DE L'ÉCLAIRAGE
• il
turc. L'autre extrémité, qui peut se fermer au moyeu d'un bouchon à vis, permet l'introduction d'une bougie dont la mèche passe à travers l'ouverture désignée. Au furet à mesure que la bougie brûle, elle monte, poussée par un ressort à boudin placé au-dessous d'elle. Ce petit mécanisme devrait exister dans le dernier appareil du docteur Bonnafont.
Otoscope de Bntton ou otoscope anglais. — Il se compose d'une caisse cylindrique dans laquelle est fixé un miroir plan incliné à 45° et percé d'un trou central.
A l'une des extrémités, on visse à volonté un des trois spéculums. A l'extrémité opposée est un petit tube passant à frottement doux dans le tube caisse, il est muni d'un oculaire et d'une lentille convergente sur la paroi latérale du cylindre ou tube caisse ; il existe, vis-à-vis du miroir plan, une ouverture assez large à laquelle est fixé un entonnoir très-évasé, destiné à concentrer les rayons lumineux destinés à être réfléchis sur le miroir plan, tout l'appareil estargenté à l'intérieur. Cet appareil, qui donne un bel éclairage, présente deux inconvénients très-sérieux :
1° Il nè laisse pas le conduit libre et ne permet pas d'y introduire des instruments;
2° On ne peut pas le mettre au point, à cause du peu de longueur du tube portant l'oculaire et la lentille convergente.
Triquet(l) remit en honneur les modes d'éclairage de Bozzini et de Miller Sameiter.
Les praticiens allemands (2) emploient des miroirs concaves de 8 à 9 centimètres de diamètre et de 14 à 16 centimètres de foyer. Ils sont étamés avec une feuille d'argent et percés d'un trou central comme les miroirs d'ophthalmoscope.
Lorsqu'on veut faire des opérations délicates, on maintient, le miroir fixé à des lunettes (Semeleder), à la région frontale (Kramcr), au-devant de la bouche (Brims). Les nuages blancs ou légèrement grisâtres, le soleil se refléchissant sur des murs blancs, donnent, d'après le professeur Trœltsch, la plus belle lumière.
Appareil du docteur Garrigou-Désarènes. — Il se compose
(1) Leç. clin., 2e partie. Paris, I80G.
(2) Trœltsch, op. cil.
52 MALADIES DE l' OREILLE.
d'une caisse de forme parabolique au foyer de laquelle est placée une lampe.
A la grosse extrémité de cette caisse parabolique est fixée une lentille qui sert à concentrer les rayons lumineux.
Cet appareil, produisant un assez bel éclairage, a l'inconvénient de donner une lumière bleuâtre qui modifie un peu la coloration des parties soumises à l'examen.
Il a l'avantage, comme plusieurs autres appareils à éclairage, d'éclairer d'autres cavités du corps.
De tous les appareils que je viens de décrire, choisissez les plus simples; ce sont les plus commodes, les moins coûteux, les plus pratiques. Parmi ceux qui réunissent tous ces avantages, viennent, en première ligne, le miroir des Allemands et le spéculum otoscope.
De la sonde, des bougies, du cathélérisme. — La sonde, dont l'origine est moins ancienne que celle du spéculum, fut inventée en 1724, par un homme étranger à la médecine. C'était un maître de postes à Versailles, le nommé Guyot, qui avait étudié, sur des préparations anatomiques, la situation de la trompe d'Euslachc. Avec un tube coudé qu'il introduisit dans la bouche jusque dans le pavillon de la trompe, cet expérimentateur fit ce que des savants ne songeaient pas à essayer.
Depuis cette époque, ce grand moyen de diagnostic et do traitement fut connu et devint la cause de discussions dont la narration serait trop longue et m'écarterait trop de mon sujet.
Cléland (Trans. philos., 1741) modifia l'instrument et l'introduisit par les fosses nasales; mais sa sonde présente les inconvénients d'être flexible et munie, à son extrémité, de deux trous latéraux faisant prendre une mauvaise direction au fluide qui y passe. Rien ne prouve qu'il s'en soit servi avec succès, et les chirurgiens de Montpellier ne purent en retirer aucun fruit, puisqu'ils ne parvinrent à injecter la trompe qu'après avoir donné à l'instrument une courbure fixe.
Antoine Petit (1753), après avoir modifié l'instrument, dit avoir injecté sûrement la trompe d'Eustache.
Wathen, qui a laissé un bon mémoire sur les injections faites dans la trompe, ne dit pas quelle sonde il employait.
Le docteur Portai {Chirurgie pratique, 1768) injecta la trompe avec une sonde creuse en argent, telle qu'on la voit représentée