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ANATOMIE

rieure, et finissant par son extrémité, évasée à la partie supérieure et latérale du pharynx, derrière l'oritice postérieur du méat inférieur des fosses nasales. Son orifice guttural, appelé pavillon, de structure cartilagineuse, permet l'introduction d'une 1 plume à écrire, tandis que c'est à peine si un stylet très-fin peut pénétrer dans sa portion osseuse, qui n'a pas plus d'un quart de ligne de diamètre (un demi-millimètre).

La trompe d'Eustache est donc formée de deux portions distinctes quoique continues : elles forment un angle vers la partie moyenne, et convergent ainsi l'une vers l'autre.

L'une de ces portions est osseuse, l'autre cartilagineuse. Comme il est utile que le chirurgien connaisse parfaitement cette structure, les rapports, etc., nous entrerons dans quelques détails.

ne. 2. Coupe de lacaisse et de la trompe d'Eustache. — a l'étrier en place. — b l'orifice in— Ira-tympanique de la trompe. — c. le point où la portion osseuse se continue avec la portion cartilagineuse. — d le pavillon de la trompe ou orifice pharyngien. — e la membrane muqueuse renversée.

La trompe d'Eustache ou d'Eustachi comprend une portion osseuse, une portion cartilagineuse.

I. Portion osseuse. — La portion osseuse, creusée dans l'épaisseur du temporal, entre le rocher et la portion squammeuse, au-dessus du canal carotidien et au-dessous du canal qui revoit le muscle du marteau, s'ouvre dans la caisse par un orifice d'un millimètre, et situé sous le bec de cuiller.

Cette portion est un peu aplatie de dehors en dedans : elle est conique; l'extrémité évasée du cône correspond à la caisse ; l'extrémité rétrécie s'embouche dans la portion cartilagineuse à son origine: la portion osseuse n'a que 8 à 10 millimétrée de longueur. Duverney ne lui accordait que 3 lignes, mais Linke a exa-

géré ses dimensions en portant sa longueur à 8 lignes (20milliim. L'orifice intra-tympanique de cette portion osseuse mesure un millimètre dans le sens du grand diamètre qui est transversal, le diamètre vertical n'ayant que un demi-millimètre; l'orifice qui s'embouche dans la portion cartilagineuse est tout à fait arrondi, et n'a plus qu'un seul diamètre, lequel mesure seulement un demi-millimètre, soit un quart de ligne. Et encore faut-il en déduire l'épaisseur de la membrane muqueuse, qui doit nécessairement rétrécir un peu le diamètre de ce tube ostéo-membraneux. — Cette description, avec les mesures qui viennent d'être données, reposent sur mes propres dissections (1), et je les ai répétées et démontrées publiquement, de manière à me former une conviction sur ce point important et toujours controversé.

II. Portion cartilogineuse. — La portion cartilagineuse forme un second cône elliptique, dont le sommet embrasse l'extrémité interne du premier cône osseux dont je parlais à l'instant: ce sommet du cône cartilagineux est donc tourné en haut et en dehors, et s'unit au tube osseux de la manière suivante : ce dernier, après 8 millimètres de chemin, à sa sortie de la caisse, se termine par plusieurs inégalités, formant des brèches, qui donnent attache au sommet de la portion cartilagineuse. L'autre portion ou base, dirigée en dedans et en bas, présente sur les côtés du pharynx, en arrière du méat inférieur, un orifice cartilagineux, sous la forme d'un pavillon évasé, bordé d'un bourrelet très-saillant : c'est l'orifice guttural de la trompe d'Eustache : cet orifice est large de 6 à 7 millimètres.

Deux cartilages triangulaires, mais de volume inégal, composent par leur assemblage la portion cartilagineuse de ce conduit ; le plus petit, situé en dedans, uni par sa pointe à la portion osseuse, et par sa base à l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde, donne attache au muscle péristaphylin externe : l'autre cartilage, beaucoup plus considérable, plus épais, également attaché par son sommet au tube osseux de la trompe, forme par sa base une sorte de corne à laquelle s'unit le péristaphylin interne.

Cette disposition des deux muscles péristaphylins enroulés, pour ainsi dire, comme un sphincter autour de l'embouchure de la trompe d'Eustache, nous donne l'explication de certaines dif-

1) Études d'anatomie, pour servir à V Histoire des maladies de l'oreille. Couronnées par l'Académie des sciences. 1855.

ficultés ou accidents qui peuvent survenir dans l'opération du cathétérisme :

4° Ainsi, chez certains malades, aussitôt que la sonde touche la membrane pituitaire, le voile du palais se convulsé en haut : or, pendant ces contractions violentes, les muscles péristaphylins prenant leur point d'appui sur l'embouchure de la trompe, en effacent complètement le calibre, à ce point que la sonde ne saurait franchir l'orifice.

2° Si cette contraction spasmodique survient au moment où la sonde pénètre dans la trompe, l'instrument est expulsé soudain du conduit, et son bec tombe dans le pharynx; il faut alors recommencer la manœuvre.

3° Et si, pour engager la sonde malgré les contractions des muscles, le chirurgien emploie un peu de résistance, le bec de la sonde déchire la muqueuse, et un emphysème va se produire spontanément dans les mouvements de déglutition, ou bien encore à la première insufflation. J'insiste beaucoup sur ces détails importants, qui n'ont encore été donnés jusqu'ici par aucun auteur, et qui néanmoins intéressent le praticien au plus haut degré. — Cette portion cartilagineuse de la trompe est longue de 25 millimètres ; or, comme la portion osseuse a 8 millimètres, les deux portions réunies donnent une longueur de 33 millimètres. — Une membrane muqueuse, prolongement de celles des fosses nasales et de la cavité du pharynx, tapisse l'intérieur de la trompe, et avant d'y pénétrer, forme un bourrelet épais et mou, disposé en pavillon, dans lequel sont logées de petites glandes qui sécrètent un mucus analogue à celui des narines; à mesure qu'elle s'avance dans la trompe, elle diminue d'épaisseur, acquiert plus de consistance et prend peu à peu cet aspect feutré, comme épithélial, qui sont les caractères de la membrane interne de la caisse. Dans tout son trajet depuis le pavillon de la trompe jusqu'à la caisse, la membrane muqueuse est très-vasculaire : elle est munie de cils vibratiles; elle renferme en outre, dans son épaisseur, des glandes mucipares bien manifestes, et c'est leur inflammation avec hypertrophie dans les catarrhes invétérés, qui donne naissance aux diverses altérations de cette membrane (épaississements, rétrécissements de la trompe, etc.).

Telles sont, en effet, les causes les plus fréquentes de la surdité.

6° Enfin, le côté postérieur nous offre uneouverturedecommu-

10 TRAITÉ DES MALADIES DE i/OREILLE.

nication avec les cellules mastoïdiennes. Cette grande cavité est divisée en un nombre infini de compartiments, par des lamelles osseuses, sorte de trabécules qui rappellent tout à fait le tissu spongieux des os.

Une membrane muqueuse d'une grande délicatesse, tapisse toutes ces lamelles (comme un véritable périoste), et la grande cavité mastoïdienne qu'elles concourent à fermer.

C'est ici le lieu de parler des prétendus trous de communication établis entre la caisse, les cellules et la cavité du crâne.

J'aurais sans doute passé sous silence ces hypothèses surannées, si plus loin, au chapitre De Votorrhée, je n'eusse été obligé de combattre une théorie émise par Itard. et qui repose en partie sur cette erreur anatomique. Je veux parler de l'otorrhée cérébrale primitive.

Longtemps avant Itard, Valsalva avait déjà pensé qu'une collection de pus, enfermée dans le crâne, pourrait ainsi se frayer une issue au dehors.

Nous le voyons, en effet (1), accumuler les preuves, cherchant ainsi à démontrer les trous par lesquels la caisse du tympan communique avec la cavité du crâne : il les plaçait vers la partie supérieure des cellules mastoïdiennes, au-dessus du point où le marteau s'articule avec l'enclume. Il dit même les avoir vus au nombre de deux ou trois; d'autres fois, il n'y en avait qu'un seul : leur situation, leur grandeur, leur forme, ne variaient pas moins. Dans certains cas, il put les distinguera la première inspection. D'autres fois, il lui a fallu, pour les voir, injecter la caisse par la trompe d'Eustache, et, dans ce cas, il a vu constamment le liquide passer dans le crâne. D'après Valsalva. ces trous étaient destinés à débarrasser la cavité encéphalique des liquides que la nature veut expulser par l'oreille.

Tiennent ensuite les preuves, tirées de l'anatomie pathologique.

Dans un homme chez lequel il avait observé une perforation de la membrane du tympan, il trouva un liquide copieux et limpide dans les ventricules du cerveau et entre la dure-mère et la pie-mère ; la partie antérieure du cerveau était sphacélée et jaunâtre ; la dure-mère offrait la même couleur, non-seulement près

(1) De aure Itumana tractatus.

des circonvolutions lésées, mais encore jusqu'à la région où il plaçait les trous de communication dont il s'agit. La surface interne de la caisse était teinte en jaune, ainsi que la face antérieure de la membrane du tympan.

Il rapporte encore une autre observation d'un homme, mort en peu d'heures, à la suite d'une apoplexie, avec paralysie de la moitié gauche du corps et qui rendit par la bouche, après avoir expiré, du sang fourni par la trompe d'Eustache : les ventricules du cerveau étaient remplis de sang, beaucoup plus à droite qu'à gauche; l'oreille du même côté était remplie de sang.

Dans l'un et l'autre cas, Valsalva dit avoir trouvé les trous de communication très-visibles. Malheureusement, personne n'a pu constater leur existence, depuis cette époque.

Après avoir passé en revue les parois de l'oreille moyenne, nous avons à examiner ce qu'elle contient dans son intérieur.

Notons, d'abord, que cette cavité contient de l'air. Nous verrons ultérieurement quel rôle joue ce fluide, dans la transmission des sons : et il nous sera facile de montrer combien sa présence est nécessaire dans l'oreille moyenne.

La cavité moyenne de l'oreille est traversée, de la membrane du tympan à la fenêtre ovale, par une chaîne d'osselets articulés entre eux, au moyen d'un petit appareil synovial et ligamenteux. Ces osselets sont au nombre de quatre , et nous trouvons, en allant du dehors en dedans :

1 ° Le marteau ;

2° L'enclume;

3° L'os lenticulaire ;

l« L'étrier.

Le marteau est le plus considérable. 11 doit son nom à sa ressemblance avec cet instrument. On distingue au marteau le manche qui correspond à la membrane tympanique et trois apophyses.

L'enclume, composée d'un corps à surface concave pour recevoir la tête du marteau, et de deux extrémités apophysaires dont l'une s'articule avec l'os lenticulaire.

L'os lenticulaire y qui n'est autre chose qu'un petit noyau osseux, interposé entre la longue jambe de l'enclume et la partie

la TRAITE DES MALADIES DE L'OREILLE.

supérieure et externe de rétrier, auquel on le rencontre même quelquefois soudé.

L'étrier, articulé avec la fenêtre ovale de la manière que nous avons décrite.

Toutes ces articulations des osselets sont, comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire, pourvues d'une couche cartilagineuse, de membranes synoviales et de fibres ligamenteuses.

On a décrit plusieurs muscles, destinés aux mouvements de ces osselets ; mais nous ne nous y arrêterons pas. La présence d'un seul est incontestable: c'est le muscle interne du marteau, ou tenseur de la membrane du tympan.

§ 3. — Oreille interne ou labyrinthe.

C'est la partie de l'appareil de l'audition, qui commence à la fenêtre ovale et qui comprend :

1° Le vestibule ;

2° Les trois canaux demi-circulaires;

3° Le limaçon ou cochlée.

Le labyrinthe est situé dans l'épaisseur de la portion pierreuse du temporal, entre la cavité tympanique et le conduit auditif externe. Le vestibule est au centre et un peu au dehors ; les canaux sont en arrière, et la cochlée en avant.

Nous allons commencer par étudier la partie osseuse de cet appareil.

Le vestibule est une cavité ovoïde, dont le grand diamètre est transversal. On y voit plusieurs ouvertures : 1° la fenêtre ovale ; 2° les cinq orifices des canaux demi-circulaires; 3° plusieurs pertuis pour les filets nerveux ; 4° l'orifice de l'aqueduc de Fallope; 5° l'orifice de la rampe externe du limaçon; 6° la terminaison de l'aqueduc de la cochlée.

Les canaux demi-circulaires sont au nombre de trois, deux verticaux et un horizontal, le plus petit.

Comme les extrémités de ces canaux se réunissent, il s'ensuit qu elles ne présentent que cinq ou six ouvertures, dans le vestibule.

Les canaux verticaux se renflent à leurs extrémités -, le canal horizontal ne présente ce renflement qu'à son extrémité antérieure.

On ne peut donner une meilleure idée du limaçon qu'en le comparant à la coquille de cet animal. C'est donc un canal ou cône creux qui tourne autour d'un axe horizontal, de manière à faire deux tours deux tiers sur cette tige conique. Seulement, la cavité de ce cône creux est séparée en deux parties ou rampes par une cloison, ou lame spirale, percée, vers le sommet du cône, d'un trou de communication, appelé bouteille.

Des deux rampes, l'une, qui est interne ou postérieure, située à la base du limaçon, plus large, plus courte et d'abord un peu droite, commence à la fenêtre ronde ; à sa partie inférieure est l'orifice de l'aqueduc du limaçon. — L'autre rampe, externe ou antérieure, rapprochée du sommet du limaçon, plus étroite et plus longue, commence dans le vestibule par une ouverture trèsévasée. C'est par là que le liquide vestibulaire pénètre dans les rampes du limaçon.

Une membrane très-fine et fortement adhérente aux os, tapisse toutes les cavités du labyrinthe : outre cette membrane, Breschet a décrit, dans le vestibule, deux sacs membraneux, dont l'un, l'utricule, communique avec trois tubes de même nature, situés dans les canaux demi-circulaires ; tandis que l'autre, le saccule, forme une cavité sans ouverture. D'après certaines dissections (que je ne puis encore faire connaître qu'incomplètement, mais que je veux poursuivre), le saccule, l'utricule, le labyrinthe membraneux, seraient encore de pures créations de l'esprit, ainsi que cela est arrivé plus d'une fois à Breschet (1).

Le saccule, l'utricule, la membrane fine qui tapisse l'intérieur des canaux demi-circulaires, ne sont, pour nous, que l'expansion membraneuse des nerfs labyrinthiques (émanés du nerf auditif) : en un mot, c'est, pour nous, la rétine de V oreille.

Quant au liquide labyrinthique, si bien démontré par Valsalva et Cotugno , il était au moins inutile de créer deux mots nouveaux pour le dénommer (/jérilymphe et endolymphe).

Ce liquide (humeur de Cotugno) remplit exactement toutes les cavités labyrinthiques. On n'y trouve ni air ni vide. — Ce point délicat, longtemps contesté malgré l'autorité de Cotugno et

(i) Ces idées sont celles professées par M. le docteur Auzoux, depuis longues années.

Quelques dissections les ont déjà positivement confirmées. Nous nous «tluicerons de démontrer plus complètement ce point d'anatomie.

14 TRAITÉ DES MALADIES DE i/OREILLE.

de Caldani, fut définitivement mis hors de doute par P. F. Meckel, dans une dissertation publiée en 1777 (1), et qui restera toujours un modèle en ce genre.

On trouve encore dans le labyrinthe (d'après Breschet), et surtout dans les sacs du vestibule et plus rarement dans les canaux demi-circulaires, une poudre fine, à laquelle cet auteur a donné le nom d'otoconie , et qu'on ne trouve pas chez tous les individus. Cette poussière existe, en effet, quelquefois ; mais elle nous a semblé, dans ce cas, être le résultat de l'altération cadavérique que les extrémités nerveuses du labyrinthe subissent rapidement après la mort, et à la suite de certaines altérations pathologiques.

§ 4. — Système nerveux de l'organe auditif.

Les nerfs labyrinthiques et cochléaires , branches du nerf auditif qui se terminent en anses sur les parois du limaçon et du vestibule; divers rameaux et filets du nerf facial, du ganglion otique, etc., composent ce système. Une description complète remplirait un volume et ne convient point ici. Un mot seulement : sur des pièces que j'ai préparées pour le concours de prosecteur à l'amphithéâtre des hôpitaux, en 1850, et qui avaient pour but la démonstration des ganglions des nerfs crâniens , j'ai fait voir les différents nerfs qui se rendent aux appareils des sens et à celui de l'ouïe en particulier.

1° J'ai démontré l'origine du nerf auditif sur les parois du quatrième ventricule, l'extrême mollesse de ce nerf depuis son origine jusqu'à sa terminaison au labyrinthe. Cette mollesse est telle, que peu d'heures après la mort, il suffit de verser quelques gouttes d'eau à la surface de ce nerf pour voir son tissu se dissocier et donner lieu à une sorte de bouillie pulpeuse.

2° J'ai fait voir que les nerfs acoustique et facial ne s'anastomosent point au fond du conduit auditif interne par l'intermédiaire du nerf de Wrisberg, mais que ce dernier nerf, après s'être simplement accolé au nerf facial, s'en détache pour former la racine motrice du ganglion otique;

3o Que le ganglion otique fournit positivement un filet moteur au muscle interne du marteau;

(1) Dissertatio de labyrintho auris. Argentorati, 1777, in-4.

PART. I. — CHAP. I. AISATOMIE.

4° Que le plexus tympanique émané du ganglion d'Andersh, du glosso-pharyngien et du petit nerf pétreux, forme une toile nerveuse des plus délicates, placée sous Pépithélium de la membrane muqueuse qui tapisse la paroi interne de la caisse ; et par conséquent, que ce plexus doit avoir une grande influence sur la sécrétion des mucosités de cette cavité qui sont nécessaires à ses fonctions.

J'aurais désiré fournir une description plus complète d'après ces pièces qui ne m'avaient pas coûté moins de six mois d'un pénible travail; mais quand je me suis présenté à l'amphithéâtre des hôpitaux, pour les examiner, j'ai pu constater qu'elles étaient détruites.

§ 5. — Vaisseaux de l'organe auditif. — A. Artères de l'organe auditif.

Elles proviennent toutes des branches de la carotide externe sauf une seule, fournie par la carotide interne.

Fis. J, représentant les artères qui se distribuent à l'oreille externe. — a la carotide citerne.— b la branche auriculaire postérieure et mastoïdienne.— c, d rameaux auri u

1° Les rameaux auriculaires antérieurs de l'artère temporale se distribuent au conduit auditif, au muscle auriculaire antérieur et au pavillon.

2° Les rameaux auriculaires supérieurs de la même artère se distribuent au muscle auriculaire supérieur.

3° La branche auriculaire profonde de l'artère maxillaire interne remonte sur le temporal, derrière le conduit auditif, et se distribue à ce conduit, aux glandes cérumineuses et à la membrane du tympan.

A0 La branche auriculaire postérieure de la carotide externe (née quelquefois de l'artère occipitale) commence au-dessus du muscle digastrique, remonte dans la glande parotide jusqu'à la partie inférieure du pavillon, fournit la stylo-mastoïdienne, se divise en deux branches, dont l'une remonte entre la peau et le cartilage et se distribue à toute la face convexe de la conque, tandis que l'autre se porte au-dessus de l'apophyse mastoïde, pour aller se terminer aux muscles auriculaire, postérieur et occipital, et à la peau.

5° Le rameau tympanique, ou inférieur, de l'artère méningée moyenne ou sphéno-épineuse, s'introduit dans le conduit qui loge le muscle du marteau, et se distribue à ce muscle, ainsi qu'à la membrane muqueuse du tympan.

6° L'artère tympanique y fournie par l'artère maxillaire, se porte vers la fente glénoïdale, se distribue au muscle du marteau, et pénètre avec lui dans la caisse.

7° Le rameau tympanique, né de la carotide interne avant qu'elle sorte du canal inflexe du rocher, perce la paroi de la caisse, se distribue à la membrane qui revêt cette cavité, et s'anastomose, sur le promontoire, avec le rameau tympanique de l'artère sphéno-épineuse.

8° Quelques ramuscules tympaniques pénètrent dans la caisse par de petites ouvertures à peine visibles, situées à l'endroit où le rocher s'unit à la portion écailleuse du temporal, et vont se perdre dans la membrane qui tapisse le tympan.

9' L'artère stylo-mastoïdienne, née de l'auriculaire postérieure, et quelquefois de l'occipitale, donne plusieurs rameaux au conduit auditif externe, un seul à la membrane du tympan, pénètre par le trou stylo-mastoïdien dans l'aqueduc de Fallope, le parcourt, fournit des rameaux au périoste de ce canal, à la mem-

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