‹ Traité pratique des maladies de l’oreille, ou, Leçons cliniques sur les affections de cet organeChapitre 14 sur 69 · PARALLÈLE ENTRE LES SPÉCULUMS BIVALVES. Î · texte numérisé non relu

PARALLÈLE ENTRE LES SPÉCULUMS BIVALVES. Î

Spéculum trivalve. — Il a été inventé et fabriqué en Angleterre, mais il est peu connu et a été abandonné. Je vous en ai parlé pour mémoire seulement.

Fig. 7.

Siégle de Stuttgard, est destiné à faire varier la pression exercée sur la face extérieure du tympan.

Il se compose d'un cylindre dont une extrémité coupée perpendiculairement est munie d'un tube spéculum et dont l'extrémité opposée taillée obliquement est hermétiquement fermée au moyen d'un disque en verre.

Sur les parois latérales du cylindre, on remarque un tube creux auquel est fixé un tube en caoutchouc servant au passage de l'air. J'ai modifié cet appareil de la manière suivante. Le tube spéculum a été transformé en un tronc de cône réfléchissant dans le conduit une quantité plus grande de rayons lumineux.

L'ajutage auquel est fixé le tube L a été muni d'un robinet destiné à établir ou à intercepter toute communication entre l'intérieur de l'appareil et l'air extérieur.

Le disque en verre a été enchâssé dans un anneau portant un pas de vis et pouvant être vissé ou dévissé à volonté. Cette disposition permet de transformer le spéculum pneumatique en un excellent otoscope laissant le passage libre aux instruments. Au tube tronc de cône M on a fixé un manche supportant un miroir en verre argenté R.

Mode d'emploi. — Avant d'appliquer l'appareil, on revêt le tube spéculum d'un manchon en caoutchouc S de manière à rendre plus complète l'occlusion du conduit auditif.

Parfois il n'est pas nécessaire de se servir du revêtement en caoutchouc, qui rend cette partie de l'instrument, plus volumineuse et moins glissante. Pour bien se rendre compte des mouvements qui se passent lorsqu'on soumet le tympan à des pressions variables au moyen du spéculum pneumatique, on peut faire l'expérience suivante : on prépare une oreille d'homme de manière à enlever la plus grande partie de la paroi supérieure de la caisse afin de pouvoir examiner les mouvements de la chaîne des osselets produits par les mouvements du tympan. On enlève la plus grande partie des canaux demi-circulaires, et l'on ouvre le vestibule de manière à ne léser ni la base de l'étrier ni la fenêtre ovale.

Voyons ce qui se passe à l'état normal, puis à l'état pathologique.

Lorsqu'on refoule de l'air dans le conduit auditif externe, la membrane du tympan se porte vers l'intérieur de la caisse. En même temps le manche du marteau se porte en dedans et légèrement en arrière ; la tète du marteau se porte en dehors, c'est-à-dire s'applique contre la partie de la paroi externe correspondante de la caisse. La tête de l'enclume suivant les mouvements de la tête du marteau, la grande branche se porte en dedans, exerce une pression sur le sommet de l'étrier dont la base pénètre dans la fenêtre ovale.

Cependant l'extrémité postéro-inférieure delà base de l'étrier paraît saillir très-légèrement plus du côté du vestibule que son extrémité antéro-supérieure.

Lorsqu'on aspire l'air renfermé dans le conduit auditif externe, la membrane du tympan se porte en dehors ; le manche du marteau se porte en dehors, et un peu en avant.

La tête du marteau se portant en dedans, c'est-à-dire vers la

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