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Traité pratique des maladies de l’oreille, ou, Leçons cliniques sur les affections de cet organe

PROFESSEUR DE CLINIQUE CHIRURGICALE A LA FACULTÉ DE PARIS MEMBRE DE L'ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE OFFICIER DE LA LÉGION D'ilONNEUlt, ETC., ETC.

Hommage respectueux de L'auteur.

Placé depuis neuf années dans des conditions spéciales pour étudier les maladies de l'oreille, j'ai observé un grand nombre de malades. Les connaissances que j'ai acquises m'ont permis de faire des conférences à ma clinique pendant les années 1867-1869. Ce sont elles que je publie aujourd'hui sous la forme d'un traité pratique.

J'ai abrégé beaucoup l'anatomie et la physiologie de l'oreille, si bien traitées dans certains ouvrages connus. Puis j'ai abordé l'étude de la pathologie auriculaire en général, en ayant soin de signaler principalement les détails véritablement utiles à la pratique auriculaire.

Après l'étude de la pathologie générale, j'ai décrit les diverses affections de l'organe de l'ouïe, en attachant un soin particulier aux parties : diagnostic et traitement.

J'ai complété ce traité, en y ajoutant des articles nouveaux ou à peine ébauchés par les spécialistes français, comme par exemple ceux qui sont intitulés : Inflammation interstitielle de la caisse, tympan artificiel, taches calcaires du tympan, adhérences du tympan aux parties voisines, déformations osseuses du conduit.

Pour compléter le diagnostic, j'ai fait placer à la fin de l'ouvrage 4 planches en chromolithographie, représentant 38 dessins que j'ai faits d'après nature.

Les lympans ne sont pas fous de même dimension; les uns ont 11 millim., les autres 22 millim. dans leur, plus grand diamètre, un peu plus ou un peu moins.

J'ai donné à ces dessins des dimensions différentes, pour rendre certains détails pathologiques plus nets et savoir quelle sera la grandeur à donner à mes dessins.

Dans le courant de cet ouvrage, en parlant des perceptions crânienne et auditive, j'ai adopté des abréviations qui pourraient embarrasser le lecteur. Perc. crân. ; cr. g. ; cr. dr.; b. ; ass. b.; moyeu; faible; o, veulent dire que le malade entend bien, assez bien, moyennement, faiblement la montre ou ne l'entend pas, lorsqu'elle est appliquée sur le crâne d'une manière générale ou sur ses parties : gauche ou droite.

Perc. aur. ; or. g.; or. dr. b.; 2 mètres; 1 mètre; 10 centimètres; faible au contact; o, veulent dire que le malade entend bien la montre lorsqu'elle est placée à une distance normale de l'oreille, ou seulement à 2 mètres, 1 mètre, 10 centim. ; faible au contact ; o, lorsque la montre appuyée sur le pavillon est faiblement ou pas entendue.

Telles sont les indications indispensables que je devais donner au lecteur.

3) Juillet 1871.

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