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DÉTERMINATION DU POINT DE DÉPART DE LA PRESHYOPIE

83. — La preshyopie n'est donc que « l'expression symplomatique de la diminution, par le fait des années, de l'état de la réfraction et de la force qui préside à l'accommodation. .» Elle ne saurait, d'après cela, dit judicieusement M. Donders, être considérée comme une anomalie qu'au même titre que les rides et les cheveux gris. Maintenant, si elle commence, comme nous venons de le voir, sous le rapport arithmétique et statistique, même avant la puberté, si elle est continue, où

D10PTMQUE PATHOLOGIQUE.

représenle 6. (-£ ±-) revient donc à 27 — 6 = 21 uni lés de réfraction , lesquelles mesurent la force réfringente d'une lentille de 10 pouces.

g IV. Des lunettes ou instruments propres à modifier la réfraction dans l'œil. Verres plan-convexes ou concaves, bi-convexes ou bi-concaves, périscopiques.

86.— Les verres employés à modifier la réfraction de l'œil, c'est-à-dire à lui présenter, sous une divergence donnée, les rayons incidents, sont de plusieurs sortes, quoique ne répondant qu'à deux destinations précises et contraires, à savoir, d'augmenter ou de diminuer la divergence des rayons incidents.

Les premiers sont appelés collectifs ou convergents. Les seconds dispersifs ou divergents. Tous ces verres, quels qu'ils soient, sont empruntés à la forme spliérique, et leurs propriétés, par conséquent, dépendent des propriétés du cercle, propriétés qui sont résumées dans les propositions du ( 37 ).

Les verres de lunettes ou lentilles soit collectifs, soit dispersifs, présentent, dans leur construction, quelques variétés. On les fait de trois manières différentes : 1° Convexes d'un côté et plans de l'autre, ou plan-convexes (fig. xxxui, A); 2° Convexes des deux cotés ou bi-convexes (B) ; 3» Convexes d'un côlé, concaves de l'autre, ou périscopiques (C). Le mode d'action de ces verres, analysé par la physique géométrique, consiste dans le pouvoir déviateur de chaque zone du verre, considérée comme un petit prisme dont l'angle réfringent est tourné vers la périphérie ou l'extérieur. Au premier coup d'œil jeté sur celte figure, on reconnaît que, pour qu'à égale distance de l'axe, la mêmezoneproduise le même effet réfrin-

191» I gent , c'est-à-dire

^BHbB^HH Iffl I n'""'ssp I parallèles à la même hHh9^HHh^HhHi|9 I ciisiance <|e 'en ■ coupe du verre produise un prisme ayant la même action partielle. Si

maintenant l'on prend pour point de comparaison le prisme élémentaire de la ligure A, on reconnaît que, pour que le prisme de la fig. B exerce la même déviation, il faut que la courbure de la race convexe de la figure A soit double de celle de la figure B. En effet, à égalité de courbure, le verre bi-convexe a un pouvoir réfringent double du verre plan convexe; son foyer est deux fois plus près. Uuanl à la troisième espèce, on reconnaît, par la même comparaison, que la courbure de la face convexe devra, au contraire, être plus forte que celle de la fig. A, puisque, au lieu d'y ajouter son action, la face opposée est concave, c'est-à-dire d'action contraire.

De tous les verres convexes de même foyer, le plus courbe à l'extérieur sera donc le verre périscopique, et le moins courbe le verre bi-convexe. Il semblerait devoir résulter de là que le choix de l'une quelconque des trois formes fût indifférent; on ne voit, en effet, à priori, aucune raison pour une préférence à accorder aux uns ou aux autres, pulsqu'en définitive chaque région du verre, à étendue diamétrale égale, doit représenter le même effet prismatique.

Wollaslon, à qui l'on doit l'introduction dans la pratique des verres convexes -concaves, qu'il a nommés périscopiques (ûepi.-ffxoûew regarder autour), leur attribuait une moindre déformation des images dans le regard oblique. Suivant lui, les yeux peuvent se mouvoir plus librement sous les lunettes, sans perdre la netteté de l'image. Sans pouvoir nous expliquer parfaitement le mécanisme optique qui procurerait cet avantage, nous

OEIL EMMÉTROPE.

adoptons le sentiment du physicien anglais. Le champ superficiel-île la vision nous a paru gagner avec le verre périscopique. Les verres périscopiques ont cependant un inconvénient : c'est de donner à l'œil qui les porte deux images par réflexion de l'image même des objets éclairés réfléchis par la cornée. Or, les verres bi-convexes n'en donnent qu'une. Ajoutons enfin que ces verres coûtent plus cher et que la formule qui préside a leur construction est tout empirique; enfin, que leur longueur focale n'est pas la même pour les deux faces.

Dans les verres dispersifs, les courbures sont disposées en sens inverse du cas précédent. Mais tout ce que nous venons de dire s'y appliquerait, moins le sens de l'action réfringente, d'une façon exacte.

La figure xxxiv montre les trois formes que peuvent affecter ces derniers verres.

On voit que, dans la dernière ( c ), la surface intérieure a une plus forte courbure que la face antérieure.

Le numérotage des verres a pour base leur longueur focale, exprimée en pouces de Paris. Le numéro dans la série est le nombre même de pouces que mesure la longueur focale de chaque verre (collectif ou dispersif). Le n° 10 représente une lentille de 40 pouces de longueur focale. Le rayon de courbure de la surface est ce même chiffre (10 pouces) dans la lentille biconvexe ; il serait de o pouces dans la lentille plan-convexe de même pouvoir réfringent.

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