‹ Traité pratique des maladies de la peauChapitre 57 sur 60 · LICHEN 38.J · texte numérisé non relu

LICHEN 38.J

sorte d'oczéma, grolîé sur un lichen, une sécrétion humide se produisant sur des papules de lichen, qui deviennent alors des papulo-vésicules, et qui finissent par être croûteuses et squameuses. Cette affection hybride, constitutéo par deux lésions d'espèces différentes, la vésicule et la papule, eczéma et lichen à la fois, a reçu le nom d'eczéma licliénoïde, de lichen eczémateux, ou de lichen agrius. Elle siège, le plus Souvent, à la face interne des cuisses, au creux du jarret, dans les régions axillaires. Les papules du lichen peuvent donc devenir sécrétantes humides ; tandis que les papules du prurigo ne sécrètent jamais rien, et restent toujours sèches et arides.

Le lichen est, comme le prurigo, une maladie très douloureuse, seulement la modalité de la douleur est différente dans les deux maladies : dans le prurigo, c'est un prurit, ce sont des démangeaisons ; dans le lichen, ce sont des picotements, comme si des milliers de pointes d'aiguilles s'enfonçaient dans la peau.

Le lichen aigu, ou lichen ruber est un pseudo-exanthème ; il est habituellement précédé, et accompagné d'accidents généraux fébriles, toujours légers, et qui peuvent manquer. C'est la fièvre pseudo-exanthémalique hchénoïde, observée surtout au printemps, et chez les jeunes sujets. Sa durée est d'un septénaire environ ; hi lésion cutanée se termine par une légère desquamalion de l'épiderme qui recouvrait les papules, et* qui se détache en pellicules blanchâtres et furfuracées.

Le lichen a plusieurs variétés : tantôt il est aigu, nous venons de le voir ; tantôt il est chronique.

OijIBOUT, PEAU.

Page 1