MESURE DU DEGRÉ DE l'aMÉTROPIE DANS L'HYPERMÉTROPIE
77. — Dans l'hypermétropie, la lentille positive qui annule et mesure l'amétropie, a pour longueur focale la distance à laquelle devraient se réunir, en arrière du centre optique de l'œil, les rayons convergents aptes à former directement foyer sur la rétine après leur réfraction dans l'œil.
Cette identité résulte de la formule = -| du b), dans laquelle
nous voyons K représenter la longueur focale principale et (9) et ( — 18) les distances conjuguées de l'appareil dioplrique. 9 étant ici la distance de l'image, distance positive, et 18, dislance de l'objet, étant négative, il faut en conclure que, pour être réunis en 9, les rayons homocentriques de la dislance 18" doivent tomber en convergence sur la lentille R (42).
18 pouces sont donc la distance à laquelle iraient converger les rayons, en arrière de la réline, pour pouvoir, après la réfraction oculaire, former foyer sur celle membrane.
Ainsi, tandis que chez le myope la rétine était placée, eu égard au centre optique, dans une situation telle que les rayons incidents, pour former foyer sur elle, devaient partir en divergeant d'une distance de 18 pouces, en avant du centre optique; chez l'hypermétrope, au contraire, ces mêmes rayons incidents doivent tomber sur la cornée sous une convergence qui les réunirait naturellement à la même distance par derrière, c'est-à-dire encore à 18 pouces.
*. LIEU DE L'IMAGE VIRTUELLE DE LA RÉTINE CHEZ L'HYPERMÉTROPE (OPHTH ALMOSCOPIE).
78. — Nous avons vu également, en nous occupant du myope, que l'image réelle et renversée qu'il donne à l'ophlhalmoscope est à celle
DIOPTIUQUE PATHOLOGIQUE.
même distance de 18 pouces en avant de l'œil; inversement , chez l'hypermétrope, à cette même distance, en arrière du centre optique, est l'image virtuelle et droite de la rétine.
N'avons-nous pas -jj- — -4 s- (formule de la loupe) dans laquelle <? représentant la distance de l'objet au'centre optique, 18 représente, du même côté que 9, la distance de son image virtuelle?
Dans l'un et l'autre cas, le verre qui porle à l'infini le lieu de cetle
dernière image, c'est-à-dire le verre — 18, dans le premier cas, le
verre (-j- 18) dans le second, donnent donc à la fois la dislance des
images et le degré de l'amétropie.
On peut tirer de celte remarque un moyen pratique, non-seulement de déterminer le genre de l'amétropie d'un sujet observé, mais même d'en mesurer le degré. C*esl ce que nous allons faire voir.