PARALLÈLE ENTRE LES SPÉCULUMS BIVALVES. Ï
paroi interne de la caisse, la tète de l'enclume exécute le même mouvement. Sa grande branche se porte en dehors, attire la base de rétrier et tend à la faire sortir de la fenêtre ovale, l'extrémité postéro-inférieure un peu plus que l'extrémité anlérosupérieure.
Les mouvements du marteau, se faisant de dehors en dedans où de dedans en dehors, sont beaucoup plus difficiles à constater que s'ils avaient lieu d'avant en arrière.
Après avoir introduit l'instrument dans le conduit et en avoir suffisamment éclairé l'intérieur au moyen du miroir réflecteur, si l'on veut augmenter la pression sur la surface extérieure du tympan, on place dans la bouche l'extrémité libre du tube en caoutchouc, puis on insuffle lentement, dans l'appareil, une certaine quantité d'air. Celui-ci se répand dans le conduit et exerce sur le tympan une pression proportionnelle à la quantité d'air insufflé. A mesure que la pression augmente, la concavité du tympan s'exagère ; et l'on voit le manche du marteau, exécutant un double mouvement, se porter en dedans et un peu en arrière. Pendant ce mouvement, on voit la partie du tympan comprise entre la partie supérieure du conduit et l'apophyse externe exécuter des mouvements indiquant une mobilité du col du marteau et de la tète de cet os.
Cette mobilité, facile à constater dans l'état physiologique, acquiert une grande importance parce qu'elle indique un état normal dans les mouvements de l'articulation du marteau et de l'enclume.
Il est important de bien distinguer les mouvements de cette partie de la membrane afin de ne pas les confondre avec une espèce de tremblement de cette partie désignée et du manche du marteau rendu immobile par suite d'ankylose ou d'une cause quelconque. Lorsque la membrane du tympan et l'articulation du marteau et de l'enclume ont une mobilité physiologique, toute la membrane est ébranlée et entraîne le manche du marteau.
Mais comme le tympan, à cause de son élasticité, peut avoir des mouvements plus étendus que ceux du manche du marteau, il est porté plus facilement vers la paroi interne de la caisse lorsqu'on refoule de l'air dans le conduit, lien résulte que des détails nouveaux apparaissent à la surface de la membrane.
Par conséquent si le tympan est projeté un peu vers l'intérieur de la caisse, par suite d'un état pathologique, on pourra distinguer certaines parties peu visibles, en refoulant l'air dans l'oreille externe.
Lorsqu'on aspire l'air renfermé dans le conduit auditif, le tympan bombe d'autant plus en dehors que l'aspiration est plus énergique.
Il arrive un moment où le manche du marteau s'arrête et où le tympan fort élastique forme deux saillies séparées l'une de l'autre par un sillon dans lequel est placé le manche du marteau.
Pour que cet allongement exagéré de la membrane ait lieu, il faut qu'elle ait subi des modifications pathologiques. Le plus souvent la partie antérieure du tympan bombe très-peu, tandis que la partie postérieure forme du côté du conduit auditif une saillie dont le volume est proportionnel, jusqu'à un certain degré, à la force d'aspiration.
Les cas dans lesquels on exagère la convexité sont rares.
Lorsque la membrane a contracté des adhérences avec les parties voisines, il existe ordinairement des méplats ou des dépressions d'autant plus visibles que les aspirations sont plus énergiques.
Pour avoir des idées précises sur l'étendue des adhérences, il est important de faire exécuter alternativement à la membrane des mouvements rapides ou lents pour établir un terme de comparaison et tâcher d'acquérir des notions plus précises. Lorsque le tympan adhère à la paroi interne- de la caisse, il existe une dépression considérable dont certaines adhérences non soudées se portent en dehors lorsqu'on aspire l'air renfermé dans le conduit, et l'on voit, par des alternatives de refoulement et d'aspiration de l'air, des parties en apparence immobiles exécuter de petits mouvements. A ce moment la partie déprimée est représentée par des parties linéaires immobiles et par d'autres très-limitées exécutant des mouvements autant que les adhérences voisines les leur permettent.
Pendant ce tempsles taches lumineusesquand elles existent se modifient ou apparaissent pour disparaître lorsque la pression a cessé d'agir. La formation de ces taches lumineuses tient aux courbures différentes de la membrane du tympan.