‹ Traité pratique des maladies de la peauChapitre 64 sur 69 · PLANCHE IL · texte numérisé non relu

PLANCHE IL

Fig. 1.

La figure lro donne la représentation d’un impétigo à l’état aigu, avec sa sécrétion purulente qui se concrète en croûtes jaunes. Nous avons pris cet exemple sur la figure d’un adolescent, parce que cette maladie est très commune à cet âge. 11 est là disposé en une plaque arrondie, assez bien conformée, figurée pour représenter l 'impétigo fgurata, dénomination tirée de sa forme et non pas de son siège. Dans cette affection, la confluence des pustules est telle qu’elles se touchent, qu’elles se confondent pour donner naissance à une croûte unique. Mais on peut voir çà et là, à la circonférence de la plaque, plusieurs petites pustules isolées qui donnent une idée de l’élément morbide de l’affection. C’est donc là une maladie à élément pur, très distincte d’ailleurs de l’eczéma impétigineux représenté à l’état aigu et chronique dans la planche I. L’eczéma impétigineux est une forme composée, comme l’impétigo sycosiforme qui est représenté figure 2 est une association de deux maladies, l’impétigo et le sycosis. Aussi dans cette seconde variété la maladie siège toujours à la bouche et principalement au-dessous de la cloison du nez ou du menton. Ce ne sont pas de grosses pustules ou de gros tubercules comme dans le sycosis, mais de petites pustules isolées, assez profondément nées dans la peau, ne sécrétant que par poussées et donnant naissance à une croûte sèche, dure, saillante, adhérente, et dont la chronicité est le cachet.

Fig. h.

Dans cette figure on représente des pustules tout opposées. Elles sont larges, assez vésiculeuses, très superficielles , mais ombiliquées d’un point noir à leur centre, qui est assez profond, et qui laisse après la guérison une empreinte à la peau. C’est la pustule d’ecthyma, comme c'est aussi celle de la gale. Mais dans un ecthyma aigu, toutes les pustules tendent à s’ombiliquer ; dans la gale, ce n’est que l’exception. Cette figure est prise sur le dessus de la partie inférieure de l’avant-bras; c’est aussi là que se rencontre le plus souvent l’ecthyma. On peut voir que l'épiderme est soulevé et que l'engorgement cutané ne forme pas la dixième partie de la pustule, La circonstance qui distingue le plus facilement l’ecthyma de la gale, c’est le siège limité de cette éruption dans un point donné du corps, avec absence de tout bouton sur les points où la gale se montre ordinairement.

EXPLICATION DES PLANCHES

i?îp* 5

La figure 5 offre les caractères de pustules d’un autre genre. Elle représente ce que dans le monde on appelle le plus communément des boutons. C’est l’engorgement de la peau qui en constitue les neuf dixièmes. Le pus ou la vésicule purulente n’existe qu’au sommet. La coloration indique la forme chronique de ces boutons, et la peau blafarde sur laquelle ils sont nés fait connaître le caractère du tissu où on les rencontre le plus souvent. Cette acné siège le plus généralement à la figure, ainsi que nous l’avons représenté.

Fig. 3.

Dans cette figure on retrouve le sy cosis tuberculeux, ou mentagre, porté à son plus haut degré de développement. Deux choses frappent tout d’abord dans cette affection : la série de tubercules suppurants qui se sont développés dans l’épaisseur de la peau, et la tuméfaction de la peau, qui double, triple ou quadruple le volume du menton. Nous avons supposé une mentagre très forte en granulations, donnant toutes une suppuration moins purulente, qui a peu de tendance à se concréter et qui forme peu de croûtes. 11 existe une autre variété de mentagre que nous avons appelée pustuleuse ; elle n’a que de très rares tubercules, mais elle a surtout de très grosses pustules, et elle est accompagnée d’un engorgement à la peau peut-être plus considérable que dans la mentagre tuberculeuse.

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