CHAPITRE XXVII
AMAUROSE
(T. II, p. 764.)
SECTION I"
DESCRIPTION GÉNÉRALE DE L'AMAUROSE, SA DÉFINITION, SES SIÈGES DIVERS, SES CAUSES, SYMPTÔMES, PÉRIODES ET DEGRÉS, SON DIAGNOSTIC, SON PRONOSTIC ET SON TRAITEMENT.
1. Ainsi qu'il a été dil plus haul (t. II, p. 764), nous entendons par « amaurose » tout obscurcissement de la vision, dépendant d'un état morbide d'une ou de plusieurs portions du nerf optique, de ses racines, de son tronc ou de sa terminaison périphérique, empêchant la réline de ressentir l'impression des objets extérieurs, le nerf optique de transporter au sensorium les impressions déposées sur elle,
(1) Voir, sur le nëvrome : Virchows Archiv, B. XII, S. 27, et B. XIII, S. 2S6. — Smith. On Ncuromo, Dubl. 1849.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DE l'amAUROSE. 545
ou le cerveau de les percevoir. Celte définition exclut toutes les affections des milieux réfringents empêchant l'abord, sur la rétine des rayons lumineux.
M. de Graefe a restreint le cadre des affections dites « amauroliques » en en éliminant : 1° tous les troubles de la vision dépendant d'altérations matérielles appréciables des milieux transparents; 2° toutes les maladies des tuniques internes de l'œil, telles que la choroïdite, le glaucome, etc.; 3° la névro-rétinite ; 4° l'embolie de Tarière centrale de la réline; toules les maladies, en un mot, constituées par des désordres appréciables à l'ophthalmoscope (1).
Celle manière d'envisager 1' « amaurose » a permis à son auleur d'élablir une catégorie de maladies oculaires, constituées par la seule abolition, absolue ou relative, de la vision, abstraction faite de la lésion, toujours profonde, qui y a donné naissance, et d'en fournir une description fort utile au point de vue pratique.
Il ne nous a cependant pas semblé nécessaire de le suivre dans cetle voie ni de changer la nomenclature que M. Mackenzie a donnée des affections amaurotiques (t. II, p. 793), si ce n'est, comme on le verra dans le tableau ci-après, pour y ajouter quelques variétés dont l'ophthalmoscope a révélé l'existence. Nous continuerons donc à dire qu'un individu ayant perdu la vue par un décollement de la réline, par exemple, est atteint d'amaurose par décollement rétinien, alors que M. de Graefe le dit affecté de décollement de la réline ayant amené la cécité.
Classification des amauroses.