PRURIT IDIOPATHIQUE
Dans cette forme de prurit, admise aujourd'hui par tous les observateurs, l'examen le plus attentif ne peut parvenir à faire reconnaître une lésion locale ou circonvoisine à laquelle on puisse rattacher directement la démangeaison. Rien, ni à la vulve, ni dans le vagin, ni dans l'utérus ou ses annexes, ni dans la région anale, ni dans le rectum, rien qui puisse expliquer la violence et l'opiniâtreté du phénomène. C'est un trouble essentiellement nerveux, une perversion de la sensibilité, analogue à celle qu'on observe sur d'autres régions, du tégument externe et dont la cause anatomique n'est pas plus facile à déterminer. A peine découvre-t-on quelquefois une rougeur érythémateuse très-superlicielle, occupant toute la vulve ou disséminée par plaques. Encore peut-on se demander si cette rougeur, au lieu d'être la cause anatomique du prurit, ne serait pas plutôt l'effet du gratter auquel les malades se livrent quelquefois avec une sorte de fureur.
Le prurit vulvaire idiopathique se montre surtout chez les femmes impressionnables, nerveuses, sédentaires. Il est plus fréquent à l'époque de la ménopause, et même dans un âge plus avancé, que dans les autres périodes de la vie.
Cette névrose est caractérisée par des démangeaisons d'une vio-