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MALADIES DU NERF DE LA CINQUIÈME PAIRE, ETC

ficielle de la dure-mère remarquablement amincie. Le tronc de la 5° paire paraissait entrer dans la partie postérieure de la tumeur; toutefois l'intérieur de celle-ci ne présentait aucune trace de structure nerveuse ; la branche ophthalmique traversait la partie antérieure de la surface supérieure; le maxillaire supérieur en émergeait au niveau du trou rond; la troisième division semblait identifiée avec un remarquable prolongement de la tumeur, qui passait à travers le trou ovale dont la circonférence avait plus du double de ses dimensions naturelles.

La surrace de la portion pétreuse du temporal, qui supportait la partie postérieure de la tumeur, était résorbée, aussi bien que la paroi supérieure de la portion horizontale du canal carolidien. Entre cette portion rugueuse et dénudée de l'os et la surface profonde de la tumeur passait le nerf vidien qui, dans tout son trajet, du ganglion de Meckel à l'hiatus de Fallope, était beaucoup plus Volumineux qu'à l'état normal. La tumeur était solide et de consistance uniforme; sa coupe offrait une structure celluleuse, sans trace aucune de tissu nerveux; toutefois, à l'aide du microscope, on pouvait découvrir quelques fibres nerveuses en divers points de sa surface. La portion non ganglionnaire du nerf était comprimée, mais non augmentée de volume.

| II. Névralgie ciliaire,

Syn. Ciliary neuralgia. Angl. — Ciliar neurose. AU. (I).

La névralgie ciliaire peut exister comme maladie idiopathique, mais n'est, le plus souvent, que le symptôme de Fi ri lis, de la choroïdite ou du glaucome. A l'état idiopathique, elle se développe d'ordinaire à l'instar des névralgies des autres branches de la 5e paire, d'une manière lente et sous la forme d'accès irrégulièrement intermittents : c'est d'abord une douleur sourde, occupant la partie supéro-exlerne de l'œil, s'éveillanl au moindre effort pour voir de petits objets et devenant plus tard gravative, profonde; l'œil est alors tout entier douloureux, la pupille se contracte, la photophobie et le larmoiement surviennent, puis le clignotement et une sécrétion spumeuse de la conjonctive. Rarement la douleur et les autres symptômes disparaissent dans les intervalles des accès; presque toujours ils persistent avec des exacerbalions nocturnes. Quand la maladie dure longtemps et qu'elle est intense, elle peut donner lieu à une hypersécrétion des liquides de l'œil, et par suite, à une pression intra-oculaire exagérée, entraînant à la longue l'état glaucomateux. L'usage interne de la quinine et du carbonate de fer, et les anodins indiqués au § précédent sont les moyens à employer. On comprend que, lorsque la maladie est sous la dépendance d'un état inflammatoire des membranes internes, c'est à cet état que la médication doit s'adresser.

§ III. Névralgie ooulo-dentaire.

Syn. Oculo-dcntal neuralgia. Angl. — Névralgie dentaire. Fr.

Le travail de la dentition et les caries dentaires peuvent donner lieu à des douleurs névralgiques capables de réagir sur l'organe vi-

(1) Mauvaise dénomination, ncurosis indique une maladie nerveuse en général (V. Nosologie (te Culler. — DESMAnniis, t. III, p. 580. — Rombkrg. Manuel, etc. Vol. 1, p. 56. Lond. 1853.

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