CHAPITRE XV
ADAPTATION d'un OEIL ARTIFICIEL.
(T. II, p. 223).
La prothèse oculaire n'a pas seulement pour objet de cacher la difformité qui résulte de la perle d'un œil, elle protège encore ce qui reste de l'organe contre les agents extérieurs. « Lorsque l'atrophie est considérable, dit M. Boissonneau (2), l'orbite, privé de son point de résistance, devient le siège de déformations d'autant plus prononcées que la réduction est plus ancienne. Une grande perturbation dans les fonctions se manifeste. Les paupières, privées de leur point d'appui, s'enfoncent dans l'orbite el perdent l'élasticité nécessaire à leur mouvement. Par cet affaissement, les larmes n'étant plus dirigées vers les conduits absorbants, séjournent clans l'orbite , se décomposent sous l'influence de la chaleur et de l'oxygène, s'acidifient el plongent
(1) Ciornalc d'OftalmoIogia llaliano, 1865. p. 585.
(2) Boissoîimeau père. — De lu Prothèse oculaire. (Compte rendu du Congrès d'ophthalmologic de Bruxelles, 1858, p. iU). *