‹ Traité pratique des maladies de la peauChapitre 36 sur 69 · PLIQUE · texte numérisé non relu

PLIQUE

chomqphyte. Nous en reproduisons la description. Il a son siège dans la racine des cheveux : la entre les noyaux cellulaires du cylindre radiculaire du cheveu et la surface de ce cylindre; 2° entre la gaine de la racine et ces noyaux de cellule ; 3° au centre du cylindre suivant son axe; lx° entre les cellules épithéliales qui forment la gaine qui tapisse le cheveu. C’est ce que nous avons reproduit d’après les dessins consignés dans les Archives de Johannes Müller. (Voy. planche micrographique, Plique.) Dans cette espèce, les fibres articulées sont très rares, étroites, et n’ont dans leur intérieur aucune trace d’espaces intercalaires. Les spores sont très nombreuses, rondes ou allongées, à surface lisse, et quelquefois articulées par des points qui paraissent ombiliqués. Le plus souvent ces cellules sont isolées, ou accumulées en gros groupes ; quelquefois elles sont suspendues à un hypothallus très finement fibreux. Elles ont de 0mm,002 à 0mm,005. Elles contiennent des granules moléculaires punctiformes. Quant aux cheveux, ils offrent en peu de temps : 1° un épaississement de la gaine et de la caisse; 2° une réplétion et une dilatation fusiforme de l’axe du cylindre; 3° un écartement avec séparation l’une de l’autre des fibres irrégulières en lesquelles peut se partager le cheveu ; h° une simple fente des cheveux qui laisse les spores végéter au dehors, à la surface; 5° une séparation des fibres du cheveu, qui le hérissent comme les arêtes d’un épi ; 6° une division des extrémités du cheveu ,en forme de pinceau ; 7° épaississement de l’enveloppe épithéliale du cheveu ; 8° étiolement de plusieurs cylindres du cheveu ; 9° adhérence l’une contre l’autre de touffes de cheveux et des nouvelles productions. (Ch. Robin, 7V mité des parasites végétaux.)

Quant à la matière agglutinative des cheveux, elle est composée: i° d’un grand nombre de cellules épithéliales, grandes et à noyaux volumineux, et de petits globules granuleux, comme ceux de l’inflammation; 2° de cheveux plus minces qu’a l’état normal, dont la gaine est soulevée en quelques points par des spores ; 3° de quelques cellules d’épithélium de la matière sébacée; des mycodermes, qui, naissant dans la racine des poils, restent collés à leur partie la plus voisine des bulbes, et le plus souvent sortent de la gaine vers la base du cheveu ; une fois hors de la gaine, ils se réunissent ordi-

nairement en groupes. Cette matière est brunâtre, visqueuse, molle, et colle les cheveux les uns aux autres en masses ou faisceaux plus ou moins longs ; elle se dessèche ça et là en masses de grandeur variable. Les docteurs Munter et de Baum, à Berlin, ont cherché en vain ce champignon dans la plique ; aussi M. Muller ne le regardet-il que comme une épiphénomène, un accident né de la présence de spores déposées accidentellement sur les cheveux.

Quant au traitement, ou ne connaît que les soins de propreté qui puissent utilement diminuer la durée de cette affection. Ici, comme dans la maladie pédiculaire, la section prématurée des cheveux entraîne les plus grands dangers et compromet l’existence de celui qui en est atteint; ce qui vient à l’appui des préceptes que nous donnerons quant aux indications générales dans le traitement propre à guérir la maladie pédiculaire.

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