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contrer en même temps une intelligence peu développée et une mauvaise conformation du crâne; elle accompagne quelquefois aussi la cornée conique (1).
L'observation suivante est la plus intéressante qu'on puisse lire, sur le mode de développement de certaines de ces cataractes.
Obs. 2o5 (1). — Un jeune homme de 19 ;ws consulte le docteur E. L. Holmer de Chicago, pour sou œil gauche. Oui rr diverses altérations appartenant à la conjonctive cl aux paupières, on remarquait les particularités suivantes : Au centre de la cornée se voyait une petite cicatr ce opaque, autour de laquelle existait un cercle très étroit, formé par un dépôt nébuleux exlrèniemeui délicat et presque complètement transparent Me c«lie opacité centrale, deux vaisseaux superficiel» parlaient pour se porter en haut dans la conjonctive. Les autres portions de la cornée étaient parfaitement transparentes. 'Foule la capsule du cristallin éiait opaque, ainsi qu'on pouvait s'en assurer en dilatant la pupille. Ce qu'il y avait de plus rem;irquahle, c'était la présence d'une pyramide ou cône de substance opaque, dont la base était attachée au cristallin el remplissait la pupille (lorsqu'elle était contractée sous l'influence de la lumière) el dont le sommet s'attachait au centre de la cicatrice de la cornée. La base de ce cône paraissait avoir un peu moins d'une ligne dedianièt-e. La dislance entre la pupille el la cornée pouvait être d'environ deux lignes. Les deux vaisseaux superficiels dont nous avons parlé paraissaient pénétrer dans la chambre antérieure à travers la cicatrice, et, en passant sur les cotés supérieur et externe de la pyramide, se porter dans le cristallin. Il y avait lieu de croire que l'iris adhérait au cristallin; cependant, sous l'influence de l'atropine, la pupille se dilatait complètement et régulièrement. La présence de quelques petites taches noires sur le cristallin près de la base du cône, leur ressemblance avec des portions détachées du pigment de l'iris, indiquaient qu'il y avait eu de légères adhérences qui s'étaient détachées sous l'influence des contractions ordinaires des plans musculaires de l'iris.
Le sujet rapportait qu'à l'âge de trois ans, il avait été atteint d'une inflammation des yeux, laquelle avait rendu son œd gauche presque complètement inutile et diminué considérablement la vue de son œil droit. Ce dernier œil, sept ans plus lard, avait été complètement détruit p.r une nouve le inflammation. On s'était aperçu, à l'àue de huit ans, que son œil gauche était affecté de cataracte. Il fut considéré comme incurable el placé, à quatorze ans. au Michigait Institution for ihe Education of the Blind. C'est deux ans avant l'examen de M. J. Iloliner, qu'on avait constaté la présence de la pyramide qui unissait le cristallin à la cornée, maison ignorait depuis quel temps elle existait.
L'auteur est disposé à admettre que, durant la première attaque d'inflammation, la cornée avait été perforée par un petit ulcère central, ce qui avait déterminé l'écoulement de l'humeur aqueuse. L'iris et le cristallin s'étaient alors trouves en contact avec la cornée. A mesure que l'ulcère s'était cicatrisé, il s'était établi une adhérence entre le centre de la cornée el le cristallin, ce qui avait mis fin à l'écoulement de l'humeur aqueuse. A mesure que la chambre antérieure s'élail reformée, l'iris et le cristallin avaient repris leur situation normale. On conçoit facilement comment, le cristallin se portant en arrière, sa capsule s'est naturellement trouvée tiraillée et amenée à revêtir la forme d'une pyramide. La substance de celte pyramide étflft incontestablement en grande partie formée de lymphe plastique, puisque, bien que la portion centrale de la capsule parût tirée en avant, la pyramide ehe-mème avail l'aspect d'un corps étranger attaché à celle même capsule Nous croyons qu'une adhérence de la nature de celle que nous avons décrite ci-dessus doit rarement se produire sans comprendre une portion au moins de la marge pupil aire.
Le malade étant complètement privé de la faculté de voir, on se décida à l'opérer malgré le mauvais état des paupières. La pupille étant dilatée, dit le docteur .1. Holmer, j'introduisis une -aiguillée travers la sclérotique. Après avoir fait passer celle aiguille de haut eu bas entre le cristallin et l'iris, j'en portai la pointe dans la chambre antérieure, près de la cornée, et je divisai facilemenl le cône, aussi près que possible de son
(1) Wilson. Outil Ho<p. Gaz 1860, Dec. 15, p. 37t.
(2) IIolmer (de Chicago). Amer. Jonrn. of Ophtlialmology, 1864-, Vol. Il, p. 14.