‹ Traité pratique des maladies de la peauChapitre 22 sur 60 · BÉNIGNITÉ, MALIGNITÉ DES IIERPÉTIDES · texte numérisé non relu

BÉNIGNITÉ, MALIGNITÉ DES IIERPÉTIDES

Bénignité; malicjnité. Nous avons dit, dans une précédente conférence, quels sont les caractères qui, dans une lésion cutanée, constituent la bénignité et la malignité. Eli bien ! les lierpétidcs sont, les unes toujours malig-nes, et d'autres, tantôt bénignes et tantôt malignes. Les herpétides toujours bénignes sont l'herpès, l'impétigo, le lichen. Les herpétides, toujours malignes sont les plus rares ; c'est l'herpétide exfoliatrice,' c'est le pemphigus ; devons-nous y ajouter le rupia? — Oui, peut-être. Il y a des cas, en effet, dans lesquels le rupia, n'est pas syphilitique ; dans ces cas, il est cachectique, et comme il y a une cachexie qui est la conséquence de l'hcrpétis, on peut bien admettre que, dans ces cas, le rupia devient la manifestation de Fherpétis à l'un de ses plus hauts degrés de gravité. Il y a d'autres cas, dans lesquels, des lésions herpétiques, primitivement bénignes, sont transformées en lésions malignes, soit par des excès de tout genre, soit par un traitement intempestif : ainsi nous avons vu, chez une femme, un eczéma du bras être transformé en un pemphigus, par des applications de pommade irritante ; nous avons vu un eczéma des jambes dégénérer en un rupia, par l'usage d'eaux sulfureuses irritantes, autant par leur température élevée que par leur composition chimique. Mais s'il y a des herpétides toujours bénignes, et d'autres toujours malignes, il y en a, et ce sont les plus habituelles, que nous trouvons avec un caractère mixte, tantôt de bénignité et tantôt de malignité, suivant la forme que prennent ces herpétides, suivant leur degré de généralisation, suivant les

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