ARC SÉNILE (ARCL'S SENILIS
rieur de l'œil part une tumeur cancéreuse mélanique qui fait saillie vers le centre de l'organe. Sur sa surface interne on constate des traces de la lame élastique et de l'épithélium hexagonal, et sur sa surface externe des traces de cellules multipolaires du pigment du stroma de la choroïde. La rétine, complètement détachée de la choroïde, s'étend, sous forme d'un cône étroit, de l'entrée du nerf optique à la face postérieure du cristallin où elle s'infléchit en dehors vers Vora serrata. En arrière elle a creusé un sillon sur la' tumeur cancéreuse, mais on l'en sépare nettement. Son tissu ne fut point examiné au microscope, mais celui du nerf optique coupé en dehors de fa sclérotique était noir et infiltré de cellules mélaniques. L'espace entre la rétine décollée et la choroïde est rempli par un sérum couleur chocolat, contenant de petits caillots de sang, des corpuscules intacts et d'aulres en voie de destruction.
Syn. — Dégénérescence graisseuse de la cornée et du cristallin. Atrophie de la cornée.
Paget définit l'arc sénile «des arcs ou ellipses troubles, d'un blanc grisâtre, que l'on aperçoit, près de la circonférence de la cornée, chez beaucoup de personnes âgées. » Il fait remarquer que les recherches de Canton, Quain, Williams et Virchow ont donné un intérêt nouveau à cet état de la cornée, en établissant qu'il est fréquemment le signe concomitant d'une dégénérescence beaucoup plus étendue qui échappe à la vue pendant la vie. « Ainsi, dit-il, cet état s'accompagne communément de la dégénérescence graisseuse ou calcaire de l'artère ophthalmique, de la dégénérescence graisseuse des muscles de l'œil, et surtout, chez les personnes âgées, de celle du cœur et de plusieurs autres organes. En un mot, l'arc sénile est le meilleur signe qu'on ait encore découvert de la propension à une modification graisseuse étendue ou générale des tissus. 11 s'en faut cependant que ce soit un signe infaillible, car on le rencontre dans des cas où la nutrition du reste du corps s'opère avec une vigueur évidente, et l'on sait, d'autre part, que l'arc sénile est dû parfois à de simples causes locales, telles que des affections inflammatoires de la choroïde ou d'autres parties de l'œil (1). »
L'arc sénile n'occasionne que rarement ou même jamais d'obstacle à l'exercice de la vision, lors même qu'il est très étendu, car il n'envahit jamais le centre de la cornée. Dans un cas, M. Mackenzie a vu