MALADIES DP, \.\ CAPSULE DE I- OEIL, ETC
avec ecchymose des piiupières cl de lu conjonclive scléroticale, iiii liirnioiemeiil abondani, . de la pliolopliobie, avec inlégrilé de la vue. L'œil gauche, quoique ne prtiseiilaiil aucune j lésion appréciable, élail frappé de cécilé, et l'on n'y reniarquail qM une dilatation avec, imniohilité totale de la pupille. « On reconnut avec cerlitude, dit l'auteur, que l'instrument vulnéranl, ayant pénétré ohliquement de bas en haut, de dehors en dedans et d'avant en arrière dans l'angle interne de l'œil droit, et ayant traversé la paroi iiilerne de la caviie orbilaire de ce côté, les fosses nasales et leur cloison, ainsi que la paroi orbitaire gauche, avaient atleinl le nerf optique de cet œil dans sa région orbitaire (4).
Obs. 247. — Le 29 septembre 1853, Hussein, ills de Mehemet, soldat de la garde impériale, enti'a à l'hôpital de Gulhané. Encore novice dans le maniement des armes, Hussein faisaiU'exercice à feu. Dans une manœuvre maladroite qu'il fil au moment de charger son fusil, il se licha la pointe de la baïonnette à deux lignes au-dessous de la paupière inférieure droite, jusqu'à la voûte orbitaire. Gonflement inmiédiat des paupières, hémorrliagiiassez forte, douleurs atroces, protubérance de l'œil. Le stylet introduit dans la plaie arrive jusqu'à la voûte osseuse, en passant derrière l'œil; les paupières sont tellement enflées et tendues, qu'il est impossible de les soulever. — Saignée du bras, vingt-cinq sangsues aux tempes, fomentations froides, diète et repos. Le lendemain, même état; les paupières sont encore plus boursouflées : nouvelle application de sangsues, contmualion des fomentations froides. Ce n'est que le troisième jour que je parviens à écarter les paupières: l'œil est dur, immobile, proéminent, la pupille dilatée, la vision nulle; la conjonctive est fortement injectée et œdématiée. - Continuation du traitement antiplilogislique frictions mercurielles sur le front, vésicatoire à la nuque, calomel a petite dose a l'intérieur — Le 10 octobre le malade est bien; les douleurs ont diminue, la tuméfaction des paupières a presque entièrement cessé, mais il y a paralysie complète des paupières et de l'œil Un reste de congestion fut combattu par les moyens ordinaires, et lorsquil n en pxislaplus de lraces,j'employai la pommade de Gondret durant un mois consécutif, et son etret fut de rendre le mouvement aux paupières. Elles exécutent leurs fondions avec facililé mais l'œil est resté immobile au milieu du diamètre longitudinal; la pupille est dilate , nVis insensible, la vision complètement abolie. - Dans ce cas, on doit adme tre que la b ïonieu apr s avoir traversé les téguments, a glissé sur le bord mferieur de l'orbite s'est rayé une route derrière l'œilen coupant le nerf optique etest ainsi parvenue jusqu a a voûte ^Saire. Dans son passage, elle a lésé sans doute les branches de la ro.sieme paire iCelque du ga Igiion o'phthalmique, d'où la paralysie de la paupière supérieure
La pîa?e exléi'îeure s'esl réunie immédiatement par première intention, de sorte que l'os n'a point été endommagé (2). T. W.]
SECTION II