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CHAPITRE XVI

AUGMENTATIONS PARTIELLES OU GÉNÉRALES DU VOLUME DU GLOBE DE L'OEIL; ÉPANCHEMENTS ET TUMEURS A L'iNTÉRIEUR DE SES TUNIQUES.

(T. Il, p. 231.)

SECTION K

CORNÉE CONIQUE. (P. 231.) Syn. — Keialoconus, De Graefe.

Les degrés légers dé conicilé de la cornée ne sonl pas toujours faciles à reconnaître à l'œil nu ou même à la loupe : le miroir réflecteur de l'ophthalmoscope, au contraire, en rend la constatation des plus faciles : en tournant le miroir de façon à faire tomber la lumière sous différents angles, le côté du cône opposé à la lumière est obscurci (1).

On sait que les lunettes sténopœïques sont d'un grand secours aux personnes atteintes de celte difformité; mais pour cela, il faut que l'ouverture en soit située tout contre la cornée, et, en définitive, quoique meilleures que rien, elles ne sont que d'un faible secours aux personnes auxquelles la vision rapprochée n'est pas indispensable, aux pauvres gens dénués d'instruction surtout. C'est dans l'intention de les remplacer Utilement que M. Bowman a eu recours à l'iridesis, afin d'opérer sur l'iris de façon à donnera la pupille la forme d'une fente, et de la fixer à la cornée dans une position telle qu'elle pût procurer les images les plus nettes, compatibles avec l'altération de la courbure de la cornée dans chaque cas particulier. Il lui paraissait vraisemblable qu'en plaçant à l'intérieur de l'œil, immédiatement derrière la cornée, une ouverture en fente, on obtiendrait plus d'avantages que du diaphragme artificiel perforé, placé à l'extérieur. Toutefois, sans se renfermer dans cette idée, il s'est efforcé de découvrir expérimentalement quelle est la modification artificielle de la forme de la pupille la plus propre à améliorer la vision. Dans aucun

(1) Bowman. On Conical Cornca ami its Treatmenl by Opération. (Opht. Hosp. Rep. 1839- I8G0, Vol. Il; p. loi, elAnn. d'Ociil. 18G0, l. XL1V, |>. 219.)

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