V. PRONOSTIC
Envisagées au point de vue du pronostic, les maladies de la peau en général sont rarement mortelles, surtout en ne comprenant que les maladies propres à nos climats. En effet, si l'on excepte le pemmigus diutinus, \erupiq} l'ecthyma cachcclicuin et le pityriasis rubra, la presque totalité des autres affections de la peau ne porte pas une
atteinte réelle à la santé. Mais le pemphigùs diutinus chronique est! toujours grave, et d'autant plus grave qu'il naît d'une cause géné-I raie asthénique physique et le plus souvent morale et que nousl n'avons aucune médication interne bien efficace à lui opposer ; quel nos moyens externes, étant tous plus ou moins résolutifs, tendent! à supprimer une éruption bulleuse et une sécrétion abondante del la peau, qui, dans la généralité des cas, se reporte alors sur la mem-ti brane muqueuse intestinale, et y fait naître une sécrétion diar-l rhéique considérable qui épuise rapidement les forces du malade ell le conduit au tombeau.
C'est d'ailleurs dans des conditions analogues, c'est-à-dire par k fait d'une diarrhée non provoquée, que le malade succombe ; c'estlà le phénomène contre lequel il faut lutter sans cesse dans le coure de la maladie ; qu'il faut prévenir, qu'il faut arrêter à tout prix quand il se manifeste.
Mais si la généralité des affections cutanées n'est pas grave, orsl peut établir comme proposition générale que la disparition brusque.u répercussion accidentelle provoquée ou non provoquée, de la plus! simple maladie de peau, est un fait d'une grande gravité.
Il se manifeste alors des phénomènes généraux ou locaux varia- i bles suivant la force et la constitution du sujet, suivant son idiosynn| crasie, c'est-à-dire suivant qu'il a ou qu'il a eu un organe souffranti'i ou enfin un organe plus faible, et vers lequel se reflète la répercus^ sion, comme se reflète la douleur d'une impression morale vive.
Le danger de la répercussion dépendra, soit de l'état général développé, soit de l'importance de l'organe affecté. En fait d'état gé- i néral il est difficile de le décrire : il s'annonce par la fièvre, mais! sans intensité, de l'abattement, du malaise, de l'affaissement; uni état, en un mot, qui n'est pas franchement dessine et qui se rap- > proche un peu de ces formes insidieuses typhoïdes que l'on voit sur-| venir sous l'influence d'une tout autre cause. Le cerveau et les or-| ganes gastriques sont pris à la fois ; ce n'est pas une arachnitis aveoî fièvre, délire, etc., c'est un état de somnolenee fébrile qui denot< que le cerveau et ses enveloppes sont malades. Qui n'a vu, paij exemple, les conséquences funestes de la suppression brusque de:) poux chez un enfant? Celui-ci est à deux doigts de sa perte, si danJ