‹ Traité pratique des maladies de la peau [electronic resource]Chapitre 10 sur 77 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

ecthyraa. j^eporteg-vous alors aux caractères distinctifs de ces deux affections, et vous reconnaîtrez facilement celle à laquelle vous avez affaire. Eh bien, j'ai pris là, à dessein, un des cas les \ lus compliqués.

Si nous nous adressons à la catégorie des maladies non sécrétantes, nous verrons que le médecin doit tenir compte de phénomènes divers. La rougeur de la surface malade qui ne se dessine que par ce phénomène ; la coloration jaune verdâtre, brune, ou la décoloration : ce sont des conditions qui frappent tout d'abord ; mais pour la rougeur il faut voir si elle est persistante ; ou si elle disparaît sous une pression très légère du doigt ; si sa forme est nettement circonscrite et régulière, ou si, au contraire, elle est diffuse. Sont-ce des squames ou des papules ou des tubercules qui frappent tout d'abord à la vue de la maladie, voilà autant de catégories d'affections dans lesquelles on trouve une ou deux maladies, et par conséquent le diagnostic en est d'autant plus facile.

Seulement, en procédant au diagnostic ce tableau à la main, il faut que le médecin résolve nettement la question de sécrétion ; et il ne s'agit pas ici d'une sécrétion temporaire, accidentelle, d'un moment, mais d'une sécrétion qui a une certaine .durée et qui a été sensible pour le malade. Cette première question vidée, il faut bien observer, ou la nature de la sécrétion, et la caractériser, ou le phénomène apparent du mal dans l'affection non sécrétante. Nous ne doutons pas qu'avec quelque soin le médecin ne puisse facilement arriver au diagnostic: or, dans l'état actuel de la pratique médicale, c'est, suivant nous, rendre un grand service que de mettre les médecins en état de connaître à quelle affection cutanée ils ont affaire, afin de ne pas formuler une prescription banale contre une dartre, ainsi qu'on l'a (ait si souvent jusqu'alors.

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