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DIPHTHÉRITE ET MUGUET DE LA VULVE

ARTICLE PREMIER

DIPHTHÉRITE VULVAIREi

On voit quelquefois la muqueuse vulvaire se recouvrir de fausses membranes analogues à celles qu'on observe dans la stomatite pseudo-membraneuse.

Cet accident peut se montrer dans deux circonstances très-différentes : 1° dans le cours d'une vulvite simple ; 2° dans le cours d'une infection diphthéritique franche.

Dans le premier cas, on a affaire à un épiphénomène purement local, à une manifestation diphthéritique isolée; c'est une complication, sans gravité, de l'inflammation primitive.

Dans le second cas, la diphthérite vulvaire se développe indépendamment de toute phlegmasie locale anlérieure ; elle est le produit d'une cause générale, spécifique, infectieuse, qui exerce ses ravages communément sur la muqueuse de la bouche, du pharynx^ du larynx et des bronches.

Il est de la plus haute importance de distinguer ces deux variétés de diphthérites vulvaires, en raison des différences profondes qui les séparent sous le raport du pronostic et du traitement.

La diphthérite vulvaire localisée se greffe, pour ainsi dire, sur une inflammation préexistante; c'est, à proprement parler, une vulvite pseudo-membraneuse. Elle ne s'accompagne d'aucun des symptômes généraux graves qui caractérisent la diphthérite ou infection diphthéritique.

La seconde forme de diphthérite vulvaire s'associe, au contraire, à tout ce cortège de symptômes, et en outre, au lieu d'être isolée, elle coexiste avec une angine couenneuse ou une stomatite de même nature. Le plus souvent même les fausses membranes n'apparaissent sur la vulve qu'après s'être montrées préalablement dans la bouche ou sur le pharynx.

La vulvite pseudo-membraneuse isolée est une affection bénigne, à laquelle conviennent; les moyens de traitement applicables à la

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