‹ Traité pratique des maladies de l’oreille, ou, Leçons cliniques sur les affections de cet organeChapitre 5 sur 69 · RÔLE DU CONDUIT · texte numérisé non relu

RÔLE DU CONDUIT

de la physiologie de l'organe de l'ouïe qui, jointe à vos connaissances acquises, vous facilitera l'étude des phénomènes physiologiques dont cet organe est le siège.

Nous aurons à étudier le phénomène qui se produit lorsqu'un bruit frappe notre oreille et émeut lé nerf auditif. Mais, auparavant, il est nécessaire de connaître le rôle que joue chaque partie constituante de l'organe de l'ouïe.

La disposition même du pavillon de l'oreille semble nous rendre compte de ses usages, car, si nous passons en revue la série animale, nous voyons que le pavillon est très-mobile et très-développé chez les animaux, dont l'ouïe est excellente. Nous pouvons donc dire que cette partie de l'oreille n'est pas indispensable à l'audition ; elle est un accessoire de perfectionnement servant à rendre les sons plus nets.

HÔLE DU CONDUIT.

Le conduit auditif externe vient compléter le cornet acoustique, dont le pavillon de l'oreille représente l'extrémité évasée. Il sert à la concentration des ondes sonores.

On s'est souvent demandé pourquoi le conduit auditif était pourvu de poils dont la présence peut diminuer l'audition. Ces appendices cornés servent à tamiser l'air entrant dans le conduit et s'opposent à la libre entrée des corps étrangers. Bien qu'ils paraissent troubler l'état fonctionnel de l'oreille, ils sont cependant utiles.

UÔLE DU TYMPAN.

La membrane du tympan est destinée à recevoir les oudes sonores et à les transmettre beaucoup mieux qu'un corps solide, lorsqu'elle a un degré de tension convenahle.

D après les découvertes de J. Millier, une membrane comme celle du tympan, en contact avec l'air des deux côtés, paraît transmettre beaucoup mieux les vibrations que si elle était en contact avec d'autres milieux.

Pour vibrer, la membrane du tympan doit présenter une

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certaine tension déterminée par des cordes musculaires élastiques qui sont les muscles interne et externe du marteau et le muscle de rétrier.

Mais, lorsqu'elle est perforée, par exemple, l'audition est compromise à des degrés variables. D'après les recherches de M. Bonnafont, les sons ne sont pas également perçus lorsque la perforation siège à la partie postérieure ou à la partie antérieure de la membrane ; ce fait ne me paraît pas bien démontré.

Lorsque la perforation siégea la partie postérieure, dit M. Bonnafont, les sons graves sont mal perçus ; mais lorsqu'elle intéresse la partie antérieure de la membrane, les sons aigus sont moins bien entendus.

La membrane du tympan est soumise à des modes de vibrations très-compliqués qu'il me paraît impossible d'analyser complètement.

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