‹ Traité pratique des maladies de l’oreille, ou, Leçons cliniques sur les affections de cet organeChapitre 53 sur 69 · OTITE PÉMOSTISTE STRUM. DE LA CAISSE DU TYMPAN · texte numérisé non relu

OTITE PÉMOSTISTE STRUM. DE LA CAISSE DU TYMPAN

Au mois de juillet 18G7, l'état actuel des conduits était satistaisant ; il y avait peu de suppuration.

Le tympan gauche était très-épaissi et présentait deux perforations à travers lesquelles on voyait le pus noirci par le sous-acétate de plomb renfermé dans la caisse. Le bord supérieur de la perforation inférieure présente des mamelons rouges très-petits et saignant au moindre contact.

Cette membrane qui a subi des transformations profondes ressemble tellement à la peau du conduit qu'il serait impossible de l'en distinguer si elle n'avait pas une direction trèsdifférente.

Par ces ouvertures pathologiques, il est facile de faire des injections avec une petite canule et d'introduire dans la caisse des bourdonnets de coton trempés dans un liquide astringent ou caustique. Le tympan droit est très-épaissi, soutenu par le manche du marteau ; il a été perforé à quatre fois différentes par des mamelons de la caisse se développant peu à peu, causant de l'inflammation et déterminant une perforation.

Malgré cet épaississement considérable des tympans, la malade entend bien lorsque la caisse ne renferme pas de pus. Aussitôt après une injection par la trompe, le muco-pus qui couvrait la paroi interne de la caisse est entraîné, et l'audition redevient bonne, car la montre est entendue à une grande distance, et la conversation suivie sur tous les tons.

Il y a un an et demi, cette jeune fille conservait encore un léger écoulement des caisses, et entendait d'une manière satisfaisante.

Je crois que si les menstrues apparaissaient, l'écoulement des oreilles disparaîtrait. On doit donc attendre patiemment et continuer un traitement général et quelques pansements locaux.

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