‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 15 sur 251 · INSTRUMENTATION · texte numérisé non relu

INSTRUMENTATION

§ I. Des différentes espèces d'ophthalmoscopes.

•>G.— Dans l'exposé qui précède, nous ne nous sommes occupé que de la formation et de l'acquisition de l'image extra-oculaire; nous avons supposé l'œil éclairé, el nous avons dit seulement qu'il l'était an moyen d'un miroir qui, réfléchissant la lumière émanée d'une certaine source, située latéralement ou en arrière, permettait à l'observateur de se placer sur le trajet du rayon pénétrant dans l'œil el, conséquemmenl, du rayon émergent qui suit la même direction.

Les miroirs employés à cet effet sont de trois sortes : 1° Plans : c'est celui de l'inventeur, M. Hclmhollz, et qui appartient à l'histoire de la science.

0 étant l'œil à observer, M. Ilelmhollz plaça, sur son axe anléropostérieur Ao\ une lame de verre à faces parallèles, réfléchissant vers < > le faisceau divergent parti de la lampe /. Il esl clair, dès lors, que, si

l'œil observé élait accommodé pour la dislance /', cet œil voyait en /' la lampe /; en / se trouvait donc une image nette et renversée de la lampe/'; et l'observateur, placé derrière la petite lentille dispersiveO',

voyait , au fond de l'œil 0, celte image renversée peinte sur la choroïde. (Voyez fîg. xix) (1).

Tel est, en principe, l'oph- Ihalmoscope de l'invenleur même. On y reconnaît de suite une certaine imperfection pratique : La région éclairée dans l'œil observé est extrêmement réduite ; elle se borne à la faible étendue de l'image de la flamme d'une lampe. Celle-ci étant, supposons-nous, à 80 centimètres de l'œil observé , son image est, comme étendue diamétrale , à celle de la flamme de la lampe, dans le rapport inverse de 80 centimètres à 10 millimètres environ, ou de^ou de^.

On voit combien un tel éclairage, complet pour la démonstration du fail-principe de rophtbalmoscopie, était insuffisant pour la pratique.

Ajoulons, en ce qui concerne la quantité de lumière réfléchie vers l'œil, que la lame de verre non étamée n'utilisait qu'une très faible partie de celle émise par la lampe.

M. Helmhollz remédia lui-même à ces deux inconvénients. Il réalisa, en la modifiant avantageusement, une idée conçue premièrement par Bruecke, et qui avait pour objet de concentrer préalablement, en un faisceau convergent, des rayons destinés à l'éclairage de l'œil. Par là, on devait déterminer la formation de l'image de la lampe dans l'intérieur même de l'œil, et, au lieu d'une image nette, la réline ou la choroïde recevaient des cercles de diffusion plus ou moins élendus. Cet objet fut atteint au moyen de la lentille collective des fig. xvn et xvm, qui rendent ainsi un double service, concentrant les rayons pénétrants aussi bien que ceux de l'émergence.

M. Ruele ajouta à ces avantages l'introduction, dans l'instrumentation, d'un miroir concave qui rassemblait un nombre de rayons utiles encore plus grand, et assurait la formation du foyer lumineux intraoculaire, aussi bien dans l'absence qu'avec le secours de la lentille collective L, la suppléant dans le cas de l'examen à l'image droite; ajoutant son aclion à la sienne dans l'exploration au moyen du second procédé.

(I) Est-il besoin de dire que, la glace n'étant pas clamée, une partie des rayons émergeant de l'œil ob-ervé la traversaient pour se rendre vers l'observateur, comme, d'autre part, une par lie seulement de ceux de la lampe T étaient réfléchis vers l'œil û observer, l'an ire partie con- 1 1 il liant sa route en ligne droite, eu égard au parallélisme des deux fuces de la glace plane MIS'.

Ce principe est celui des images spectrales de la féerie moderne.

OPI1TI1ALM0SCO1ME.

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