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PRODUCTIONS ÉPITHÉLIALES DE LA CONJONCTIVE

La conjonctive peut être le siège de productions épitliéliales offrant différents aspects. L'un de nous en a publié une observation que l'on trouvera ci-après. D'autre part, M. Betol a signalé l'existence d'une lésion qu'il considère comme caractéristique de l'héméralopie et siégeant dans l'épitliélium conjonctival (1). Elle consiste en un assemblage de petits points, d'un blanc éclatant, produisant comme une lacbe nacrée ou argentée, à côté de la cornée transparente : en général cette plaque est triangulaire, à sommet externe; la base, voisine de la cornée, est un peu concave. Des parcelles de ces petites productions peuvent s'enlever, soit spontanément, soit parle frottement d'un corps solide; elles sont inhérentes au tissu sur lequel elles sont étalées et composées de couches d'épithélium. Ces taches seraient une altération squameuse spéciale de l'épithélium conjonctival.

Nous ne saurions comprendre ni admettre le rapport qu'il peut y avoir entre ces deux affections.

Obs. 44. — Production épithéliale de la conjonctive sclérotico-kcralique (2). Le nommé Jacob Janssens, âgé de 52 ans, cultivateur à Liedekerke (Brabanl), d'une bonne constitution, est entréà l'Institut ophtbalmique du Brabant, à Bruxelles, le 10 août 1S60, atteint d'une affection oculaire qui l'empêche de continuera se livrer aux travaux des champs. Il déclare avoireu l'ophthalmie pendant qu'il servait dans l'armée, au 1er régiment d'artillerie, avoir séjourné de ce chef, en 4835, à l'hôpital militaire d'Ypres, pendant un mois environ, et en être sorti pour se rendre, en congé de convalescence, dans ses foyers. Depuis celte époque, il n'a jamais cessé de souffrir des yeux et de se faire traiter de son affection, qu'il se plaît à attribuer à l'action delà poudre à canon, queson service l'obligeait à manipuler et dont la poussière line, répandue dans l'atmosphère de l'atelier, s'introduisant sans cesse entre ses paupières, y auraitété lacause déterminante et le point de départ des désordres dont il est actuellement affecté.

Les conjonctives palpébrales n'offrent aujourd'hui aucune trace de cautérisations qu'on y aurait fait subir; il ne s'y reconnaît ni cicatrices modulaires, ni brides, ni adhérences, mais seulement, à la paupière supérieure droite, quelques éminences sablées n'offrant aucun des caractères des granulations contagieuses. La principale altération réside dans la conjonctive kérato-sclérolicale et mérite une description minutieuse. Au côté externe de l'œil droit, on remarque, au premier aperçu, une opacité crayeuse de la cornée, occupant environ un bon quart de cette membrane, parlant de la conjonctive

(1) Gazette hebdomadaire, 18G3, 1" mai, p. 284.

(2) Wahlomont. Annales d'Oculistiquc, 1800, l. XLIV,p. 253.

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