ESPECES
1° Nævi pigmentaires.
2° Leotigo.
3° Ephélides.
4° Nigritie.
5° Vitiligo.
6° Albinisme.
7° Taches vineuses.
8° Nævi vasculaires.
9° Tumeurs fongueuses.
10° Acné puncta ta.
11° Acné varioliforme.
12° Acné miliaris.
13° Molluscum.
I 14° Verrues.
15° Durillons.
16° Cors.
17°Ichthyose.
2° Inflammations!
simples constituant des
maladies locales.
18° Productions cornées. .6° du derme. . . . . ll9°Kéloïde.
20° Erythème.
21° Strophulus.
22° Urticaire.
23° Herpès.
24° Ecthyma.
25° Prurigo.
26° Acné.
27° Pemphigus.
Maladies
parasitaires.
1° Parasites végétaux
2° Parasites animaux
28° Favus.
29° Herpès circiné.
30° Herpès tonsurant.
31° Sycosis.
32° Porrigo decalvans.
33° Phthiriase.
34° Gale.
4° Maladies symptomatiques d’une
affection générale
r 35° Herpès labialis et nasalis.
j 36° Taches rosées, j 37° Sudamina.
V 38° Purpura.
5° Fièvres éruptives.
6° Dartres
47° Eczéma.
48° Lichen.
49° Pityriasis.
50° Psoriasis.
7° Scrofulides.
8° Syphilides.
9° Cancroïdes.
10° Maladies exotiques et climatériques.
Nous ne pensons pas devoir soumettre à notre critique cette classification, sur laquelle, j’en suis convaincu, M. Hardy n’a pas encore dit son dernier mot. Il en restreindra probablement les classes. Il fera rentrer plus tard, dans le cadre d’affections qui sont un reflet d’un état général de l’économie, des maladies qu’il a peut-être trop localisées. Quelque récente qu’elle soit, nous nous empressons de la livrer à la publicité, et nous remercions notre collègue de nous y avoir autorisé.
Telles sont les principales classifications adoptées jusqu’à ce jour par les dermatologistes, en tant qu’elles offrent réellement les caractères qui peuvent leur faire donner le nom de classification. Si nous nous résumons à cet égard, nous verrons qu’elles ont été faites soit en vue du diagnostic, soit en vue de la thérapeutique des maladies de la peau. Elles ont toutes leur côté avantageux et utile. Aux personnes qui veulent apprendre à reconnaître une maladie de peau, je leur dirai : Attachez-vous à la classification germanicoanglaise de Plenck et de Willan , adoptée avec quelques légères modifications par MM. Baumès, Gazenave et Schedel , Gilbert et Rayer; à celles qui voudraient grouper entre elles les maladies cutanées dans le but d’applications thérapeutiques générales pour chaque groupe : Adoptez la dernière classification d’Alibert.
Toutes ces classifications pêchent par les deux conditions exigibles pour toute bonne classification : 1° l’idée mère à laquelle
viennent se rattacher toutes les divisions, genres , espèces et variétés ; 2° l’impossibilité de rapporter à chacun de ces groupes bon nombre de maladies. Sous ce rapport, le reproche peut être généralement appliqué. Ainsi, tous les auteurs ont négligé les formes mixtes sous lesquelles peuvent se présenter les maladies de la peau.
Mais jusqu’alors notre tache a été facile : c’était celle d’un critique. Que mettre à la place de toutes ces classifications? A cet égard, nous sommes obligé d’avouer notre impuissance à remplir ce programme; les efforts de ceux qui nous suivent, MM. Bazin et Hardy, ne sont pas plus heureux que ceux des médecins qui nous ont précédé,. car dans son cours de séméiotique M. Bazin a comme nous critiqué, sans élever un nouvel édifice. Cependant il nous fallait un ordre d’exposition des maladies qui eût quelque apparence de logique. Nous nous sommes arrêté à l’idée de former des groupes morbides ; pour les constituer, nos points de départ n’ont pas toujours été les mêmes. Voici les motifs qui nous ont dirigé dans ces agglomérations de maladies: 1° autant que possible, nous avons mis à côté les unes des autres les affections qui ont entre elles des analogies de causes et de thérapeutique ; 2° dans d’autres circonstances nous avons dû faire intervenir la forme morbide; dans d’autres cas, le produit morbide ou l’accident morbide; 4° enfin l’origine climatérique. Nous sommes ainsi arrivé à constituer quatorze groupes de maladies qui forment le tableau ci-après.