VARIOLE
nâtres ; le pus qu'elles conliennenl se concrèle en une croûte noirâtre, épaisse, sèche, qui remplace la pustule, persiste pendant un septénaire environ, et laisse, en se détachant, une cicatrice déprimée, blanchâtre, gaufrée, souvent indélébile.
La variole a, dans son évolution, quatre périodes: V jjériode prodromiqiie, qui. ne manque jamais, signalée par de la courbature, de la lièvre, de l'inappétence, et caractérisée surtout, par une racliialgie intense et constante, laquelle peut suffire à faire diag-nostiquer la variole avant l'éruption ; ^"période émptwe ; après deux, trois, et quelquefois quatre jours d'un état général prodromique g-rave, pendant lequel la racliialgie a été le phénomène dominant, la peau devient tendue, chaude, sèche, turg-escente, et d'une teinte congestive rouge foncé ; elle se couvre bientôt d'une quantité souvent innombrable de papules pointues et souvent confluentes. A ce moment, la fièvre diminue d'intensité, il y a une rémission dans l'état général ; 3° période jjustiUeuse ou de suppuration, les papules, au bout de un, deux ou trois jours, deviennent le siège d'une suppuration qui les transforme en pustules g-risâtres et déprimées à leur centre, par une ombilication caractéristique. Nous sommes à ce moment, dans la période la plus grave de la maladie, arrivée à sa période d'état, et à son paroxysme. La fièvre prend une intensité considérable, le pouls s'élève jusqu'cà 100, 120 et quelquefois 130 pulsations à la minute, la température monte à 39, 40 et 41 degrés, c'est la fièvre de suppuration. En même temps, tout lo corps est couvert d'une multitude innombrable de pus-