VARIOLE
tules grisâtres, qui le LumôficnL ; la face devient hideuse, monstrueuse, méconnaissable ; la déglutition, la phonation sont difficiles et douloureuses, en raison des pustules, développées dans la bouche et dans le pharynx ; le malaise est excessif et indéfinissable, 4° période de dessiccation ou péi'iodecroûteuse] après quatre ou cinq jours d'un état aussi grave, les pustules se resserrent; elles se dessèchent et sont remplacées par des croûtes noirâtres, sèches et adhérentes, qui persistent pendant six, sept ou huit jours, et donnent atout le corps une teinte noire, repoussante ; l'état général devient meilleur, la fièvre tombe, des abcès sous-cutanés, complication assez fréquente de la variole, se produisent à ce moment ; ils résultent de la propagation de l'inflammation de la peau, au tissu cellulaire.
La variole présente trois formes différentes : la forme grave, dans laquelle les pustules sont confluentes, et dont nous venons de tracer les principaux caractères ; la forme légère, dans laquelle les pustules sont isolées et distinctes ; la forme maligne, noire ou hémorrhagique (état général mauvais, prostration des forces, pustules molles, aplaties, sans ombilication, entourées à leur base d'un cercle purpurique et contenant, au lieu de pus, un liquide sanieux, noirâtre). Quand la variole est épidémique, elle est toujours, par cela même plus grave ; elle atteint tous les âges, la puissance préservatrice vaccinale, n'existant plus après un nombre d'années variable suivant les individus.
Traitement. Favoriser l'éruption, éloigner tout ce qui pourrait être une cause de rétrocession ; modérer l'in-
'■^"2 VARIOLOÏDE
Lciisilé (le la lièvre, par des boissons tempérantes ; prévenir les congestions cérébrales et pulmonaires, par des laxatifs ; soutenir l'état des forces, et le relever, dans la forme maligne, par des toniques, des reconstituants, des antiseptiques, des amers, du quinquina, du sulfate de <[uinine, des vins généreux.
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Varioloïde.
Les mêmes accidents locaux et généraux, mais avec des proportions moindres, caractérisent la varioloïde ; c'est une variole modifiée par la vaccination, et ne se produisant pas avec son intensité habituelle. Prodromes moins graves; fièvre moins intense, pustules moins larges, plus petites, jamais conflucntes, toujours isolées <3t discrètes ; fièvre de suppuration moins prononcée; température moins élevée, état général jamais inquiétant.
Toutes les maladies de la peau, que nous venons de décrire, sommairement, dans cette revue rapide, font partie de la grande classe des maladies sécrétantes humides ; toutes ont pour siège d'élection les régions oii la peau a le plus de finesse, où elle est le plus riche en vaisseaux capillaires, en follicules sébacés et sudoriparcs, en un mot, où elle a le plus de vitalité. Si l'on en excepte la gale, elles ont, toutes, le caractère inflammatoire ; si l'on en excepte l'acné, elles ont toutes, une évolution l'apide. Le caractère inflammatoire de l'acné étant tout