PRÉFACE. XI
gligéc, de la métrite interne el du phlegmon pcri-ulénn cluuniques. La Ihérapculique de ces affeclions laissait beaucoup à désirer et ne se trouvait formulée nulle part d'une manière précise et complète. Je lui ai consacré un chapitre spécial et très'étendu. J'ai cru nécessaire d'entrer à ce sujet dans des détails trèscirconstanciés et presque minutieux , car le traitement que je propose est tellement nouveau, tellement opposé à la pratique généralement suivie, que je devais prévenir leg critiquas exagérées et les objections mal fondées. Déjà quelques esprits prévenus, mal informés sans doute, ou n'ayant pris qu'une idée très-imparfaite de ma méthode^ m'ont accusé de pousser jusqu'à l'abus les émissions ganguines. Pour toute réponse, je les invite à lire les articles de ce livre consacrés au traitement général des pblegmasies utérines et péri-utérines ; ils pourront se convaincre que je n'ai pas recours à la saignée d'une manière indifférente et en quelque sorte arbitraire ; ils verront que j'ai subordonné son emploi à des indications formelles, à des règles précises et déterminées. Si, au début de ma pratique, il m'est arrivé quelquefois de dépasser les bornes, c'est que je n'avais pas encore trouvé les moyens puissants dont je dispose aujourd'hui pour triompher de certains cas de métrite interne, dont l'opiniâtreté faisait et fait encore le désespoir des médecins.
Je me suis longuement étendu sur la description des phénomènes nerveux (crises hystérilbrmes, paralysies, névralgies, etc.) , sympathiquement liés aux phlegmasies utérines et péri-utérines. 11 était utile d'appeler l'attention des praticieng mr la fréquence et la nature de ces phénomènes, dont le point de départ est trop souvent méconnu et qui sont journellement la source des erreurs les plus regrettables.
L'hématocèle a été aussi de ma part l'objet d'une étude toute particulière. Cette affection, dont la connaissance date seulement de quelques années, présentait encore dans son histoire plusieurs points à élucider. Je crois être parvenu à mettre plus de précision dans le diagnostic et à tracer d'une manière plus nette les indica" tions thérapeutiqueg.
J'ai également insisté, plus que ne l'avaient fait les auteurs qui
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m'ont précédé, sur les rétrécissements utérins et sur les granulations intra-utérines.
Enfin, j'ai émis quelques vues nouvelles sur la métrorrhagie, et j'ai particulièrement fait ressortir les rapports de cette affection avec la métrite interne et le phlegmon péri-utérin chroniques. Je crois avoir complété ainsi l'étude des métrorrhagies symptomatiques, qui n'avait été jusqu'à présent qu'ébauchée.
La deuxième partie de ce livre comprend plus de cent observations, choisies parmi un très-grand nombre, que j'ai recueillies moi-même, ou qui ont été recueillies sous mes yeux, avec un zèle auquel je me plais à rendre hommage, par plusieurs de mes élèves, et spécialement par MM. Joseph Boyer, Coffin, Bogros, Margerie, Linas, Cestan, Trotignon, Prost, Dupuy, Letellier, Beaumetz-Dujardin, Bisson et Descroizilles. J'aurais pu disséminer ces faits dans le corps de l'ouvrage, et les citer à l'occasion des maladies auxquelles ils se rapportent; mais j'ai mieux aimé les réunir par séries à la suite des généralités, afin, d'une part, de ne pas interrompre la description nosographique, et, d'autre part, de placer les principaux documents sous les yeux du lecteur, et de lui permettre ainsi de les embrasser dans leur ensemble, de mieux les comparer entre eux, de saisir plus facilement leurs analogies et leurs différences, et d'assister, pour ainsi dire, aux diverses phases de mes recherches.
Si, dans certaines observations, j'ai cru devoir citer le nom de quelques-uns de mes confrères, ce n'est point pour jeter le blâme sur leur pratique ; c'est uniquement pour prouver combien les opinions que je professe s'éloignent en certains points des idées généralement admises, et combien étaient insuffisantes ou inefficaces les médications ordinaires, même entre les mains des praticiens les plus éminents.
Si je n'avais obéi qu'à un intérêt personnel, j'eusse déjà public depuis longtemps cet ouvrage. Mais j'ai cru qu'il était plus sage de suivre ce précepte de Lacnnec : « Ne vous hâtez pas de publier vos travaux, de peur de rendre le public confident de vos erreurs. » Ce n'est donc qu'après quatorze ans de sérieuses études et de persévérantes recherches que je me suis décidé à faire con-