TREIZIÈME GROUPE
Maladies des ongles.
Il n’entre pas dans le cadre que nous nous sommes tracé de décrire ici toutes les maladies des ongles; il ne s’agit que de faire connaître celles qui rentrent dans le cadre de la dermatologie. Déjà à 1 'occasion du psoriasis, nous avons fait l’histoire de l’ongle squameux ou atteint seul de cette affection ; nous nous bornerons donc ici à une énumération plutôt qu’à une description.
On appelle onyxis , onglade , toute inflammation de l’ongle, de la matière de l’ongle ou de la peau qui la tapisse. Il existe un onyxis de cause externe, provenant de piqûres, de contusion ou de toute autre cause du même genre. Une autre variété constitue ce que l’on nomme Y ongle rentré dans les chairs , ou onyxis latéral. Puis viennent les formes d 'onyxis de cause interne, telles que les onyxis eczémateux , srofuleux , syphilitique et charbonneux ou gangréneux . Nousrenvoyons donc, pour ce qui regarde celles de ces variétés qui nous concernent, aux maladies que nous avons décrites en général, et qui se trouvent localisées dans ces points circonscrits.
Viennent ensuite : 1° la chute des ongles, qui peut dépendre de l’inflammation de leur matrice, survenue à la suite d’une cause externe ou d’une chute toute spontanée analogue à l’alopécie; 2° l’accroissement exagéré de ces organes, comme nous l’avons indiqué dans le psoriasis, et quelquefois sans maladie de peau générale. Dans d’autres cas, c’est la racine de l’ongle qui se découvre, et l’on-
gle se déchausse ainsi peu’à peu; il finit par tomber. Parfois ils prennent une disposition, une conformation tout à fait vicieuse ( ficus unguium). Parfois aussi il survient un ongle supplémentaire. S’ils deviennent très arqués, ils constituent Yunguis aduncus d 'Hippocrate, état propre aux phthisiques. On donne le nom de flores unguium aux taches blanches qu’ils présentent. Dans quelques cas de paralysie ils ont pris cette teinte générale.
Ainsi qu’on peut le voir par cette énumération, la plupart de ces altérations ressortent de la pathologie générale , ou elles constituent des infirmités incurables; nous ne pensons donc pas devoir nous y arrêter.