‹ Traité pratique des maladies de l'oreilleChapitre 3 sur 106 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

observations se trouvent cités, en temps et lieu, avec exactitude.

Quant à l'ordre suivi dans l'exposé des matières, le voici : 1° Je décrirai d'abord d'une manière générale les causes, les symptômes, les moyens d'exploration, de diagnostic et de thérapeutique ;

2° Viendront ensuite, selon l'ordre anatomiqne, les maladies du pavillon de l'oreille, du conduit auditif, du tympan, de la caisse et du labyrinthe ;

3° Gomme il me serait impossible de reproduire toutes mes observations in extenso, un résumé statistique est placé à la fin de chaque chapitre, avec quelques-unes des observations les plus importantes.

Ce Traité des maladies de Voreille est le résumé de dix années d'un labeur patient et ingrat. A mes propres yeux, la tâche n'est pas achevée. Pour atteindre ce but, une condition serait indispensable : étudier sur un grand théâtre, avec toutes les ressources de la clinique moderne, l'anatomie pathologique surtout.

Or, ce résultat, si désirable, ne pourra être obtenu tant que les sourds et ceux qui se vouent au traitement de leur infirmité n'auront pas droit de domicile dans les hôpitaux.

Il serait vraiment utile qu'une grande institution clinique pour les maladies des oreilles fût établie à Paris, ainsi qu'il en existe dans plusieurs villes étrangères, à Dublin, par exemple. Les avantages qui en résulteraient pour les pauvres malades sont faciles à comprendre.

En effet , les maladies de l'oreille ne sont réellement susceptibles d'être traitées avec grand espoir de succès que dans la période aiguë. L'appareil est si délicat, les membranes si ténues, qu'il est rapidement désorganisé. — Or, les malades n'arrivent à notre Dispensaire public et gratuit qu'après avoir passé au milieu de remèdes inutiles et souvent dangereux, la seule période de leur maladie pendant laquelle

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