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TUMEURS NON MALIGNES DU GLOBE DE L'OEIL

cholestérine. La ligne brune qui nvuil traversé la pupille élail formée par un cil châtain foncé implanté par son bulbe au rond du kyste, et dont l'extrémité libre avait été cachée par l'iris. Cecil avait une longueur de près d'un centimètre et élail légèrement recourbé. On pouvait se demander si le cil s'élail développé dans le kyste ou s'il avait pénétré du dehors. Je crois devoir admettre cette dernière opinion. Les poils des kystes dermoïdes sont Ons, peu colorés, sans bulbe, réunis en nombre plus ou moins considérable. Ici il n'y avait qu'un cil châtain foncé, muni de son bulbe, et présentant un aspect analogue aux cils qui garnissaient les bords palpébraux. Il est vrai que je n'avais pas remarqué de cicatrice à la cornée ; mais une petite ouverture a pu exister sur le limbe antérieur de la sclérotique et ne pas laisser de trace bien appréciable après sa cicatrisation. L'inspection de la pièce analomique et du dessin qui l'accompagne, et quia été exécuté par M.Schmidt, interne du service, fait voir que celte tumeur ne ressemble en rien aux kystes vésiculaires de l'iris.

§ III. Tumeurs non malignes de la choroïde et du corps ciliaire. (P. 266.)

Les lumeurs non malignes, situées profondément dans l'œil, soulèvent la réline, au-dessous de laquelle elles se développent, et la repoussent en avant, ainsi qu'il est aisé de le constater à l'ophthalmoscope. Les dépôts tuberculeux prennent ordinairement naissance à la face interne de la choroïde, où ils sont amplement nourris par les vaisseaux : leur accroissement est en général rapide et peut être assez considérable pour former une masse volumineuse s'étendant sur la face. Elles ont le plus souvent une origine inflammatoire, sont formées de tissu conneclif, et bien que naissant presque toujours de la choroïde, proviennent parfois aussi de la rétine. Elles peuvent se terminer par résolution, par atrophie ou par suppuration el donnent toujours lieu à la perte de l'œil. Il faut se garder de les confondre avec les décollements rétiniens, dont la mobilité servira à les différencier, et avec des tumeurs encéphaloïdes, qui en diffèrent en ce que, prenant naissance du nerf optique, elles se développent au-devant de la réline, au lieu d'être recouvertes par celle membrane (1).

Obs. 250. — Dépôts de matière tuberculeuse à l'intérieur de l'œil; progrès lents ; accroissement de volume et propulsion du globe de l'œil; rétrogradation graduelle; atrophie de l'œil (2). — J. B., âgé de 4 ans, délicat, à l'habitus slrumeux, fut présenté, l'année dernière, à la consultation pour un affaiblissement de la vue à droite, s'accompagnanl parfois d'irritation et de larmoiement. Cel.enfant a le teint remarquablement clair el des yeux d'un bleu brillant. Il existe à peine de la pholophobie eldu larmoiement; les pupilles sont actives el normales, il n'y a aucunes traces extérieures d'une affection quelconque. On dilate la pupille et l'on examine avec et sans l'ophlhalmoscope. On découvre alors qu'il existe au fond de l'œil un dépôt jaunâtre, du volume d'une grosse tête d'épingle, situé au côté externe et un peu au-dessous de l'entrée du nerf optique: la rétine passe par-dessus el est soulevée. On ne put que faire des conjectures sur la nature de ce dépôt. On prescrivit de petites doses d'iodure de fer, de temps en temps un laxatif mercuriel, el l'on résolut de surveiller attentivement la marche du mal. D'abord la réline se souleva graduellement, elle dépôt en s'accroissanl s'insinua entre elle et la choroïde;

(1) Steuwag vos Caiiios, Ophllialmic Rcvicw, 1864, Vol. I, p. 174. — Fig. de clioroïdile tuberculeuse chez un cochon, Arcliiv fur Oplilh. 18iiu-18îi6, B. Il, Abth. I, Taf. Il, fig. 2. — Hulke. Dissection d'une clioroïdile aiguë. Oplilh. Ilosp. Rep. 1860-1861, Vol. III, p 274.

(2) Pola!id. Oplilh. Ilosp. Itcp. 18IÎ7-1859, Vol. I, p. 172.

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