IM1THALMITIS RÉFLEXE OU SYMPATHIQUE
SECTION XLI
OPHTHALM1ES ARTIFICIELLES. (P. 416.)
Ce n'est pas seulement chez les soldats qu'on les observe, ainsi qu'en font foi les deux observations qui suivent :
Obs. 216 (1): — Une pensionnaire d'un orphelinat fut confié à mes soins, à SL-Mary's Hospitalier un des administrateurs qui s'intéressait à sa triste position. Elle paraissait atteinte d'une inflammation chronique de l'œil droit, avec léger trouble de la cornée. Une semaine succédait à l'autre, sans qu'il survint aucune amélioration, malgré une grande variété de moyens employés; je pensais qu'il devait y avoir à cela quelque cause spécia'e, je fis entrer la jeune fille à l'hôpital pour qu'on pût la surveiller. Tout ce que j'appris, c'est que, bien qu'elle se plaignît toujours beaucoup de son œil, lors de ma visite, elle n'en paraissait nullement incommodée le reste du temps. Ceci me donna la conviction qu'elle devait irriter elle-même son œil, mais on ne put la prendre sur le fait, et au bout d'un mois, elle fut renvoyée à la consultation externe dans le même état. Quelques jours après, je rencontrai cette fille à une petite dislance de l'hôpital où elle se rendait à ma consultation. Je l'arrêtai et, sans lui rien dire, j'abaissai la paupière inférieure de son œil malade. Le mystère se trouva éclairci sur-le-champ. Un petit copeau de bois était habilement placé entre l'œil et les paupières, et on le relirait toujours dès que je devais examiner l'œil. Cette parcelle de bois était complètement enveloppée, de mucus, et servait évidemment depuis longtemps à celle fraude.
Obs. 217. — Un convict, porteur d'un ticket of leave, du nom de Duggan, convaincu d'un vol à l'étalage d'un bijoutier de Swans, fut condamne à la Iransportation à vie. Pendant qu'il séjournait à la prison du Comté, on remarqua que ses yeux étaient malades et semblaient avoir été égralignés par quelque chose. M. Evans, le chirurgien de la prison, rechercha vainement qu'elle pouvait être la cause de cette affection, mais l'état des yeux ayant empiré au point de faire craindre la perte de la vue, il se décida à faire fouiller le prisonnier. On trouva, dans l'une de ses poches, un très petit morceau de verre, à l'aide duquel il avail tellement labouré ses cornées qu'il est douteux qu'on puisse jamais les guérir complètement. Interrogé sur la cause qui avail pu le porter à se mutiler ainsi, il répondit tranquillement qu'il ne voulait pas cire transporté hors du pays, et que. pour l'éviter, il avait voulu se rendre aveugle.
SECTION XLII