‹ Traité pratique des maladies des l'oeil : (volume 2)Chapitre 13 sur 273 · DE L'ACCOMMODATION · texte numérisé non relu

DE L'ACCOMMODATION

18. — L'accommodation de l'œil aux distances rapprochées n'a point lieu par un changement de forme du globe oculaire, s'allongeant sous l'influence de la pression des muscles de l'œil, et augmentant ainsi la distance qui sépare la rétine du cristallin.

1° Les nécessités physiologiques qui président à la fonction doivent, selon toute apparence, exiger la conservation de la forme sphérique de la surface rétinienne ou sensible, et conséquemment du globe oculaire qui lui sert de support. La correspondance exacte du tableau intérieur avec l'hémisphère extérieur impose cette loi.

2° 11 n'existe peint de muscles qui soient disposés autour de l'organe, de façon à Val-

XII DIOPTRIQUE PHYSIOLOGIQUE

longer régulièrement. (Voir, dans nos Leçons sur le strabisme, la théorie statique du globe oculaire.)

3° Dans plusieurs cas de paralysie complète des muscles de l'œil, l'accommodation a été trouvée persistante.

4° Inversement, on la voit tous les jours palhologiquement abolie, avec persistance parfaite de l'activité de tous les muscles extrinsèques.

5° Expérimentalement, on modifie tous les jours, par excès ou par défaut, par spasme ou par paralysie artificielle, la faculté accommodalrice, par la fève de Calabar ou par l'atropine, qui n'exercent aucune action sur les muscles de l'œil.

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