‹ Traité pratique des maladies des l'oeil : (volume 2)Chapitre 218 sur 273 · GENRES KT ESPÈCES DE LA CATARACTE · texte numérisé non relu

GENRES KT ESPÈCES DE LA CATARACTE

lement une faible leinle brune ou rougàtre et leur ensemble seul produisait une couleur nettement tranchée: La plupart des cataractes noires sont, du reste, compliquées d'affections choroïdales légères, qu'il ne faut par regarder, dit M. Schweigger, comme cause de la cataracte, mais plutôt comme un élément ayant pu modifier l'opacité lenticulaire. M. de Gracie avait émis l'idée que la cataracte noire pouvait être due à du sang absorbé par le cristallin, mais c'était une erreur (I).

Il faut distinguer deux variétés au moins de la cataracte lenticulaire : la cataracte lenticulaire commune (t. II, p. 570) et la cataracte lenticulaire stratifiée ou calaracta lenticularis laminaris (p. 572) (2). Dans celle dernière, le cristallin n'est que partiellement opaque, l'opacité n'occupe que l'aire pupillaire, tandis que les portions situées derrière l'iris ont conservé leur transparence. Chez un jeune garçon, traité par M. Bowman, l'opacité semblait avoir été déposée par couches ; il y avait d'abord une tache centrale du volume environ d'un grain de plomb, puis une couche mince de substance transparente, une nouvelle couche de substance opaque et le reste du cristallin plus transparent (5). Dans un cas cité par M. Poland (4), l'opacité occupait la partie postérieure de la lentille et seulement en partie, car le côté nasal du cristallin avait conservé une transparence parfaite ; dans un autre, rapporté par M. Bowman (5), les couches situées entre le centre de la lentille et la superficie étaient seules opaques.

Dans la cataracte stratifiée, l'iridesis, dans le but de dégager les parties restées saines du cristallin, est bien préférable à l'opération de la cataracte, parce qu'en conservant son cristallin le sujet conserve sa faculté d'accommodation et qu'il n'a pas besoin de se servir de lunettes (6).

GEHRE IV. — CATARACTE CAPSULO-LENTICELAIRE. (P. 381.)

Une forme assez commune de ce genre de cataracte consiste dans la présence d'une ou deux taches opaques dans l'aire de la pupille, avec de courts rayons opaques occupant la circonférence du cristallin. Elle est assez souveut congénitale, et il n'est pas rare alors de ren-

(1) Arcliiv fiir Ophtalmologie, 1835, B. I, Abth. 1,S. 333.

(2) Syn. Catnracla nucl ari-, l'ilz — C. lenticularis slriuta totalis, Ammon. — Stationarer Kcrns aar jiigeudlieher Imlividuen, Arlt — Der Scliichl>taar, Von Graefe. Fig. Ammon. Klin. Darsi. b. I, Taf. 9, lig 12;Tuf. 10, fig. 6. — Saunoers. PI. VI, fig. 3,5.

(5) Opliilialmicllo>piial Reports, 1860-1861, Vol. III, p. 140.— Pope. Dissection d'une calaracle slratiliér, Ibiil 1863, Vol. IV, p. 79. (4j Ihid. Vol. III. p. 146.

(5) ll.id. Vol. III, |>. 143.

(6) II»><1. p 16. — Voir : Warlomont. Avantages et indications de l'iridesis dans le cas de catnrarie centrale. (Ann. d'Ocul. 186i, t. Ll, p. 9.) — Critcuett. De l'iridesis dans la cataracte congénitale. (Id. 1864. t. Ll, p. 249, et t. LU, p. 33.)

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