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CHAPITRE XIII

ET DE LA CONJONCTIVE

SECTION Ire.

OPHTHALMIES EN GÉNÉRAL, (p. 625.)

De même, a-l-il été dit plus haut (t. Ier, p. 628), que la bronchite, la pleurésie et la pneumonie désignent l'inflammation des divers tissus du poumon ; de même que l'on observe isolément l'inflammation du péritoine, de la substance propre des intestins et de leur membrane muqueuse; de même aussi trouve-t-on les divers tissus de l'œil affectés séparément, ce qui oblige à considérer la conjonctivite, la sclérolite, l'iritis, etc., comme autant d'individualités morbides. Or, l'ophthalmoscope, en permettant de constater les altérations des parties profondes de l'œil, a démontré de la façon la plus péremptoirc l'exactitude de ces idées : on voit, en effet, les maladies du corps vitré, de la choroïde, de la réline, de la papille optique, se manifester isolément par des caractères propres, qui permettent de faire de chacune d'elles des individualités morbides parfaitement tranchées, malgré l'étroite coiinexilé des tissus qui en sont le siège.

Ni les différences dans les tissus organiques, dont Pinel a le premier signalé l'importance, ni l'influence de la constitution ne sont de nature à donner l'explication des différences qui s'observent dans les affections inflammatoires de l'œil. Cependant l'état du sang, aussi bien que l'espèce de tissu affecté ou l'état général de la constitution du malade, sont autant d'éléments susceptibles d'influencer, de la façon la moins équivoque, les phénomènes qui se développent, et de troubler les fonctions dévolues à la partie affectée.

Soit, par exemple, la conjonctive : comme les autres muqueuses, elle peut être atteinte d'inflammation catarrhale; et bien, si la constitution du sujet atteint est scrofuleuse, celte inflammation prendra chez lui le caractère phlyclénulaire ou puslulo-calarrhal. Que si, au contraire, le malade est affecté d'une crase spéciale du sang, un chémosis pâle et une exsudation pelliculaire viendront donner à la conjonctivite un nouveau caractère, celui de la diphlhérile, par exemple.

Pour M. Mackenzie, la conjonctivite diphlhérilique n'est pas une maladie spécifique , mais seulement un symptôme concomitant de

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