RÉFRACTION STATIQUE ET RÉFRACTION DYNAMIQUE
lieu à deux images q et q\ La modification de l'étal de réfraction qui s'opérait de P jusqu'à R ne s'exécute donc plus après R, ainsi que, dans le premier cas, elle cessait en deçà de P.
On remarquera que, dans la première expérience, si l'on bouche le trou 0, c'est l'image 5, du même côtésur la rétine que 0, qui disparaît; dans le deuxième cas, c'est l'image q' du côté opposé.
Dans le premier exemple, les rayons K w et K' <S' se rencontrent donc seulement après la rétine; dans le second, s" VI"'
ils se rencontrent avant elle. Nous rappellerons plus loin cette démonstration, quand il s'agira de déterminer exactement les limites P et R.
4° On démontre encore objectivement l'aberration de parallaxe dans l'œil, par la nécessité de sa correction physiologique au moyen de l'expérimentation suivante : Observant au microscope une image nette formée à la partie postérieure du corps vitré, ou en arrière de lui, sur un œil frais d'un animal supérieur (avec ou sans conservation de la cornée) et représentant un objet éloigné d'au moins dix mètres, si l'on interpose, au-devant de l'œil en observation, une lentille dispersive de deux à trois pouces, l'image devient à l'instant confuse. Il faut alors reculer d'un certain nombre de millimètres (2 1/2 à 6 millimètres suivant les animaux), l'objectif et le corps du microscope, pour rendre à l'image sa netteté. Cette image a donc reculé elle-même de cette quantité. On obtient le même résultat si l'on a placé devant l'œil en observation, et à la même distance (de deux à trois pouces) un objet de dimension en proportion avec celte distance. Il faut reculer le corps de l'instrument de cette même quantité pour passer de l'une des images à l'autre.
5° Enfin, voici encore une démonstration objective de cette même propriété que possède l'œil de s'accommoder aux distances : Quand on examine à l'ophthalmoscope fixe un œil humain, dont la pupille a été dilatée, et qu'on se met dans de tels rapports de distance avec l'œil observé que l'image de la flamme de la lampe se dessine très nettement sur la choroïde, si le sujet est encore en possession d'une certaine partie de sa propriété d'ajustement, on constate ce qui suit : Après avoir observé l'image de la lampe et l'avoir vue avec la plus parfaite netteté, lors du regard indifférent du sujet, on l'invite à porter son attention sur un objet rapproché, toujours dans la même direction visuelle. Alors, au moment de l'effort accommodatif, on remarque que l'image de la lampe, premièrement très nette, devient étalée, diffuse, mal délimitée. Preuve évidente d'un changement de l'état dioptrique, pendant le passage de la vision distante à la vision rapprochée.
5. RECHERCHE DU PRINCIPE CORRECTEUR DE L ARERRATION DE PARALLAXE OU DU SIEGE