la fièvre el à un grand malaise (1).
Causes. — Les causes de l'inflammation de l'intérieur de l'orbite sont, on le reconnaît, souvent obscures. Benedict dit que cette alfection se développe le plus souvent chez des individus pléthoriques, qui ont été exposés à des changements brusques de température, ou chez des sujets scrofuleux ou soumis à l'influence de quelque autre dyscrasie. L'exposition au froid en est une cause fréquente. Les corps étrangers enfoncés avec violence entre le bord de l'orbite et le globe de l'œil, ou même des lésions légères, chez les individus d'une certaine constituiion, ou dans quelques états particuliers du système, peuvent provoquer l'inflammation du tissu cellulaire de l'orbile. Ainsi Weller cite ii'i cas où la maladie se développa chez une jeune femme bien perlante, mais à l'époque des règles, à la suite d'une plaie déchirée peu imporliinte de l'orbite. La frayeur que lui occasionna la plaie amena la susl'nisioii des menstrues, et il s'ensuivit une inflammation intense de l'Hite la cavité de l'orbile. L'extirpalion des Inmetirs de Torbilo donne
(!) Gi'TimiK. On ihe Operiilive Surgcry ol ihc Eyc, p. liiî}. Loiidoii, 1825.
444 MALADIES DE LA CAPSULE DE l'oEIL, ETC.
quelquefois lieu à une vive inllanimation qui se termine par sup puralion. J'ai vu cet accidenl survenir à la suite de l'cxlirpalipii partielle du globe de l'œil dans le slaphylôme général de la cho-> roïde.
Traitement. — 11 faut, dès le début, mettre en usage un traitememu antiplilogistique énergique. Les saignées du bras, copieuses et répélées,^ de nombreuses applications de sangsues autour de l'orbite, des lotions i froides sur la téte, des purgatifs actifs, la diète, le repos dans l'obscu-u ri té, sont formellement indiqués. Il faut avoir recours à ce mode de Irai- 1 lement, même chez les personnes qui ne sont pas douées d'une consti-i tution robuste, si l'on veut leur sauver l'œil, ou même la vie. On peulii remédier à raftaiblissement qui est la conséquence d'un traitement u antiphlogistique énergique, tandis que la temporisation ou un traite-t ment timide peuvent amener des maux irrémédiables. Si la conjonctive, est le siège d'un chémosis, il faut la scarifier hardiment, en enlever même de petites portions , ce qui procure un écoulement de sang abondant. Benedict recommande des sinapismes au cou, des frictions sur le front et la tempe avec l'onguent mercuriel, de fortes doses de calomel à l'intérieur.
Dans la seconde période, le point important est de pratiquer une) ouverture à travers la conjonctive ou la paupière, afin de donner issue au pus qui s'est rassemblé dans l'orbite. Il faut inciser profondément et largement partout où l'on trouve de la fluctuation, et lors même qu'on n'en constate pas d'une manière bien distincte, s'il existe d'autres symptômes qui annoncent que la suppuration s'est formée; il vautu mieux plonger la lancette dans le point qui est tuméfié, et où l'on a lieu, de supposer que la suppuration existe, que de laisser le pus s'accumuler et les os ou même le cerveau s'afl"ecter. Il faut, naturellement, quand on ouvre l'abcès, prendre soin d'éviter l'œil et les autres parUes importantes. On maintient l'incision ouverte à l'aide d'une mèche d charpie, et l'on recouvre la partie d'un cataplasme. On fomente irequemment l'œil avec une décoction de têtes de pavots ou une solution aqueuse d'opium. Au second ou troisième pansement, après que I abce a été évacué, on peut explorer l'orbite avec précaution a 1 aide dun sonde. Si elle ne pénètre pas profondément, on doit diminuer progre sivement l'épaisseur de la mèche de charpie, et l'enfoncer de moins en moins, jusqu'à ce que la plaie se ferme. D'un autre côte, si la cavit ou les cavités sont profondes, et se portent en arrière presque Ji^ qu'au fond de l'orbite, on doit pratiquer chaque jour des injec ion. avec un mélange de huit onces d'eau tiède et un gros de solution cle. potasse caustique. On continue l'emploi de ce moyen Jf^sq^^ l'on reconnaisse que la sonde ne passe plus au delà du globe de œii. On introduitla mècheàla même profondeur, et 1 on n en diminii^ a ion gueur que lorsque la partie postérieure de la cavile se remplit.
IM'LAMMATION PHLEGMONELSl': DU TISSU CELLUI.AIUE DE l/0U|llTE. 440
,h'jù expose (chapitre I, soclioii III) le Iniileineiil à suivre dans les ^.;,s où Ton trouve les os de lorbile malades.
Si le globe de Tœil a beaucoup soufl'crt el que les chambres de rhunieur aqueuse se Irouvenl remplies de pus, il l'aul ouvrir la cornée; mais s'il n'y a (|u'une pelile quanlilé de nuilière logée dans la chambre antérieure, ou déposée entre les lamelles de la cornée, ou peut se reposer sur l'absorption du soin de la faire disi)arailre, lorsque l'inflammalion générale de l'œil et de l'orbite aura été abattue.
Si la vision est complètement abolie , et qu'il reste derrière la pupille une teinte vcrdàtre qui annonce la présence du pus, il faut plonger la lancette à travers la sclérotique. Peut-être ne s'échapperat-il qu'une petite quantité d'un fluide ténu; mais cela suffit pour faire (iisparaitre la tension; l'œil rentre, et la vie du malade est sauvée.
Quatre à cinq jours après que l'abcès de l'orbite s'est ouvert, tous les symptômes graves ont en général disparu, el l'on peut abandonnei' l'usage des remèdes antiphlogistiques actifs. On permettra une nourliture de facile digestion, en petite quantité, et si le malade a été fort alïaibli par les déplélifs, on aura recours à ceux des toniques qui n'excitent pas le système vasculaire.
Lorsque rinflammation de l'intérieur de l'orbite revêt la forme chronique, on doit appliquer des vésicatoires au front ou à la tempe, et administrer le calomel à l'intérieur jusqu'à salivation.
Observations. — J'ai déjà rapporté (page 46) les principales circonstances d'un cas observé par Demours, et d'un autre cité par Saint-Yves, dans lesquels la maladie s'est terminée par une carie étendue de l'orbite.
M. Lawrence a exposé, avec sa clarté habituelle, deux cas qu'il eut Il soigner lorsque l'aflectiou était encore peu avancée. « J'ai vu, il y^ a quelque temps, dit-il, deux exemples de cette aflectiou, dans lesquels les symptômes locaux et généraux caractéristiques se sont montrés avec une violence que je ne leur avais encore jainais vu revêtir. »
Obs. 2o0. — Un homme, âgé de 29 à 30 ans, vint, trouver M. Lawrence. Sa femme lui dilque depUiS trois ou qualru nuits il était en proie à des douleurs tellement atroces qu'il en avait pensé devenir fou. On sentait le pus au-dessous de l'arcade sourcilière. Lorsqu'on eut pratiqué une large incision, il s'échappa une grande quantité de pus; la sonde arrivait jus(|u'au fond de l'orbite.
Obs. iYA. — Cliez un enfant, âgé de trois à quatre ans, les symptômes généraux et locaux furent également intenses. Le pus faisait saillie entre la paupière inférieure et le globe de l'œil ; mais la quantité qui s'en échappa lorsque l'on prati(iua une ouverture, ne fui pas très considérable. Dans ces deux cas, le globe de l'œil faisait une forte saillie en avant, mais il ne dépassait i)as complètement les paupières, et, après que le pus se fut écoulé, il reprit de suite sa situation normale. Chez l'enfant, la vision revint; mais chez l'adulte, l'œil, bien qu'il n'eût pas été enflammé, resta amaurotique (t).
(1) LecluiTsin ihr l.aiicL-l, vol. IX, p. SOO. Loiidoii, 1826.
MALADIES 1)K LA CAPSULE DE l'oEIL, KTC.
M. Wcire fait observer que, si la suppuration s'eirccluclenUMnenli et si le pus est situé profondénient, l'œil l'orme une forte saillie avaui (|ue l'on puisse découvrir la Iluetuation, et l'on n'arrive à en reconnaître la présence qu'à l'aide des symptômes concomilanis, tels qudi; un pouls fréquent, une langue sahurrale, des frissons, etc. Il rapj)ortc à l'appui de ses remarques l'observation suivante :
Obs. 25"2. — Sur un enfant iigé de 6 iins, M. Warc enfonça sa laiiceUe surlecôléd( l'œil correspondant au nez, un peu au-dessous de la commissure des paupières, à ur pouce de profondeur au moins dans l'orbite, avant d'atteindre la matière purulente Lorsqu'il retira son instrument, la pointe en était évidemment tacliée de pus. Il élargf donc l'ouverture avec un bistouri boulonné et donna issue à une quanlilé considérabi d'un pus épais et fétide. Il fallut la maintenir ouverte à l'aide d'une petite nièclie de cliarpie; pendant une quinzaine de jours, chaque l'ois qu'on la retirait, il s'échappait un nouvelle quanlilé de matière. Le liquide diminua graduellement, ainsi que la saillie d l'œil, puis se laril entièrement, La plaie guérit et l'enfant se trouva rétabli. Toutfois, plusieurs mois après, les mouvements de l'œil vers le nez ne s'exécutaient pas encor lilirenient (1).
Obs. 2o3. — Chez un homme que je ne vis que quelques fois, la maladie commença par une douleur d'apparence névralgique de la région sus-orbitaire, qui se montrait ver huit à dix iieuresdu matin. Il survint de la diplopie, et l'œil fut refoulé en l)as. La con jonclive n'était point affectée, mais la paupière supérieure était distendue. Ces sjmptôme persistèrent de décembre 1840 à décembre 1841. Un appliqua un cataplasme, et un abeè' se lit jour à travers la paupière supérieure, contre le rebord de l'orbite. L'ouverture se ferma, et la jjaupière lut de nouveau soulevée. Six mois ai>rès qu'elle se fui ouverte spoii laiiément, j'y plongeai une lancette, et, maintenant écartées les lèvres de l'incision à l'aid d'une sonde, j'en fis sortir une grande quantité de pus. La cavité s'étendait en arrièr au-dessus de l'œil, jusqu'à la profondeur d'un pouce et demi.
Obs. 254. — M''* H., âgée d'environ 56 ans, vint se confier aux soins de M. Espie,'' chirurgien à Falkirk, le 16 avril 1836, pour une affection de l'orbite droit. Elle rapportai (lue, 12 ans auparavant, elle s'était heurté violemment le dessus du soiircildroil contre un poteau de réverbère. (i,mU'e ans après l'accident, une de ses parentes remarqua undifférence dans l'aspect de ses yeux; mais, quant à elle, il s'écoula encore un intervalle de quatre années avant qu'elle s'aperçûl de rien; elle remarqua alors seulement que l'œil droit commençait à faire saillie en avant, sans qu'il existât aucun autre symptôme désagréable. La saillie de l'œil s'accrut graduellement, et s'accompagna de pholopsie, de diplopie, d'obscurcissement de la vue et de la sensation d'une forte tension. De fortsi tiraillements se faisaient sentir à l'intérieur de l'orbite. M. Espie trouva l'œil droit refouleen bas et en dehors. Il paraissait appuyé sur la portion orbitaire de l'os malaire. 11 découvrit,;) la partie supérieure el interne du devant de l'orbite, une tumeur légèrement saillante et dans laquelle on percevait une fluclualion obscure. La malade n'avait jamais ressenti de douleur dans la partie où siégeait cette tumeur. Les paupières, la supérieure surtout, étaient fortement distendues. La peau qui recouvrait la tumeur n'avait subi aucun changement de coloration. La malade n'avait jamais éprouvé de frissons depuis le coupt qu'elle s'était donné. Sa santé générale élail bonne, ,1e vis la malade a celte époque, ei, pensant qu'il s'agissait d'une tumeur enkystée, je conseillai d'y pratiquer une ponction. Le 22 avril M. Espie ponctionna la lumeur dans son pojit le plus saillant et donnai issue à une grande quantité de pus d'abord grumeleux, puis de lionne nature. La seiisa-lion de tension et de tiraillement disparut aussitôt, ainsi que la diplopie et les aiiiit* svmptômes Le globe de l'œil rentra lenlemenl dans l'orbite ; on introduisit une tente uan;la plaie, on appliqua une compresse au-dessous de l'orbite et une bande roulée i vM à maintenir le globe de l'œil. Celle malade resta six mois en traitement. Pendant la piu^
(1) Oh.cer vallons un Uic Trealmeiil of lli..' i:|)iphura, de. p. iO,"!. Londoii, 1818.
INFLAMMATION PHLECMONEUSF. DU TISSU CKl.l.ll.AlUK 1)K I.OUItlTK.
^rniule narluMie ce lenips, cliaque fois qu'on inlrodiiisail une sonde le pus s ecliiippni nlr I I l'iaio lUiMl on lui ol.Hsc de dilnler plusieurs lois l'.'nirée. l ue fois <iue I on lui nh l4 d'élargir la plaie parce .[u'elle dcvenail lislulense, l'œil lui j.ris d'un inouvemenl hwolonlaire qui le faisail s'a^iler d'un eôlé à l'anlre, el <|ui dura une jirande iieure. La n ideoui pénélrail presque jusqu'au fond de l'orhile ne révélail aucune Irace de carie des os. L'oeil reprit prcsipie couii)léleinenl sa position normale dans l'orbite, et la vision fui parfaitement conservée.
Ql^g 033 Le niaréclial comte Radct/.ky, âgé de 70 ans, d'nno constitution vigoureuse inais sujel, par suite des accidents de la vie militaire, aux alfections catarriiales et vhuniàlisniales, fut pris, après s'être exposé à des alternatives de cliaud el de froid, d'une douleur intense occupant le front el les lemi)es, el d'une iiinamnialiou de l'œil droil, qui depuis quelque lenips était alleinl d'épipliora et d'un renversement partiel en dehors de la paupière inférieure. La vive douleur disparut iiienlôt; mais la rougeur des paupières el legonnement de la conjonctive persislèrent, el bientôt une lunieur perceptible à la vueel au toucher vint pousser l'œil hors de l'orbite. Lorsque le professeur Jaeger examina le malade à Milan, il Irouva une tumeur qui non-sculenieiil remplissait l'orbile, mais s'étendait beaucoup au delà; l'œil était lelicmeiit chassé en avant et les paupières si fortement rétractées, que si elles avaient pu se fermer, elles se seraient rencontrées derrière le globe de l'œil. La tumeur sur laquelle l'œil reposait était douloureuse au loucher, dure comme une pierre, inégale el bosselée. Les paupières étaient énormément distendues dans toutes les directions, "gonflées et immobiles; elles étaient à l'extérieur d'une couleur livide foncée, et parcourues par des vaisseaux variqueux. La glande lacrymale était déplacée comme le globe de l'œil; elle avait été poussée entre les lames de la paupière supérieure. La caroncule el le sac lacrymal étaient aussi forlemeiit augmentés de volume, durs et douloureux au loucher. Le professeur Jaeger parait être resté dans le doute sur la nature delà maladie el sur la question de savoir s'il s'agissait d'une inllammalion de l'intérieur de l'orbite pouvant se terminer par la formation d"un abcès, ou d'une tumeur cancéreuse développée derrière le globe de l'œil. Il semble cependant qu'il linil par incliner du côté de l'opinion des deux médecins traitants qui croyaient à l'existence d'une tumeur maligne. Heureusement pour le malade, celte opinion était erronée; il s'agissait simplement d'un abcès, el dès qu'il se fut ouvert et -vidé spontanément, l'œil alla bien (1).
Obs. "236. — Dans un cas observé au Boyal London Ophthalmic Hospilnl, dans le service de M. Scott, à la suite des symplômes ordinaires d'une inflammation phlegmoiieuse de l'orbite, ou pratiqua à travers la conjonctive une incision qui pénétra profondément dans l'orbile. 11 s'échappa à l'instant même un jet brusque et violent de sang artériel; l'écoulement sanguin continua à se faire par saccades, au point que l'on crut avoir ouvert un anévrysme, el que le chirurgien se préparait à lier la carotide. La compression et l'emploi du froid parvinrent cependant à arrêter l'hémorrhagie; peu de jours après, il s'échappa du pus, el la terminaison fut celle des abcès ordinaires de l'orbile (2).
Oha. 237. — Une femme non mariée, âgée de 23 ans, fut prise d'une douleur aiguë de la moitié droite de la tête. Celle douleur persista pendant 15 jours sans que la malade consultât; enfin, lorsque l'œil devint rouge el s'enfla, elle fit appeler un médecin. La joue était alors fortement gonflée, d'un rouge rose; elle blanchissait ù la pression. 11 y avait i fièvre, jaelitalion et anxiété. L'enflure cl rinflamnialion maintenaient les paupières lelle- I ment rapprochées, qu'on ne pouvait découvrir l'œil. Au bout de quelques jours, la I tumeur suppura, el quand elle se fut ouverte spontanément vers l'angle externe de l'œil, il s'en échappa une grande quantité d'un pus fétide. A la pression, du pus sortait iion- I seulement de la cavité de l'orbile, mais encore des parties voisines de l'œil et de la joue. . Le gonflement des paupières el des parties voisines disparut bientôt, de sorte que l'on put voir l'œil. La conjonctive très rouge était le siège d'un fort cliémosis , mais la cornée était I brillante et transparente. La pupille était dilatée, el la vue perdue. Le quatrième jour après l'ouverture de l'abcès, la malade fui prise d'un accès nerveux qui se termina par
(1) Bidlclin do i'Acadéiilin royale de médecine de nnlgiquc. 1. IX, n" !>, [et Annules d'OouIisli- I que, l. XXIV, p. 5. La vérilé sur In maladie du maréelial Uadel/.Uy, par Cimicii.]
(2) I).u.nyMPi.i:. Pathology of (lie Iluman Eye. lAplitalion de la plunclieXIL London, I840.
us
MALADIES DK LA CAPSULE DE l'oEIL, ETC.
la perte complète des mouveinoiits et de la sensibilité; la respiration devint lente, irrégulière ot slerloreiise, le pouls petit et intermittent, cl enfin la mort survint. A l'autopsie oi trouve que tout le tissu adipeux et cellulaire situé sous la peau des paupières et den joues, jusqu'au niveau de la niàclioire inférieure, l'espace qui existe entre l'orbite, jusqu'à son extrémité la plus reculée, et le globe de l'œil, et' entre celui-ci et ses muscles, est rempli d'un pus fétide qui a remplacé le tissu cellulaire. Le globe de l'œil et les parliez qu'il renferme sont sains, ainsi que la cornée transparente. En ouvrant le crâne, on trouvo que le lobe antérieur du cerveau, jusqu'au niveau du ventricule latéral, est en grand partie détruit par la suppuration. Le pus environnait tout le nerf optique et commuDini quait avec la cavité de l'orbite. Le nerf lui-même n'était altéré ni à l'intérieur ni à l'extérieur (1).
Obs. 558. — J. S. cordonnier, âgé de 27 ans, robuste, mais d'un tempérament irri-i table, adonné à la boisson, s'était fait arracher une des molaires de la mâchoire supé rieure gauche. Celte opération fut suivie de gonflement cl de rougeur du côté gauche d la face; bientôt après, il survint dans le lieu qu'occupait la dent extraite, el sou. l'influence d'une vive douleur, une vésicule du volume d'une noix et claire comme d l'eau. De l'eau à la glace, mise fréquemment dans la bouche, amena du soulagement; la vésicule disparut, et le gonflement de la face diminua. Quelques jours après, il survinlà l'œil gauche un larmoiement considérable, qui cessa bientôt, et fut suivi d'un écouleraen abondant et aqueux par la narine gauche. Le 17 avril 1830, l'épipbora était abondante! s'accompagnait de photophobie et d'une douleur de tête comprimante, parfois lancinante Vers le soir, le malade fut pris de frissons suivis de chaleur; la photophobie et la doulen de tête devinrent intolérables ; la moitié gauche de la face el les paupières du même côté se tuméfièrent brusquement; le gonflement était fort tendu, le globe de l'œil immobile, e' des larmes brûlantes el irritantes s'écoulaient le long des joues. Le malade ne dormii point, et fut par intervalles tourmenté par des pholopsies. — Le 18 au matin, il seplaigni de faiblesse, d'alternatives de chaleur et de froid, et d'une grande soif. Les paupières e la joue gauches étaient plus gonflées et tendues; la photopsie constante et l'œil privé d la vue. On mit en usage des fomentations et d'autres moyens, mais les symptôme augmentèrent d'intensité, et après une nouvelle nuit passée sans sommeil, à cause d'un hémicrànie pulsative intense, le malade vint'demander du soulagement, le 19, à la cliniqu ophthalniologique de Prague. 11 avait une flèvre intense, le pouls fréquent et dur, un constipation qui durait depuis trois jours; les paupières gauches étaient énormément gon flées, élastiques, d'un rouge foncé, et extrêmement douloureuses; le globe de l'œil élai lixe, mais on ne pouvait le découvrir à cause de la tension et du gonflement des pau pières; la photopsie était constante; il existait une douleur pulsative presque insupportable, qui se concentrait principalement dans le globe de l'œil; celuî-ci était un peu proéminent, elles bords libres des paupières étaient collés ensemble par un mucus jaunâlr et résistant. Le professeur Fischer pratiqua au malade une saignée de 12 onces, et lui filî appliquer 12 sangsues autour de l'orbite, suivies de lotions froides fréquemment renou velées. 11 prescrivit à l'intérieur une décoction de racines de guimauve avec du nilre et, du tarlrate de potasse à prendre par doses toutes les deux heures. Le malade se sentit fort soulagé par la saignée, les sangsues et les applications froides. Le soir, son élal général paraissait amélioré, et il avait eu une selle. L'œil était dans le même étal, si ce n'est que la douleur était moindre, mais elle était toujours pulsative. On appliqua douze nouvelles, sangsues, et l'on continua le reste du traitement. La nuit, le malade dormit quelques heures. — 20. La douleur de l'œil a augmenté, quoique le gonflement soit plus borné aux paupières et moins tendu. On peut, non sans difliculté, écarter les paupières l'une de l'autre, de façon à permettre de voir la conjonctive qui est le siège d'un chémosis; la cornée' a son'aspecl naturel, la pupille est contractée et immobile. Dans la soirée, la céphalalgie el la douleur de l'œil s'accroissant, on applique 15 sangsues. Pendant les deux jours qui suivirent, la douleur fui moindre el le malade eut un peu de repos la nuit. Le fonflement de la paupière supérieure se montra un peu plus prononcé vers l'extremile Fnterne mais sans ramollissement ni fluctuation. On appliqua un cataplasme émollient.— 23. La fluctuation étant distincte à l'angle interne de l'œil, on ouvrit l'abcès, el d s'ecoula
(1) Bursëhiiis. Fnstiluliones niediclnœpraclictc, vol. III, p. 9. Lipsifc, t798.
INFLAMMATION IMILEOMO.NKISK DU TISSL' CELLULAIRE DE L ORDITE. 449
lunequanlité considérable d'un pus fétide jaune vcrdâtre. Le gonnemenl lonil)ii à l'angle linlernede l'œil, mais n'éprouva aucun cliangenicnl au niveau de l'angle exluriie et de la t paupière inférieure. Les paupières pcuveiil élre écartées avec moins de douleur, ce qui 'nerinel de voir la cornée recouverte de niuco-pus, la conjonctive oculaire goiilléc et fcliarnue, et des replis de la conjoiiAive i)alpébrale l'aisaiit saillie entre les |)aupières au côté externe. La santé générale s'améliora beaucoup; la langue devint nette, l'aiipétit naturel; les intestins restèrent un peu paresseux. La douleur du côté gauche de la tète se faisait parfois sentir avec beaucou]) d'intensité, et d'autres fois disparaissait complètement. iLe malade passait ses nuits assez tranquilles, dormait et se sentait reposé. Son iiitelli- .geiice était intacte. Legonllement des paupières continuait à décroître; la matière s'écouliiil avec abondance, et il fallait souvent enlever de l'ouverture des lambeaux purulents. Du i"'"" au 7 mai, le malade ne se plaignit que d'envies fréquentes cl irrésistibles de > dormir. Le gonflement de la paupière inférieure persistait; le globe de l'œil devenait mobile; il s'était formé à travers la cornée un prolapsus de Tiris; le malade ne voyait iplus de cet œil. La grande quantité de pus qui s'écoulait de l'abcès fit soupçonner qu'il existait profondément dans Porbite une collection purulente. On conseilla donc au malade desecoucber sur le côté gauche, ou de se tenir assis la tète penchée en avant, pour favoriser la sortie du pus. — y. Somnolence; altération de l'expression de la face; sensation de forte pression dans la moitié gauclie de la tête; nausées et vomissements glaireux et bilieux ; peau humide ; pouls lent, moif et plein ; gonflement affaissé ; écoulement diminué. On pensa qu'un épanchement purulent avait eu lieu à l'intérieur du crâne. On prescrivit deux grains de caloniel et un demi-grain de poudre de digitale à prendre toutes les deux heures. Quatre heures après, convulsions des extrénn'lés supérieures et inférieures droites, respiration stertoreuse, insensibilité. On augmente la dose des poudres, on frictionne la léte avec de l'onguent mercuriel, on applique des sinapismes aux mollets et à la plante des pieds, et on administre des lavements avec le tartre émélique.— 10. Le malade meurt ;au milieu des convulsions, dans un état apoplectique. — A la dissection, on trouva les vaisseaux sanguins de la dure-mère fortement distendus, et celle membrane elle-même, dans le point où elle recouvre le lobe antérieur de l'hémisphère gauche, était devenue d"un gris sale dans une grande étendue. La pie-mère du cerveau, surtout à gauche, était également fortement injectée de sang. Le lobe antérieur gauche contenait une grande collection de pus communiquant avec le ventricule latéral, qui en était en partie rempli. La couche optique du côté gauche était d'un gris brunâtre et d'une consistance molle et pulpeuse; la surface inférieure du lobe antérieur gauche offrait le même aspect. La substance du cervelet était plus molle que de coutume ; le pont de Varole complètement recouvert de pus , ietsa substance ramollie; le quatrième ventricule plein de jius. Les parois de l'aqueduc de iSylvius avaient été détruites par la suppuration, et les corps striés étaient d'une teinte gris bleuâtre. Il existait à la base du cerveau environ deux drachmes de sérum sanguinolent. La Isclérotique, la choroïde, le cristallin et le corps vitré étaient sains. Le nerf optique luiimêrae n'offrait aucune altération remarquable. Parmi les muscles de l'œil, le droit supéirieur seul avait été atteint par la suppuration. La voiite de l'orbite, dans l'étendue d'un pouce de diamètre, était d'une teinte gris bleuâtre et si friable que la moindre pression isulllsait pour la perforer; il existait même déjà au milieu de cet espace, à travers l'os, une ■ouverture de communication qui mettait en ce point l'abcès du cerveau en rapport avec celui de l'orbite. Le plancher de l'orbite était également d'un gris bleuâtre et perforé, de ■telle sorte que la sonde pénétrait dans l'antre d'Highmore et jusque derrière le voile du 'palais. L'antre était plein d'un pus qui s'y était l'ait jour à travers le maxillaire 'Supérieur (1).
(I) Fischer. Klinisclier Untcrrichlin dcr Augcnheilkundc, p. 9. Prag., 1852. Voyez une observation il'abocs (le l'orbllc, avec carie de l'os malaire cl déplacenienl de rœil en avani, se Icriiii- 'lanl parlainorl.parWAi.TOPi. Médical Times, Novcmber |/<., 1840, p. 127. Uneot)serva(ion d'ahe^s lie l'orbite cl (kl cerveau, parWAtrOM. Médical Times and Gazelle, Febriiary 2fi, IS.'iâ, p. 217. Une observation d'abcès enkysté de l'orbite, communiquant avec le sinns frontal, par Waiiiucn. 'American Journal of Ihc Médical Sciences July 1830, p. 34.
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SECTION IV