‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 16 sur 251 · INSTRUMENTATION · texte numérisé non relu

INSTRUMENTATION

La figure xxiv montre tous ces avantages réalisés :

Soit M iN un miroir concave de rayon o c; A o l'axe de l'œil observé, L la position de la lampe.

Pour que le rayon lumineux L o soit réfléchi suivant o A, il faut que, des deux côtés de la normale c o, axe principal du miroir, l'angle d'incidenceLoc=l'angle de réflexion col;

La position du miroir est ainsi déterminée quant à son inclinaison sur A o.

Maintenant , où est l'image l de L (image réelle et renversée)?

On la trouve en tirant la ligne L c du point L par le centre de courbure du miroir; puis en menant le rayon L i

parallèle à l'axe co; enfin, en joignant i au milieu de la ligne co, foyer principal du miroir. / se trouve ainsi à l'intersection des deux lignes Le, if.

Il ne reste plus qu'à rapprocher ou éloigner le miroir de façon à placer le point l vers le centre de l'œil observé. On obtient alors le plus grand des cercles de diffusion possible m n.

En résumé, l'éclairage de l'œil est procuré par la formation en /, centre (approximatif) de l'œil observé, de l'image réelle et renversée de L, au moyen d'un miroir ardent ou collecteur, au centre duquel un petit orifice ménagé permet à l'observateur de se placer. Dans ces conditions, la plus large zone de lumière m n est étendue au fond de l'œil observé, si, comme on le voit dans la figure, la source de lumière, le centre de courbure du miroir et le centre de l'œil observé sont à peu près en ligne droite. Cette donnée est facile à réaliser, si l'on a eu soin préalablement de déterminer la longueur du rayon de courbure de son miroir.

Cette règle répondrait à l'examen à l'image droite. Nous verrons plus loin que, dans l'examen à l'image renversée, c'est la position de la lentille collective qui détermine celle du point l,

L'ophthalnioscopc de M. Ruele est, depuis celte époque, dans la pratique, et le plus répandu. Fixe ou mobile (question de convenance, de commodité, et non de science), il est représenté par les instruments de MM. Jaeger,,Slcll\vag Von Carion, Anagnoslakis, Ulrich jeune, Hasner, Liebreich, Follin, Desmarres, Cusco, le nôtre (sauf, pour ce dernier, ce qui concerne son adaptation à la vision binoculaire).

L'objet qu'il réalise a été atteint avec la même exactitude théorique, mais moins de commodité dans le maniement, par les miroirs plans de MM. Coccius, Donders et Epkens, Meyerstein, et convexe de Zehender. Dans ces instruments, le miroir, soit plan, soit convexe, est associé avec une lentille convexe qui réunit sur lui, a l'élal de convergence, lesfaisceauxdivergenlsde la lampe : l'effet est alors identique à celui du miroir concave(l).

(t) Voir les §§ 303 cl suivants de notre « Truite de lu vision binoculaire. »

DIOPTKIQUE PHYSIOLOGIQUE.

§ II. Résumé pratique. — Régies à suivre.

1. PROCÉDÉ DE L'IMAGE RENVERSÉE. — ÉCLAIRAGE DE L'OEIL. — RAPPORTS DE DISTANCE ENTRE L'OEIL OBSERVÉ ET LA LENTILLE OBJECTIVE.

57. — La première indication à remplir est d'assurer, toutes circonstances égales d'ailleurs, le maximum d'éclairage, c'est-à-dire (56), d'obtenir sur la réline les cercles de diffusion les plus grands, comme dans la fig. xxiv. Pour cela, il faut que la lentille objective ail son foyer vers la région du cristallin. La lentille objective doit donc être éloignée de l'œil d'une quantité à peu près égale à sa propre longueur focale.

Celte position de la lentille objective a un autre avantage assez considérable. Etant à une distance de l'œil observé égale à sa propre longueur focale, elle joue, relativement aux parties antérieures du globe oculaire, l'iris notamment, la conjonctive bulbaire, etc., le rôle de loupe. Or, à la distance focale de la loupe, ces parties cessent d'être vues distinctement; elles n'attirent donc plus l'attention avec la même fixité et permettent ainsi à l'observateur de la porter sur l'image aérienne, ce qui n'est pas chose inutile. Quand les détails de l'iris sont vus avec quelque netteté, et il n'est pas besoin que celte netteté soit grande, ils forment pour l'observateur un tableau dont son attention se détache difficilement. L'accommodation obéit en effet à l'attention, sans que l'observateur non prévenu s'en doute. Or, l'image réelle et renversée du fond de l'œil est toujours (pour une lentille collective de 2 pouces), à 3 pouces 1/2 environ, et au minimum, du plan de l'iris. Celui-ci est d'ailleurs à 7 ou 8 pouces de l'observateur. Il y a donc une différence d'un tiers au moins de l'étendue totale, entre l'accommodation qui correspond à la position réelle de l'image, et celle dont l'œil est armé pour la dislance de l'iris. Il est certain que celte discordance est pour beaucoup dans la diflicullé éprouvée par certains sujets à se livrer à l'étude de l'oplilhalmoscopie. Trois pouces de plus ou de moins sur la dislance totale de 8 pouces, ne correspondent à rien moins qu'à la moitié de l'étendue totale de la force accommodative. Cet obstacle est très sérieux surtout dans l'observation monoculaire. 11 est certain qu'il a été et est souvent encore la cause principale de la non-réussite première des essais ophthalmoscopiques qui découragent tant de personnes. Nous verrons plus loin comment cet obstacle se trouve au contraire écarté dans l'observation avec le concours des deux yeux.

2. RAPPORTS DB POSITION DU MIROIR RÉFLECTEUR ET DE LA SOURCE DB LUMIKRB.

58. — Si la lentille collective, placée devant l'œil observé à une distance égale à sa propre longueur focale, est ainsi chargée de réunir dans la région de la pupille ou du cristallin, les faisceaux de lumière destinés à l'éclairage, il convient, pour que l'observateur ait, en

0PIITHALM0SC0P1E. INSTRUMENTATION .

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