LICHEN
celles du lichen sont toujours conducnles et ag-glomérécs. On peut dire que le prurigo est au lichen, relativement à la disposition de la lésion anatomique primitive, ce que la varicelle est à l'herpès et à l'eczéma ; les vésicules de, la varicelle sont toujours discrètes et Isolées, comme les papules du prurigo ; les vésicules de l'herpès et de l'eczéma sont toujours confluentes et agglomérées, comme le sont les papules du lichen.
Le prurigo a pour siège d'élection les régions où la peau a le plus de sécheresse et d'épaisseur ; le lichen, les régions où la peau a le plus de finesse et d'humidité. Dans le prurigo, il n'y a jamais rien d'aigu, ni d'inflammatoire ; tout a le caractère de la chronicité, tant au point de vue local, qu'au point de vue général. Dans le lichen, nous trouvons les deux formes : tantôt la forme aiguë, et tantôt la forme chronique; il y a un lichen aigu, et un lichen chronique. Le lichen peut avoir la forme chronique, dans tout le cours de son évolution ; il peut aussi commencer par la forme aiguë, et finir par la forme chronique; il peut aussi avoir la forme aiguë, dans toute sa durée. Les papules du prurigo sont larges et arrondies ; celles du lichen sont pointues et effilées.
Les. papules du prurigo sont toujours exemptes do tout caractère inflammatoire, elles s'élèvent sur une peau qui n'est jamais plilogosée. Les papules du lichen, au contraire, s'élèvent quelquefois sur une peau érythémateuse; etd'autres'fois, elles sont le siège d'un travail inflammatoire qui se développe dans chacune d'elles, et qui se traduit par le soulèvement, au sommet de chaque papule, d'une vésicule eczémateuse; il y a alors une